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<Law Era="Meiji" Lang="fr" LawType="Act" Num="28" PromulgateDay="21" PromulgateMonth="4" Year="23">
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      <TOCLabel>TABLE DES DIVISIONS. LIVRE DES BIENS.</TOCLabel>
      <TOCSubpart Num="0">
        <SubpartTitle/>
        <TOCChapter Num="1">
          <ChapterTitle>DISPOSITIONS GÉNÉRALES. De la division des Biens et des Choses ....1 à 29.</ChapterTitle>
        </TOCChapter>
      </TOCSubpart>
      <TOCSubpart Num="1">
        <SubpartTitle>PREMIÈRE PARTIE. DES DROITS RÉELS. ....30 à 292.</SubpartTitle>
        <TOCChapter Num="1">
          <ChapterTitle>CHAPITRE PREMIER. De la propriété ....30 à 43.</ChapterTitle>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="2">
          <ChapterTitle>CHAPITRE II. De l'Usufruit, de l'Usage et de l'Habitation. ....44 à 114.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. De l'Usufruit ....44 à 109.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ Iᵉʳ. -- De l'établissement de l'usufruit ....45 à 48.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- Des droits de l'usufruitier ....49 à 70.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- Des obligations de l'usufruitier ....71 à 98.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- De l'extinction de l'usufruit ....99 à 109.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De l'usage et de l'habitation ....110 à 114.</SectionTitle>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="3">
          <ChapterTitle>CHAPITRE III. Du Bail, de l'Emphytéose et de la Superficie.115 à 178.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. Du Bail ....115 à 154.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ 1ᵉʳ. -- De l'établissement du droit de bail ....117 à 125.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- Des droits du preneur à bail ....126 à 136.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- Des obligations du preneur ....137 à 144.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- De la cessation du bail ....145 à 154.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De l'Emphytéose et de la Superficie ....155 à 178.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ Iᵉʳ. -- De l'emphytéose ....155 à 170.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- De la superficie ....171 à 178.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="4">
          <ChapterTitle>CHAPITRE IV. De la Possession ....179 à 213.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. Des diverses Espèces de possession et des Choses qui en sont susceptibles ....179 à 188.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De l'Acquisition de la possession ....189 à 192.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="3">
            <SectionTitle>SECTION III. Des Effets de la possession ....193 à 212.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="4">
            <SectionTitle>SECTION IV. De la Perte de la possession 213.</SectionTitle>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="5">
          <ChapterTitle>CHAPITRE V. Des Servitudes foncières ....214 à 292.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="0">
            <SectionTitle>Disposition générale 214.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. Des Servitudes établies par la loi ....215 à 265.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ Iᵉʳ. -- Des droits d'accès et de passage ....215 à 223.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- De l'écoulement, de l'usage et de la conduite des eaux ....224 à 238.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- Du bornage ....239 à 244.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- De la clôture ....245 à 248.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="5">
              <SubsectionTitle>§ V. -- De la mitoyenneté ....249 à 257.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="6">
              <SubsectionTitle>§ VI. -- Des vues et des jours de tolérance sur la propriété d'autrui ....258 à 260.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="7">
              <SubsectionTitle>§ VII. -- Des distances requises pour certains ouvrages ....261 à 264.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="8">
              <SubsectionTitle>Disposition Commune aux Paragraphes précédents 265.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. Des Servitudes établies par le fait de l'homme ....266 à 292.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ Iᵉʳ. -- De la nature des servitudes et de leurs diverses espèces ....266 à 274.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- De l'établissement des servitudes ....275 à 279.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- De l'effet des servitudes ....280 à 286.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- De l'extinction des servitudes ....287 à 292.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
      </TOCSubpart>
      <TOCSubpart Num="2">
        <SubpartTitle>DEUXIÈME PARTIE. DES DROITS PERSONNELS ET DES OBLIGATIONS ....293 à 572.</SubpartTitle>
        <TOCChapter Num="0">
          <ChapterTitle>DISPOSITIONS GÉNÉRALES ....293 à 294.</ChapterTitle>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="1">
          <ChapterTitle>CHAPITRE PREMIER. Des Causes des obligations ....295 à 380.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>DISPOSITIONS GÉNÉRALES 295.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. Des Conventions ....296 à 360.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ I. -- Des diverses espèces de conventions ....297 à 303.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- Des conditions d'existence et de validité des conventions ....304 à 326.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- De l'effet des conventions ....327 à 355.</SubsectionTitle>
              <TOCDivision Num="1">
                <DivisionTitle>I. -- De l'effet des conventions à l'égard des parties et de leurs ayant-cause ....327 à 344.</DivisionTitle>
              </TOCDivision>
              <TOCDivision Num="2">
                <DivisionTitle>II. -- De l'effet des conventions à l'égard des tiers ....345 à 355.</DivisionTitle>
              </TOCDivision>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- De l'interprétation des conventions ....356 à 360.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De l'Enrichissement indû ....361 à 369.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="3">
            <SectionTitle>SECTION III. Des Dommages injustes ou des Délits et des Quasi-délits ....370 à 379.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="4">
            <SectionTitle>SECTION IV. Des dispositions de la Loi 380.</SectionTitle>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="2">
          <ChapterTitle>CHAPITRE II. Des Effets des obligations ....381 à 449.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="0">
            <SectionTitle>DISPOSITION GÉNÉRALE 381.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. De l'Action pour l'Exécution directe 382.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De l'Action en Dommages-intérêts ....383 à 394.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="3">
            <SectionTitle>SECTION III. De la Garantie ....395 à 400.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="4">
            <SectionTitle>SECTION IV. Des diverses Modalités des obligations ....401 à 449.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ I. -- Des obligations pures et simples, à terme ou conditionnelles, quant à leur existence ....402 à 426.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- Des obligations simples, alternatives ou facultatives, quant à l'objet ....427 à 436.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- Des obligations simples ou multiples, quant aux créanciers et aux débiteurs ....437 à 438.</SubsectionTitle>
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            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- Des obligations divisibles ou indivisibles, quant à leur nature ou à leur exécution ....439 à 449.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
          </TOCSection>
        </TOCChapter>
        <TOCChapter Num="3">
          <ChapterTitle>CHAPITRE III. De l'Extinction des obligations ....450 à 561.</ChapterTitle>
          <TOCSection Num="1">
            <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. Du Payement ....451 à 488.</SectionTitle>
            <TOCSubsection Num="1">
              <SubsectionTitle>§ Iᵉʳ. -- Du payement simple ....452 à 469.</SubsectionTitle>
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            <TOCSubsection Num="2">
              <SubsectionTitle>§ II. -- De l'imputation des payements ....470 à 473.</SubsectionTitle>
            </TOCSubsection>
            <TOCSubsection Num="3">
              <SubsectionTitle>§ III. -- Des offres de payement et de la consignation ....474 à 478.</SubsectionTitle>
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            <TOCSubsection Num="4">
              <SubsectionTitle>§ IV. -- Du payement avec subrogation ....479 à 488.</SubsectionTitle>
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          <TOCSection Num="2">
            <SectionTitle>SECTION II. De la Novation ....489 à 503.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="3">
            <SectionTitle>SECTION III. De la Remise conventionnelle ....504 à 518.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="4">
            <SectionTitle>SECTION IV. De la Compensation ....519 à 533.</SectionTitle>
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          <TOCSection Num="5">
            <SectionTitle>SECTION V. De la Confusion ....534 à 538.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="6">
            <SectionTitle>SECTION VI. De l'Impossibilité d'exécuter ....539 à 543.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="7">
            <SectionTitle>SECTION VII. De la Rescision ....544 à 559.</SectionTitle>
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          <TOCSection Num="8">
            <SectionTitle>SECTION VIII. De la Révocation 560.</SectionTitle>
          </TOCSection>
          <TOCSection Num="9">
            <SectionTitle>SECTION IX. De la Résolution 561.</SectionTitle>
          </TOCSection>
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        <TOCChapter Num="4">
          <ChapterTitle>CHAPITRE IV. Des Obligations naturelles ....562 à 572.</ChapterTitle>
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    <LawTitle>CODE CIVIL</LawTitle>
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        <PartTitle>LIVRE DES BIENS.</PartTitle>
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          <Chapter Num="1">
            <ChapterTitle>DISPOSITIONS GÉNÉRALES. DE LA DIVISION DES BIENS ET DES CHOSES.</ChapterTitle>
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              <ArticleTitle>Art. 1er.</ArticleTitle>
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                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les Biens sont les droits composant le patrimoine, soit des particuliers, soit des personnes morales, publiques ou privées.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
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                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Ils sont de deux sortes: les droits réels et les droits personnels.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
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            <Article Num="2">
              <ArticleTitle>2.</ArticleTitle>
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                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits réels, s'exerçant directement sur une chose et opposables à tous, sont principaux ou accessoires.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits réels principaux sont:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>La propriété, pleine ou démembrée;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>L'usufruit, l'usage et l'habitation;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits de bail, d'emphytéose et de superficie;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Le droit de possession.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits réels accessoires, sont:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les servitudes foncières,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Le droit de rétention,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Le gage,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Le nantissement immobilier,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Le privilége,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="6">
                  <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>L'hypothèque.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Lesdites servitudes sont les droits réels accessoires de la propriété; le droit de rétention et les autres droits qui le suivent sont les droits réels accessoires formant la garantie des droits personnels.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="3">
              <ArticleTitle>3.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits personnels ou de créance, s'exerçant contre une personne déterminée, pour obtenir d'elle des prestations ou des abstentions auxquelles elle est obligée par les causes que la loi reconnaît, sont également principaux ou accessoires.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits personnels accessoires forment la garantie des autres créances, tels que le cautionnement et la solidarité.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="4">
              <ArticleTitle>4.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits des écrivains, des artistes et des inventeurs, sur la publication de leurs ouvrages, sur la reproduction de leurs œuvres ou l'application de leurs découvertes, sont régis par des lois spéciales.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="5">
              <ArticleTitle>5.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les droits, tant réels que personnels, sont modifiés d'après les diverses distinctions des choses qui en sont l'objet, telles qu'elles résultent, soit de leur nature, soit de la volonté de l'homme, soit des dispositions de la loi, ainsi que ces distinctions sont énoncées ci-après.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="6">
              <ArticleTitle>6.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont corporelles ou incorporelles.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses corporelles sont celles qui tombent sous les sens physiques de l'homme, comme les fonds de terre, les bâtiments, les animaux, les ustensiles.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses incorporelles sont celles que l'intelligence seule perçoit; tels sont:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits réels ou personnels eux-mêmes;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits des écrivains, des artistes et des inventeurs;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>L'universalité des biens et des dettes d'une société dissoute ou d'une communauté en liquidation.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="7">
              <ArticleTitle>7.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont mobilières ou immobilières, suivant qu'elles sont ou non susceptibles de déplacement, soit d'après leur nature, soit par la destination que leur donne le propriétaire, sans préjudice de celles qui sont meubles ou immeubles par la seule détermination de la loi.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="8">
              <ArticleTitle>8.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont immeubles par nature:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les fonds de terre, ruraux ou urbains, et les diverses parties du sol;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les étangs, réservoirs, fossés, canaux, et sources;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les digues, débarcadères et autres ouvrages de ce genre;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les bains, les moulins à eau ou à vent, les machines hydrauliques ou à vapeur attachés au sol;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les forêts, bois, arbres, bambous et végétaux, sauf ce qui est dit à l'article 12-3°;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="6">
                  <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les fruits et récoltes, tant qu'ils ne sont pas détachés du sol, sauf ce qui est dit au même article;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="7">
                  <ItemTitle>7°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les mines, minières, carrières, marnières et tourbières tant que les produits n'en sont pas détachés du sol;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="8">
                  <ItemTitle>8°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les bâtiments et leurs fermetures extérieures, sauf ce qui est dit à l'article 12-4°;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="9">
                  <ItemTitle>9°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les murs de clôture, les haies et palissades;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="10">
                  <ItemTitle>10°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les tuyaux attachés au sol ou aux bâtiments, pour l'arrivée, la conduite ou la sortie des eaux, ou pour la conduite du gaz ou de la chaleur;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="11">
                  <ItemTitle>11°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les appareils électriques, attachés au sol ou aux bâtiments;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Et, généralement, tous les objets, même mobiles par leur nature, formant des accessoires essentiels des bâtiments.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="9">
              <ArticleTitle>9.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Sont immeubles par destination les objets mobiliers, de quelque nature qu'ils soient, qui ont été placés par leur propriétaire sur le sol ou dans les bâtiments qui lui appartiennent, pour l'exploitation, l'utilité ou l'agrément desdits fonds, soit à perpétuelle demeure, soit pour un temps indéterminé; tels sont les objets énumérés ci-après, jusqu'à preuve d'une intention contraire:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les animaux attachés à la culture ou à l'exploitation d'un fonds ou mis sur le fonds pour l'engrais;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les ustensiles, semences, pailles et engrais destinés à la culture d'un fonds;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les graines de vers-à-soie destinées à l'exploitation des magnaneries;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les échalas et pieux destinés à soutenir les arbres;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les ustensiles destinés à la transformation ou à la mise en valeur des produits du fonds;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="6">
                  <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les machines et ustensiles servant à l'exploitation des établissements industriels;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="7">
                  <ItemTitle>7°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les barques destinées au service permanent d'un fonds, lors même que les eaux seraient publiques ou appartiendraient à un autre propriétaire;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="8">
                  <ItemTitle>8°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les lanternes, vases et rochers, placés dans les jardins;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="9">
                  <ItemTitle>9°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les tatami, tategou et autres compléments analogues des habitations, ainsi que les tableaux, glaces, sculptures et ornements quelconques attachés aux bâtiments de manière à ne pouvoir en être détachés sans détérioration;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="10">
                  <ItemTitle>10°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les matériaux détachés d'un bâtiment en réparation et destinés à y être replacés;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="10">
              <ArticleTitle>10.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont immeubles par la détermination de la loi:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits réels sur les immeubles ci-dessus énumérés;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits personnels tendant à acquérir ou à recouvrer un droit réel sur un immeuble;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les créances ayant pour objet la construction d'un bâtiment, avec les matériaux du constructeur;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les créances mobilières immobilisées par la loi, ou par les particuliers, en vertu d'une disposition de la loi.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="11">
              <ArticleTitle>11.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Sont meubles par nature les choses susceptibles de déplacement, soit par elles-mêmes, soit par l'effet d'une force étrangère, sauf les exceptions portées par les articles 8 et 9.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="12">
              <ArticleTitle>12.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont meubles par destination les objets qui ont été fixés provisoirement au sol; tels sont:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les échafaudages et étais des constructions;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les hangars destinés au service des constructions pendant les travaux;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les arbres, arbustes et fleurs élevés ou entretenus en terre, pour être vendus, par les pépiniéristes et jardiniers;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les bâtiments et autres ouvrages aliénés pour être démolis, et les arbres, arbustes et récoltes aliénés pour être arrachés.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="13">
              <ArticleTitle>13.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont meubles par la détermination de la loi:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits réels sur les meubles ci-dessus désignés;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits de créance tendant à acquérir ou à recouvrer un meuble corporel, lors même que des immeubles seraient affectés à la garantie de la créance;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les créances ayant pour objet d'exiger d'autrui l'accomplissement d'un fait ou l'abstention de l'exercice d'un droit, même immobilier;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits dans les sociétés constituant une personne juridique, jusqu'à leur dissolution, lors même que des immeubles appartiendraient auxdites sociétés;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les droits des écrivains, des artistes et des inventeurs.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="14">
              <ArticleTitle>14.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La nature mobilière ou immobilière des droits à une part de société dissoute ou de communauté de biens en liquidation, est déterminée par la nature des biens que chaque intéressé reçoit lors du partage.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La nature d'une créance alternative ayant pour objet des meubles ou des immeubles, au choix de l'une des parties, est de même déterminée par la nature des choses choisies pour le payement.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="15">
              <ArticleTitle>15.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont principales ou accessoires, suivant qu'elles ont ou non leur entière utilité sans être adjointes à d'autres dont elles dépendent.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Ainsi, les immeubles par destination sont accessoires des immeubles par nature; les servitudes foncières sont accessoires du fonds dominant; les garanties des créances sont accessoires desdites créances.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="16">
              <ArticleTitle>16.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses peuvent être envisagées:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Comme corps certains; tels qu'un objet spécifié, comme une maison, un champ, un animal;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Comme quantités, en poids, nombre ou mesure; tels qu'une somme d'argent, des kokou de riz, des tan d'étoffe;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Comme collection d'objets plus ou moins semblables et susceptibles d'augmentation ou de diminution; tels qu'un troupeau, les livres d'une bibliothèque, les marchandises d'un magasin;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Comme universalité de biens formant tout ou partie d'un patrimoine; tels que tous les meubles ou tous les immeubles d'une succession, ou la succession tout entière, ou une quote part des mêmes biens.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="17">
              <ArticleTitle>17.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont, par leur nature, susceptibles ou non de se consommer par le premier usage.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="18">
              <ArticleTitle>18.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont fongibles ou non fongibles, suivant que, d'après l'intention des parties ou la disposition de la loi, elles peuvent ou non se remplacer par des choses équivalentes.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses de quantité et celles qui se consomment par le premier usage, sont, en général, considérées comme fongibles d'après l'intention des parties.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="19">
              <ArticleTitle>19.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont divisibles ou indivisibles, suivant que, d'après leur nature, l'intention des parties ou la disposition de la loi, elles sont ou non susceptibles d'être partagées, soit matériellement, soit intellectuellement.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont indivisibles par leur nature, certaines servitudes foncières et certaines obligations de faire ou de ne pas faire.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Une chose est indivisible par l'intention des parties, lorsque l'utilité que celles-ci se proposent, dans une convention, ne peut pas être atteinte par une prestation partielle de la chose.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont indivisibles par la disposition de la loi, l'hypothèque et les autres sûretés réelles des créances.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="20">
              <ArticleTitle>20.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont appropriées ou non appropriées.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses appropriées sont celles qui font partie, soit d'un patrimoine privé, soit du patrimoine public.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses non appropriées sont les unes sans maître, les autres communes.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="21">
              <ArticleTitle>21.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses qui appartiennent aux personnes juridiques publiques sont de deux sortes: le domaine public et le domaine privé.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="22">
              <ArticleTitle>22.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Font partie du domaine public les choses appartenant aux personnes juridiques publiques, et consacrées à un service national; tels sont:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>La mer territoriale et ses rivages, jusqu'où s'étend la plus haute marée d'équinoxe;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les routes, les rivières et canaux navigables ou flottables et leur lit;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les forteresses, remparts et autres ouvrages de défense des places de guerre ou des côtes;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les arsenaux militaires et maritimes les vaisseaux de guerre, les armes, engins, et autres objets analogues;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Les bâtiments des administrations publiques.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="23">
              <ArticleTitle>23.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Font partie du domaine privé des personnes juridiques publiques, les biens que ces personnes possèdent au même titre que les particuliers et qui sont destinées à donner des revenus appréciables en argent; tels sont: les lais et relais de la mer, les forêts, bois et pâturages appartenant à l'Etat, aux fu, aux ken, aux shi, tcho ou son.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les immeubles qui n'ont pas de propriétaire et la succession de ceux qui meurent sans héritiers appartiennent de droit à l'Etat.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="24">
              <ArticleTitle>24.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sans maître sont celles qui n'appartiennent à personne, mais peuvent devenir l'objet d'un droit de propriété; tels sont: les choses abandonnées, les animaux sauvages, les oiseaux vivant en liberté, les poissons des rivières et de la mer.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="25">
              <ArticleTitle>25.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses communes sont celles dont la propriété ne peut être à personne et dont l'usage appartient à tous; tels sont: l'air, la lumière, l'eau courante et la haute mer.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="26">
              <ArticleTitle>26.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont dans le commerce ou hors du commerce, suivant qu'elles peuvent ou non devenir l'objet d'un droit privé de propriété ou de créance.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont hors du commerce, les biens du domaine public et les choses dont la loi défend la disposition, dans l'intérêt de l'ordre public.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="27">
              <ArticleTitle>27.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont aliénables ou inaliénables.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont inaliénables, bien que se trouvant dans le commerce, en général, les droits d'usage et d'habitation, démembrés de la propriété, les servitudes foncières envisagées séparément du fonds dominant, les concessions de mines et autres priviléges accordés par le Gouvernement.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="28">
              <ArticleTitle>28.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont prescriptibles ou imprescriptibles, suivant qu'elles comportent ou non la présomption d'acquisition attachée à la possession remplissant les conditions fixées par la loi.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="29">
              <ArticleTitle>29.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les choses sont saisissables ou insaisissables, suivant que les créanciers de ceux auxquels elles appartiennent, peuvent ou non en requérir la vente forcée.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont insaisissables les choses hors du commerce et les choses inaliénables et, en outre, les choses dont la loi ou la disposition de l'homme interdit la saisie: telles sont les rentes viagères constituées à titre gratuit.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
          </Chapter>
        </Subpart>
        <Subpart Num="1">
          <SubpartTitle>PREMIÈRE PARTIE. DES DROITS RÉELS.</SubpartTitle>
          <Chapter Num="1">
            <ChapterTitle>CHAPITRE PREMIER. DE LA PROPRIÉTÉ.</ChapterTitle>
            <Article Num="30">
              <ArticleTitle>Art. 30.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La propriété est le droit d'user, de jouir et de disposer librement d'une chose.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Ce droit ne peut être restreint que par la loi, la convention ou le testament.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="31">
              <ArticleTitle>31.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le propriétaire d'un immeuble ne peut être contraint de céder sa propriété que pour cause d'utilité publique légalement reconnue et déclarée, et moyennant une indemnité préalable à la prise de possession, réglée conformément aux lois de l'expropriation.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>A l'égard d'un objet mobilier, l'expropriation pour cause d'utilité publique n'en peut avoir lieu qu'en vertu d'une loi spéciale faite pour chaque cas.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont exceptés de la précédente disposition les droits de préemption qui sont attribués à l'Etat ou aux administrations publiques, les réquisitions de choses prévues par la loi militaire et celles à faire en temps de calamité publique.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="32">
              <ArticleTitle>32.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le propriétaire peut être forcé, sous condition d'indemnité, de permettre l'occupation temporaire de sa propriété, pour faciliter l'exécution de travaux d'utilité publique.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="33">
              <ArticleTitle>33.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les servitudes relatives à l'extraction de matériaux, à l'alignement, aux coupes de bois, aux prises d'eau et autres, établies dans un intérêt public, général ou local, sont réglées par les lois administratives.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="34">
              <ArticleTitle>34.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le propriétaire du sol peut établir ou supprimer, sur la surface, toutes constructions ou plantations.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Il peut faire au-dessous du sol toutes excavations, fouilles et extractions de matériaux.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Pourvu, dans l'un et l'autre cas, qu'il se conforme aux prescriptions et restrictions établies dans l'intérêt général par les lois administratives.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les autres limites et conditions apportées à l'exercice du droit de propriété dans l'intérêt du voisinage sont établies au Chapitre des Servitudes.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="35">
              <ArticleTitle>35.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La propriété des mines et les fouilles ou exploitations qui s'y rapportent sont réglées par les lois particulières.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="36">
              <ArticleTitle>36.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Si le propriétaire est troublé dans la possession de sa chose ou en est privé, il peut exercer contre tout détenteur l'action pétitoire; sauf ce qui est dit, au Livre des Preuves, de la prescription des meubles et des immeubles.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Il peut aussi intenter les actions possessoires, conformément aux règles portées aux articles199 à 212.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="37">
              <ArticleTitle>37.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Si une chose appartient en commun à plusieurs personnes, pour des parts indivises, égales ou inégales, chacun des copropriétaires peut user de la chose intégralement, mais en se conformant à sa destination et pourvu qu'il ne mette pas obstacle à l'usage des autres propriétaires.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Les parts des copropriétaires sont présumées égales, s'il n'y a preuve contraire.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les fruits naturels ou civils et les produits se partagent périodiquement, dans la mesure du droit de chacun.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Chacun peut faire les actes d'administration ou autres, nécessaires à la conservation de la chose.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="5">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les charges sont supportées par chacun, proportionnellement à sa part.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="6">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le tout, sans préjudice des conventions qui règleraient autrement l'usage, la jouissance ou l'administration.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="38">
              <ArticleTitle>38.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>A l'égard du droit de disposer, aucun des copropriétaires ne peut, sans le consentement des autres, modifier la condition matérielle de la chose, ni la grever de droits réels au-delà de sa part indivise.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Lorsqu'un des copropriétaires aliène sa part indivise, le cessionnaire prend vis-à-vis des autres le lieu et place du cédant.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="39">
              <ArticleTitle>39.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Chacun des copropriétaires peut demander le partage de la chose commune, nonobstant toute convention contraire.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les propriétaires peuvent cependant convenir de rester dans l'indivision pendant un temps déterminé qui ne peut excéder cinq ans.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">Cette convention peut être renouvelée, à toute époque; mais le nouveau délai ne peut non plus excéder cinq ans.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Cette disposition ne s'applique pas à la copropriété indivise résultant de la mitoyenneté appliquée aux passages, puits, haies, murs, ou fossés communs à plusieurs propriétés.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="40">
              <ArticleTitle>40.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Si une maison appartient divisément à plusieurs personnes dont chacune est propriétaire d'une portion distincte, leurs droits et leurs devoirs respectifs sont réglés comme il suit:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Chacun des copropriétaires peut disposer de sa part comme d'une propriété divise;</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Sont à la charge commune, en proportion de la valeur de la part de chacun, les impôts de toute sorte, l'entretien et la réparation des portions de bâtiments et accessoires servant à tous en même temps;</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="4">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Chacun supporte seul les frais relatifs à la portion qui lui appartient.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="41">
              <ArticleTitle>41.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le droit de propriété s'acquiert, se conserve et se transmet, tant entre les parties qu'à l'égard des tiers, par les causes et par les moyens qui sont portés au présent Livre, et au Livre de l'Acquisition des Biens.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence Function="main" Num="1">La disposition de la chose principale emporte celle de ses accessoires, s'il n'y a preuve du contraire.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="42">
              <ArticleTitle>42.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La propriété se perd:</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par l'aliénation volontaire ou forcée;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par l'accession de la chose à une autre chose appartenant à autrui;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la confiscation prononcée en vertu des lois;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la résolution, la rescision, ou la révocation d'une acquisition;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par l'abandon volontaire de la chose, fait par le propriétaire capable d'en disposer;</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="6">
                  <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la destruction totale de la chose.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="43">
              <ArticleTitle>43.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le caractère et les effets de la prescription dans ses rapports avec l'acquisition et la perte de la propriété des meubles et des immeubles, sont réglés au Livre des Preuves.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
          </Chapter>
          <Chapter Num="2">
            <ChapterTitle>CHAPITRE II. DE L'USUFRUIT, DE L'USAGE ET DE L'HABITATION.</ChapterTitle>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DE L'USUFRUIT.</SectionTitle>
              <Article Num="44">
                <ArticleTitle>Art. 44.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'Usufruit est le droit d'user et de jouir, temporairement, d'une chose dont un autre a la propriété, suivant sa destination et sans en changer la nature ni la substance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ Ier. DE L'ÉTABLISSEMENT DE L'USUFRUIT.</SubsectionTitle>
                <Article Num="45">
                  <ArticleTitle>Art. 45.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'Usufruit est établi par la loi ou par la volonté de l'homme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'établissement de l'usufruit légal sera réglé par les lois spéciales.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les moyens de constituer volontairement l'usufruit sont les mêmes que ceux par lesquels la propriété s'acquiert et se transmet.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit peut aussi être constitué par rétention sur des biens aliénés à titre gratuit ou onéreux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La prescription acquisitive de l'usufruit s'accomplit aux mêmes conditions que la prescription de la propriété.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="46">
                  <ArticleTitle>46.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit peut être établi sur toute espèce de choses, mobilières ou immobilières, corporelles ou incorporelles, pourvu qu'elles soient dans le commerce.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il peut aussi être établi sur un autre usufruit, sur une rente viagère ou sur un patrimoine à titre universel.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="47">
                  <ArticleTitle>47.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit peut être constitué purement et simplement, ou pour un terme fixe, à partir duquel il doit commencer ou à l'expiration duquel il doit finir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il peut aussi être subordonné à une condition dont l'accomplissement doit le faire commencer ou finir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans aucun cas, la durée de l'usufruit ne peut excéder la vie de l'usufruitier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="48">
                  <ArticleTitle>48.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit peut être constitué sur une ou plusieurs têtes, pour être exercé, dans ce dernier cas, soit simultanément, soit successivement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans aucun cas, il ne peut être constitué qu'au profit de personnes déjà nées ou au moins conçues au moment de l'ouverture du droit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II DES DROITS DE L'USUFRUITIER.</SubsectionTitle>
                <Article Num="49">
                  <ArticleTitle>Art. 49.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier peut se faire mettre en possession de la chose soumise à l'usufruit, dès que son droit est ouvert et le terme échu, et après avoir rempli les obligations relatives à l'état des immeubles, à l'inventaire des meubles et au cautionnement, telles qu'elles sont établies au § suivant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il prend les choses en l'état où elles se trouvent, sans pouvoir exiger aucune réparation ou appropriation, à moins qu'elles n'aient été détériorées par la faute du constituant ou de son héritier depuis l'ouverture du droit, ou même antérieurement et de mauvaise foi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="50">
                  <ArticleTitle>50.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'usufruitier a droit aux fruits perçus par le nu-propriétaire, depuis le moment où il a pu entrer en jouissance, lors même que le retard serait venu de son fait; à la charge de rembourser les frais faits pour la récolte et la conservation des fruits.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">A l'égard des fruits attachés au sol par branches ou racines, au moment de son entrée en jouissance, il a le droit de les percevoir à l'époque de leur maturité, sans indemnité au propriétaire pour les frais de labour, semences et cultures.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="51">
                  <ArticleTitle>51.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier a droit, comme le propriétaire lui-même, à tous les fruits naturels et civils produits par la chose pendant la durée de son droit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="52">
                  <ArticleTitle>52.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les fruits naturels, tant ceux produits spontanément par la terre que ceux obtenus par la culture, sont acquis à l'usufruitier dès leur séparation du sol, lors même qu'elle a eu lieu par accident ou par l'effet d'un vol.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, si la séparation des fruits a eu lieu avant leur maturité, et que l'usufruit vienne à cesser avant l'époque ordinaire de la perception de ces fruits, le profit doit en être rendu au propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="53">
                  <ArticleTitle>53.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les petits des animaux appartiennent à l'usufruitier dès leur naissance, ainsi que le lait et les engrais. Il en est de même de la laine recueillie à l'époque de la tonte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="54">
                  <ArticleTitle>54.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les fruits civils sont acquis à l'usufruitier, jour par jour, à partir du moment où il a pu entrer en jouissance, jusqu'à la fin de l'usufruit, quelle que soit l'époque de leur exigibilité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Sont considérés comme fruits civils les redevances en argent dues par des tiers à raison des choses sujettes à l'usufruit: spécialement, le prix des baux à ferme ou à loyer, les intérêts des capitaux prêtés ou placés, les dividendes afférents aux actions ou parts de sociétés, les arrérages des rentes et les redevances des carrières.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="55">
                  <ArticleTitle>55.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si l'usufruit comprend des valeurs mobilières dont on ne peut user et jouir sans les consommer, comme l'argent comptant, les grains et autres denrées, l'usufruitier peut les consommer ou les aliéner, à charge de rendre, à la fin de l'usufruit, pareilles quantités et qualités, ou leur valeur si l'estimation en a été faite avant l'entrée en jouissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La même règle s'applique aux marchandises composant un fonds de commerce soumis à l'usufruit et aux autres choses fongibles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="56">
                  <ArticleTitle>56.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">A l'égard du mobilier des habitations et des autres objets sujets à une détérioration plus ou moins prompte par l'usage, l'usufruitier peut en user suivant leur destination et les restituer en l'état où ils se trouvent à la fin de l'usufruit, pourvu qu'il n'y ait pas eu de détérioration grave par sa faute ou sa négligence.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il ne peut les donner à loyer que sous sa responsabilité et lorsque leur nature le comporte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="57">
                  <ArticleTitle>57.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'usufruitier d'une rente viagère a le droit de percevoir les arrérages, comme le rentier lui-même, s'il n'y a condition contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Celui qui a l'usufruit d'un usufruit antérieurement constitué exerce de même tous les droits qui appartiennent à l'usufruitier titulaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="58">
                  <ArticleTitle>58.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'usufruitier d'un haras, d'un troupeau, déterminés seulement par l'espèce et le nombre des têtes, peut disposer chaque année de la portion d'animaux qu'il n'est pas nécessaire de conserver, à charge de tenir le troupeau au complet, au moyen du croît.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="59">
                  <ArticleTitle>59.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier jouit des bois taillis des futaies et des plantations de bambous, en faisant les coupes périodiques, conformément à l'usage et à l'aménagement suivis par les précédents propriétaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si l'aménagement n'avait pas encore été régulièrement établi, l'usufruitier se conformerait aux usages forestiers des bois appartenant, soit aux principaux propriétaires voisins, soit à l'Etat, au fu ou ken, au shi, tcho ou son, en prévenant le nu-propriétaire un mois avant la coupe.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="60">
                  <ArticleTitle>60.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des baliveaux et arbres de futaie qui n'étaient pas mis en coupe réglée par les précédents propriétaires, l'usufruitier n'a droit qu'à leurs produits périodiques.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, si les bâtiments soumis à l'usufruit ont besoin de grosses réparations, l'usufruitier peut y employer les arbres de futaie morts ou renversés par accident, et même en faire abattre pour cet usage, s'il est nécessaire, après en avoir fait constater la nécessité, contradictoirement avec le nu-propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="61">
                  <ArticleTitle>61.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier peut, à toute époque, prendre, dans les bois et plantations de bambous, les échalas, pieux et supports nécessaires au soutien des autres arbres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="62">
                  <ArticleTitle>62.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il peut prendre de jeunes arbres dans les pépinières du fonds, pour tenir les plantations au complet ou les étendre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il peut aussi, vendre périodiquement les arbres et arbustes des pépinières, si telle était leur destination antérieure, ou si les produits excèdent les besoins du fonds sujet à l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Mais, dans l'un et l'autre cas, il doit entretenir les pépinières avec de nouveaux plants ou semis.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="63">
                  <ArticleTitle>63.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le fonds sujet à l'usufruit contient des carrières de pierre, de chaux, ou d'autres minéraux, déjà mises en exploitation et non soumises à une législation spéciale, l'usufruitier en continue l'exploitation à son profit comme les précédents propriétaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si les carrières n'ont pas été mises en exploitation ou si l'exploitation en a été définitivement abandonnée, l'usufruitier peut seulement prendre les matériaux nécessaires à l'entretien et à la réparation des bâtiments, murs et autres parties des biens sujets à son usufruit, après en avoir fait constater la nécessité, comme il est dit à l'article 60, et sans dégradation du fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il jouit aussi des tourbières et marnières, sous les distinctions qui précèdent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="64">
                  <ArticleTitle>64.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier n'a aucun droit sur le trésor qui serait découvert par un tiers dans le fonds sujet à l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="65">
                  <ArticleTitle>65.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier a les droits de chasse et de pêche sur le fonds sujet à l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="66">
                  <ArticleTitle>66.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier exerce toutes les servitudes foncières appartenant au fonds usufructuaire; il est responsable envers le nu-propriétaire, s'il a laissé lesdites servitudes s'éteindre par le non-usage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="67">
                  <ArticleTitle>67.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier peut exercer directement, contre le nu-propriétaire et contre les tiers, les actions réelles, possessoires et pétitoires, relatives à son droit de jouissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il exerce aussi, dans la mesure de son droit, les actions confessoires et négatoires, tant pétitoires que possessoires, relatives aux servitudes foncières actives ou passives du fonds usufructuaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et l'autre cas, l'article 98 est appliqué.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="68">
                  <ArticleTitle>68.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier peut céder son droit à titre gratuit ou onéreux, le donner à bail ou en usufruit, et même l'hypothéquer, quand la chose sujette à l'usufruit est elle-même susceptible d'hypothèque.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Dans tous les cas, les droits conférés par l'usufruitier sont subordonnés à la durée, aux limites et aux conditions auxquelles l'usufruit est lui-même soumis, sauf en ce qui concerne la durée des baux et leur renouvellement, lesquels sont régis par les articles119 à 122.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="69">
                  <ArticleTitle>69.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier n'a droit, à la fin de l'usufruit, à aucune récompense à raison des fruits et produits encore attachés au sol qu'il aurait manqué à percevoir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il ne peut non plus réclamer du propriétaire aucune indemnité pour les améliorations qu'il aurait faites à la chose soumise à l'usufruit, encore que la valeur en soit augmentée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il peut enlever les constructions, plantations, ornements et autres additions par lui faites, en rétablissant les choses dans leur état primitif.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="70">
                  <ArticleTitle>70.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le nu-propriétaire peut préempter, à la fin de l'usufruit pour leur valeur actuelle, à dire d'experts, les constructions et plantations que l'usufruitier ou ses héritiers ont le droit d'enlever d'après l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A cet effet, la démolition ou l'enlèvement ne peuvent être commencés que dix jours après la sommation faite au propriétaire d'avoir à déclarer s'il entend user du droit de préemption et sur son refus ou à défaut de ladite déclaration.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le propriétaire qui a déclaré vouloir user de ladite préemption en est déchu, s'il n'en a versé le prix, dans le mois où la décision du tribunal, après l'expertise, est devenue définitive; sans préjudice des dommages-intérêts, s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier et ses héritiers peuvent rester en possession des bâtiments jusqu'au payement du prix.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DES OBLIGATIONS DE L'USUFRUITIER.</SubsectionTitle>
                <Article Num="71">
                  <ArticleTitle>Art. 71.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier, avant d'entrer en possession des biens sujets à son droit, doit faire dresser, contradictoirement avec le nu-propriétaire ou lui dûment appelé, un inventaire complet et exact des objets mobiliers et faire constater l'état des immeubles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="72">
                  <ArticleTitle>72.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux parties sont présentes et capables ou valablement représentées, l'inventaire et l'état des immeubles peuvent être faits sous signature privée; dans le cas contraire, ils sont dressés par un officier public.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="73">
                  <ArticleTitle>73.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'estimation des choses fongibles, faite dans l'inventaire, vaut vente, si le contraire n'a été exprimé; à l'égard des choses non fongibles, l'estimation n'en vaut vente que si l'inventaire le mentionne expressément.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les frais d'inventaire et d'estimation sont à la charge de l'usufruitier et du nu-propriétaire, chacun pour moitié si l'usufruit a été constitué à titre onéreux, et à la charge de l'usufruitier seul, si la constitution a été à titre gratuit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="74">
                  <ArticleTitle>74.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si, lors de la constitution de l'usufruit, l'usufruitier a été dispensé de faire inventaire des meubles ou état des immeubles, le nu-propriétaire peut toujours y faire procéder, à ses frais, contradictoirement avec l'usufruitier ou lui dûment appelé, sans pouvoir, de ce chef, empêcher l'entrée en jouissance de plus de dix jours.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les articles 72 et 73, Ier alinéa, sont applicables à ce cas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="75">
                  <ArticleTitle>75.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si l'usufruitier est entré en possession avant d'avoir fait procéder à l'inventaire et à l'état des biens, quand il n'en a pas été dispensé, il est présumé, jusqu'à preuve contraire, avoir reçu les immeubles en bon état.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des objets mobiliers, le nu-propriétaire pourra en prouver la consistance et la valeur par toutes les preuves ordinaires, même par commune renommée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="76">
                  <ArticleTitle>76.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier ne peut entrer en jouissance, sans avoir fourni une caution ou d'autres garanties suffisantes pour les restitutions auxquelles il peut être tenu, à la fin de l'usufruit et pour les autres indemnités.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="77">
                  <ArticleTitle>77.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas de désaccord entre les parties sur la nature de la garantie à fournir, le tribunal pourra admettre l'engagement d'une tierce personne notoirement solvable, ou le dépôt de sommes ou valeurs, soit à la caisse publique des dépôts et consignations, soit aux mains d'un tiers agréé par les parties; il pourra aussi admettre un nantissement ou une hypothèque.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="78">
                  <ArticleTitle>78.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard de la somme à garantir, le tribunal ne pourra la fixer au-dessous des sommes d'argent soumises directement à l'usufruit ou de la valeur estimative intégrale des objets mobiliers, lorsque l'estimation en vaut vente, ni au-dessous de la moitié de ladite valeur, lorsque l'estimation ne vaut pas vente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Mais, dans ce dernier cas, si, au cours de l'usufruit, l'usufruitier cède ou loue son droit sur les meubles estimés, le nu-propriétaire pourra toujours exiger la garantie pour la valeur estimative intégrale.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Pour les immeubles, le tribunal arbitrera la somme à laquelle la garantie devra s'élever.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="79">
                  <ArticleTitle>79.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'acte qui constituera la garantie contiendra, en même temps, l'engagement personnel de la caution et de l'usufruitier pour le montant des sommes fixées à l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="80">
                  <ArticleTitle>80.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'usufruitier ne peut fournir une garantie suffisante, soit pour les meubles, soit pour les immeubles, il est procédé comme il suit, à défaut de convention particulière entre les parties:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les denrées et autres choses fongibles sont vendues publiquement et le prix en est placé, avec l'argent comptant soumis directement à l'usufruit, soit à la caisse publique des dépôts, soit en obligations de l'Etat, sous les noms réunis des deux ayant-droit, et l'usufruitier en perçoit les intérêts ou arrérages;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres meubles restent en la possession du nu-propriétaire;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les immeubles sont donnés à bail à un tiers ou conservés à ce titre par le nu-propriétaire, et l'usufruitier perçoit les loyers ou fermages, sous la déduction des frais d'entretien et des autres charges prévues à l'article 89.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="81">
                  <ArticleTitle>81.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'usufruitier ne peut donner qu'une garantie partielle, il aura, dans cette mesure, le choix des objets qui pourront lui être délivrés.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="82">
                  <ArticleTitle>82.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'usufruitier peut être dispensé de fournir caution par le titre constitutif ou postérieurement; mais cette dispense cesse, s'il devient insolvable; s'il est déjà entré en jouissance, les objets sont restitués au nu-propriétaire et il est procédé conformément aux deux articles précédents.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="83">
                  <ArticleTitle>83.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit réservé par le donateur à son profit, sur les choses par lui données est dispensé du cautionnement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="84">
                  <ArticleTitle>84.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dès que l'usufruitier est entré en jouissance, il doit veiller, en bon administrateur, à la conservation des choses usufructuaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il est responsable des pertes ou détériorations qui proviendraient de sa faute ou de sa négligence; sans préjudice des mesures autorisées contre lui par l'article 104, pour la sauvegarde des droits du propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="85">
                  <ArticleTitle>85.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si les choses soumises à l'usufruit ont péri par un incendie, en tout ou en partie, l'usufruitier est présumé en faute, s'il ne fournit la preuve du contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="86">
                  <ArticleTitle>86.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier est tenu de faire, sans recours, les réparations d'entretien des meubles et des immeubles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il n'est tenu des grosses réparations que si elles sont devenues nécessaires par sa faute ou par le défaut de réparations d'entretien.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Sont considérées comme grosses réparations de bâtiments: celles de la couverture ou des murs principaux, et le changement des poutres principales ou des fondations.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Sont aussi grosses réparations: la réfection d'un mur de soutènement, d'une digue et d'un mur de clôture.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="87">
                  <ArticleTitle>87.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Hors le cas de faute ou de négligence, l'usufruitier peut faire procéder aux grosses réparations, après en avoir fait constater par expert la nécessité contradictoirement avec le nu-propriétaire, et sur son refus d'y procéder lui-même.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A la fin de l'usufruit, le propriétaire est tenu de lui rembourser le montant de la plus-value actuelle résultant desdites réparations.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le nu-propriétaire procède aux grosses réparations, il en fait constater par experts, contradictoirement avec l'usufruitier, la nécessité et les frais, et celui-ci lui rembourse, chaque année, l'intérêt de la dépense.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="88">
                  <ArticleTitle>88.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les dispositions de l'article précédent sont applicables au cas où un bâtiment est tombé de vétusté ou a été détruit par accident, sans qu'il en résulte l'extinction de l'usufruit, comme il est prévu à l'article 106.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="89">
                  <ArticleTitle>89.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier est tenu d'acquitter sans recours les contributions et autres charges publiques annuelles ordinaires, tant générales que locales, imposées à la chose dont il a la jouissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des charges ou contributions extraordinaires qui pourraient être imposées à la propriété pendant la durée de l'usufruit, le nu-propriétaire en paye le capital et l'usufruitier en supporte les intérêts annuels pendant la durée de l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Sont considérées comme charges ou contributions extraordinaires:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Les emprunts forcés,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Les impôts nouveaux ou les augmentations d'impôts anciens, lorsque le caractère temporaire ou extraordinaire leur a été assigné par l'acte législatif ou résulte clairement des circonstances.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="90">
                  <ArticleTitle>90.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut de payement des impôts ordinaires ou extraordinaires par l'usufruitier ou par le nu-propriétaire, le fonds peut être saisi et vendu, pour la pleine propriété, et l'excédant du prix sur l'impôt arriéré appartient au nu-propriétaire pour le capital, et à l'usufruitier pour la jouissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="91">
                  <ArticleTitle>91.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si les bâtiments ont été assurés contre l'incendie, par le propriétaire, avant la constitution de l'usufruit, l'usufruitier peut être contraint à supporter l'intérêt des primes annuelles, et, l'indemnité payée en cas de sinistre appartient au nu-propriétaire pour le capital, et à l'usufruitier pour la jouissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'assurance a été faite par le propriétaire pendant l'usufruit et concerne la pleine propriété, l'usufruitier n'est pas tenu de supporter l'intérêt des primes, mais il ne jouit de l'indemnité qu'après le prélèvement, par le propriétaire, du montant des primes par lui payées; si l'assurance ne concerne que la nue propriété, l'usufruitier n'a aucun droit sur l'indemnité au cas de sinistre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les mêmes dispositions sont appliquées, si l'usufruit porte sur des navires ou bateaux assurés contre les risques de mer.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="92">
                  <ArticleTitle>92.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier peut aussi faire l'assurance, à ses frais, dans l'intérêt du propriétaire et dans le sien réunis; dans ce cas, il prélève sur l'indemnité le montant des primes par lui payées et il jouit du surplus.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'usufruitier n'a assuré les bâtiments que pour la valeur du droit d'usufruit, il supporte seul les primes annuelles et, en cas de sinistre, il acquiert le montant de l'indemnité; il en de est même, s'il a assuré les récoltes ou produits, contre les gelées, la grêle ou les autres accidents naturels.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="93">
                  <ArticleTitle>93.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Celui qui a acquis, par testament, l'usufruit universel des biens est tenu des intérêts des dettes qui grèvent la succession dans la proportion de son émolument.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En outre, il supporte, dans la même proportion, les arrérages des rentes viagères ou des pensions alimentaires dues par ladite succession.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="94">
                  <ArticleTitle>94.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier d'un ou plusieurs biens particuliers ne contribue pas au payement des dettes du constituant, lors même que les biens sujets à l'usufruit seraient, grevés d'hypothèque ou de privilége.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">S'il est poursuivi comme détenteur, il a son recours contre le débiteur, sans préjudice de son action en garantie d'éviction contre le constituant ou son héritier, s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="95">
                  <ArticleTitle>95.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans les divers cas où une charge doit être supportée par le nu-propriétaire pour le capital, et par l'usufruitier pour les intérêts, il est procédé de l'une des manières ci-après:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Le nu-propriétaire paye le capital et l'usufruitier en paye les intérêts annuels;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>L'usufruitier fait l'avance du capital et le nu-propriétaire le lui rembourse à la fin de l'usufruit;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>On vend une partie des biens usufructuaires, jusqu'à concurrence de la somme exigible.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="96">
                  <ArticleTitle>96.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, pendant la durée de l'usufruit, un tiers commet sur le fonds quelque usurpation ou entreprise qui puisse compromettre les droits du nu-propriétaire, l'usufruitier doit dénoncer le fait à celui-ci; faute de quoi, il est responsable de tous les dommages causés et des prescriptions ou des droits de possession qui pourraient être acquis aux tiers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="97">
                  <ArticleTitle>97.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le nu-propriétaire soutient, comme demandeur ou défendeur, un procès concernant la pleine propriété des choses soumises à l'usufruit, il doit appeler l'usufruitier en cause.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruitier supporte les intérêts des frais dudit procès et il supporte seul les frais des procès ne concernant que la jouissance seulement; toutefois, il est exempt de tous les frais, si la constitution de l'usufruit a eu lieu par un acte lui donnant droit à la garantie d'éviction.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En aucun cas, l'usufruitier ne contribue aux frais des procès ne concernant que la nue-propriété.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="98">
                  <ArticleTitle>98.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, du nu-propriétaire ou de l'usufruitier, l'un n'a pas été mis en cause quand il devait l'être, le jugement ne peut nuire à celui qui n'a pas été partie en cause; mais il peut lui profiter, conformément aux règles de la gestion d'affaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DE L'EXTINCTION DE L'USUFRUIT.</SubsectionTitle>
                <Article Num="99">
                  <ArticleTitle>Art. 99.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit s'éteint par les mêmes causes qui mettent fin au droit de propriété, conformément à l'article 42. Il s'éteint encore:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la mort de l'usufruitier,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'accomplissement du terme pour lequel il avait été établi,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la renonciation expresse de l'usufruitier à son droit,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par le non-usage continu pendant trente ans,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="5">
                      <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la révocation de l'usufruit.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="100">
                  <ArticleTitle>100.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'usufruit a été constitué sur plusieurs têtes, simultanément et par indivis, la part des usufruitiers décédés profite aux survivants et l'usufruit ne s'éteint qu'au décès du dernier mourant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="101">
                  <ArticleTitle>101.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'usufruit constitué au profit d'une personne juridique s'éteint par le terme de trente ans, s'il n'a été fixé pour une moindre durée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="102">
                  <ArticleTitle>102.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La renonciation de l'usufruitier à son droit ne le décharge pas de ses obligations antérieures qu'il n'aurait pas exécutées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle ne peut nuire aux tiers qui avaient acquis des droits sur la chose du chef de l'usufruitier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="103">
                  <ArticleTitle>103.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le non-usage n'est pas opposable aux mineurs ni aux autres personnes contre lesquelles la prescription ne peut courir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres règles relatives à la prescription libératoire s'appliquent d'ailleurs au non-usage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="104">
                  <ArticleTitle>104.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'usufruitier commet sur la chose des dégradations graves, ou s'il en compromet la conservation par défaut d'entretien ou par abus de jouissance, le tribunal pourra mettre la chose sous séquestre, aux frais de l'usufruitier, ou déclarer l'usufruit révoqué, au profit du nu-propriétaire, en fixant une somme ou portion de fruits ou revenus que celui-ci devra payer annuellement à l'usufruitier, jusqu'à l'arrivée d'une des autres causes d'extinction de l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le tribunal réglera, en même temps, le partage des fruits et produits de l'année courante.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La valeur en argent ou en fruits due à l'usufruitier pour l'avenir lui sera acquise, jour par jour.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="105">
                  <ArticleTitle>105.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La révocation de l'usufruit ne préjudicie pas à l'indemnité des dommages antérieurement causés par l'usufruitier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="106">
                  <ArticleTitle>106.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si un bâtiment usufructuaire est détruit en totalité, par accident ou par vétusté, l'usufruitier ne jouit ni du sol ni des matériaux, à moins que le bâtiment ne soit l'accessoire d'un domaine sujet à l'usufruit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="107">
                  <ArticleTitle>107.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si le fonds usufructuaire a été exproprié pour cause d'utilité publique, l'usufruitier jouit de l'indemnité; dans ce cas, l'usufruitier donne une garantie suffisante pour le capital dont il jouit, s'il n'en a pas été spécialement dispensé en prévision dudit cas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même aux cas prévus aux articles90 à 92.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="108">
                  <ArticleTitle>108.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usufruit d'un étang s'éteint quand le fonds vient à être desséché d'une façon permanente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Réciproquement, l'usufruit d'un sol cesse, si le sol vient à être envahi d'une façon permanente par les eaux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="109">
                  <ArticleTitle>109.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Hors le cas prévu à l'article 104, les fruits et produits encore attachés au sol, au moment de la cessation de l'usufruit, appartiennent au nu-propriétaire, sans indemnité des frais de culture ou d'exploitation; sans préjudice des droits qui pourraient être acquis à un fermier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE L'USAGE ET DE L'HABITATION.</SectionTitle>
              <Article Num="110">
                <ArticleTitle>Art. 110.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'Usage est un usufruit restreint à la mesure des besoins de l'usager et à ceux de sa famille.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'Habitation est le droit d'usage des bâtiments.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les droits d'usage et d'habitation s'etablissent de la même manière et s'éteignent par les mêmes causes que l'usufruit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="111">
                <ArticleTitle>111.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sont considérés comme formant la famille de l'usager, pour déterminer la mesure de son droit d'usage ou d'habitation: son conjoint, ses descendants ou ascendants, habitant avec lui, et les serviteurs attachés à sa personne ou à celle desdits parents.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="112">
                <ArticleTitle>112.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le titre constitutif ou une convention ultérieure ne détermine pas le mode d'exercice du droit d'usage d'un fonds de terre, ni les bâtiments où s'exercera l'habitation, le tribunal les déterminera, après avoir entendu contradictoirement les parties.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="113">
                <ArticleTitle>113.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'usage et l'habitation ne peuvent être cédés ni loués.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="114">
                <ArticleTitle>114.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui a un droit d'usage ou d'habitation est soumis, comme l'usufruitier, à faire un inventaire des meubles et un état des immeubles, ainsi qu'à donner caution.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il est soumis aux mêmes soins et à la même responsabilité de ses fautes.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il contribue comme l'usufruitier aux réparations, aux charges ou contributions et aux frais de procès, en proportion de sa jouissance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="3">
            <ChapterTitle>CHAPITRE III. DU BAIL, DE L'EMPHYTÉOSE ET DE LA SUPERFICIE.</ChapterTitle>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DU BAIL.</SectionTitle>
              <Article Num="115">
                <ArticleTitle>Art. 115.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Le Bail ou louage d'une chose mobilière ou immobilière, donne au preneur le droit d'user et de jouir de la chose louée, pendant un certain temps, moyennant une somme d'argent ou de denrées qu'il s'engage à fournir périodiquement au bailleur; sans préjudice des obligations respectives dont les parties sont tenues en vertu de la convention ou par l'effet de la loi, telles qu'elles sont déterminées aux § II et III ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="116">
                <ArticleTitle>116.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les baux des biens de l'Etat, des fu ou ken, des shi, tcho ou son et des établissements publics sont régis par les lois administratives.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ Ier DE L'ÉTABLISSEMENT DU DROIT DE BAIL.</SubsectionTitle>
                <Article Num="117">
                  <ArticleTitle>Art. 117.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le droit de bail s'établit par le contrat de bail ou de louage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas où le droit de bail aurait été légué par testament, l'héritier devrait passer avec le légataire un contrat de louage aux clauses et conditions portées dans le testament.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas d'une promesse de bail, le promettant devrait passer un contrat de louage au stipulant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="118">
                  <ArticleTitle>118.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le contrat de bail des choses est soumis aux règles générales des contrats à titre onéreux et synallagmatiques, sauf les dérogations ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="119">
                  <ArticleTitle>119.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les administrateurs légaux ou judiciaires peuvent donner à bail la chose dont ils ont l'administration; toutefois, le bail par eux consenti sans un pouvoir spécial, quant à la durée, ne peut excéder:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Un an, s'il s'agit d'un animal ou d'un autre objet mobilier;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Trois ans, s'il s'agit d'un bâtiment d'habitation, d'un magasin ou d'une autre construction;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Cinq ans, s'il s'agit d'une terre labourable, d'un étang ou d'une autre partie du sol;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Dix ans, s'il s'agit d'une prairie ou d'un bois.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="120">
                  <ArticleTitle>120.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'administrateur ne peut renouveler les baux, pour une même durée, qu'un mois, trois mois, six mois ou un an, avant l'expiration de la précédente période, sous la distinction des choses louées, telle qu'elle est portée à l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, le renouvellement anticipé n'est pas nul si, au moment où cessent les pouvoirs de l'administrateur, la nouvelle période est commencée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="121">
                  <ArticleTitle>121.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'administrateur ne peut louer moyennant une valeur autre que de l'argent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Cependant s'il s'agit d'une terre labourable, le prix du bail peut consister en produits du fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="122">
                  <ArticleTitle>122.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les règles posées aux trois articles précédents s'appliquent aux mandataires, à moins que le mandat n'ait étendu ou restreint leurs pouvoirs par écrit .</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="123">
                  <ArticleTitle>123.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les femmes mariées et les mineurs émancipés mariées ayant l'administration de leurs biens ne peuvent les donner à bail qu'aux mêmes conditions que les administrateurs.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="124">
                  <ArticleTitle>124.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur ne pourra demander la nullité ou la réduction des baux ou des renouvellements de baux contraires aux articles précédents.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, lorsque le propriétaire devient maître de ses droits, le preneur pourra toujours le requérir de déclarer sa volonté à cet égard, dans un délai de 5, 8, 15, ou 30 jours, suivant la nature de l'objet loué, telle qu'elle est distinguée à l'article 119.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le propriétaire refuse de se prononcer, le preneur pourra déclarer qu'il maintient la durée du bail telle qu'elle a été fixée à l'origine ou dans le renouvellement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="125">
                  <ArticleTitle>125.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque les baux d'immeubles faits par le propriétaire excèdent trente années, ils deviennent des baux emphytéotiques et sont soumis aux règles établies à la Section II ci-après pour ces sortes de baux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DES DROITS DU PRENEUR À BAIL.</SubsectionTitle>
                <Article Num="126">
                  <ArticleTitle>Art. 126.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur a le droit de tirer de la chose louée les mêmes profits et avantages qu'un usufruitier, sauf les restrictions ou extensions qui pourraient avoir été apportées à ses droits par l'acte constitutif du bail et celles qui résultent des dispositions de la loi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="127">
                  <ArticleTitle>127.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur peut se faire mettre par le bailleur en possession de la chose louée, à l'époque fixée pour l'entrée en jouissance, sans être tenu de faire un inventaire ou un état des biens, ni de donner caution, à moins que le contrat ne l'y oblige.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="128">
                  <ArticleTitle>128.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il peut exiger que le bailleur, avant la délivrance, mette la chose en bon état de réparations de toute nature, suivant sa destination.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le bailleur est tenu, en outre, pendant la durée du bail, de faire toutes les réparations, grosses et d'entretien, autres que celles prévues aux deux alinéas suivants et celles qui sont rendues nécessaires par la faute ou la négligence du preneur ou de ses serviteurs, lesquelles restent à la charge du preneur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bailleur n'est pas tenu, pendant la durée du bail, de supporter l'entretien des tatami, des tatégou, des peintures et des papiers de tenture.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il n'est pas tenu, non plus, du curage des puits, citernes, cloaques, des conduites d'eaux, ni, généralement, de faire les réparations locatives.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le tout, sans préjudice des usages locaux contraires aux présentes dispositions.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="129">
                  <ArticleTitle>129.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bailleur peut faire aux bâtiments les grosses réparations devenues nécessaires, lors même que le preneur ne les exigerait pas et qu'il en devrait résulter pour lui quelque inconvénient.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, si les réparations durent plus d'un mois, le preneur pourra exiger la réduction du prix du bail; il pourra même faire résilier le bail, si les réparations doivent le priver, pendant un temps quelconque, de toute la partie habitable de la chose louée ou de celle qui lui est absolument nécessaire pour son commerce ou son industrie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="130">
                  <ArticleTitle>130.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le preneur éprouve, par le fait d'un tiers, quelque trouble ou contestation du droit à la jouissance, pour une cause qui ne lui soit pas imputable, le bailleur, dûment averti par lui, doit intervenir et l'en garantir ou l'en indemniser.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="131">
                  <ArticleTitle>131.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si le trouble provient d'une force majeure, telle que guerre, sécheresse, inondation, typhon, incendie, ou d'une mesure de l'autorité publique, et que le preneur en éprouve une perte du tiers de la jouissance ou des profits annuels, ou au-delà, il peut obtenir une réduction proportionnelle du prix du bail à moins qu'il n'y ait usage local contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur peut même faire résilier le bail, si ledit trouble a duré trois années consécutives, et même, au cas d'incendie ou d'autre destruction d'une partie des bâtiments, si le propriétaire ne les a pas rétablis dans l'année de la destruction.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="132">
                  <ArticleTitle>132.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, dans un bail ayant pour objet principal un sol ou un bâtiment, il se trouve une contenance moindre ou plus grande que celle annoncée au contrat, il y a lieu à diminution ou augmentation du prix de bail ou à rescision du contrat, aux mêmes conditions que dans la vente des mêmes objets.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="133">
                  <ArticleTitle>133.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur peut faire sur le fonds loué des constructions ou plantations à sa convenance, sans le consentement formel du bailleur, pourvu qu'il n'apporte aucun changement aux constructions ou plantations existantes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">A la fin du bail, il peut enlever les constructions et plantations qu'il a faites, si les choses peuvent être rétablies dans leur état antérieur; sauf la faculté accordée au bailleur par l'article 144.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="134">
                  <ArticleTitle>134.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur peut, s'il n'y a usage local ou stipulation contraire, céder son bail, à titre gratuit ou onéreux, ou sous-louer la chose, sans pouvoir dépasser le délai du bail.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le premier cas, il a les droits d'un donateur ou d'un vendeur et, dans le second cas, ceux d'un bailleur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Dans l'un et l'autre cas, il reste tenu de ses obligations envers son bailleur, si celui-ci n'a pas fait novation avec le nouveau preneur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le prix du bail consiste en une part de fruits ou produits non convertible en argent, la cession du bail ni la sous-location ne peuvent avoir lieu sans le consentement du bailleur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="135">
                  <ArticleTitle>135.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur d'un immeuble peut hypothéquer son droit, si la cession ou la sous-location lui a été permise.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="136">
                  <ArticleTitle>136.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur peut exercer contre le bailleur et contre les tiers, pour la conservation de son droit, les actions énoncées à l'article 67.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DES OBLIGATIONS DU PRENEUR.</SubsectionTitle>
                <Article Num="137">
                  <ArticleTitle>Art. 137.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur est tenu, à toute époque, d'admettre le bailleur à procéder, contradictoirement avec lui, à l'inventaire des meubles et à l'état des lieux loués, si le bailleur le désire, pour la conservation de ses droits; mais il ne contribue pas aux frais de ces actes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur peut aussi faire procéder lui-même auxdits état ou inventaire et à ses frais, après y avoir appelé le bailleur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">S'il n'a été fait aucun état, le preneur est présumé, jusqu'à preuve contraire, avoir reçu l'objet en bon état de réparation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut d'inventaire des meubles, la preuve de leur consistance et de leur état incombe au bailleur et se fait d'après les moyens ordinaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="138">
                  <ArticleTitle>138.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur est tenu de payer aux époques convenues, le prix du bail stipulé en argent et, à défaut de convention, à la fin de chaque mois; à moins qu'il n'y ait usage local contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des portions de fruits dues au même titre, elles ne sont exigibles qu'après la récolte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="139">
                  <ArticleTitle>139.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut d'exécution desdites prestations et faute par le preneur de remplir les autres clauses et conditions particulières du bail, le bailleur peut l'y contraindre directement, ou faire résilier le bail avec dommages-intérêts, s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="140">
                  <ArticleTitle>140.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le preneur n'est tenu d'aucun des impôts ordinaires ou extraordinaires ou autres charges publiques, qui peuvent peser directement sur la chose louée: ceux qui pourraient être exigés de lui, en vertu des lois des contributions, entreraient en déduction de son prix de bail ou lui seraient remboursés par le bailleur; le tout, sauf convention contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Mais les impôts et autres charges publiques mis sur les bâtiments élevés par le preneur et sur le commerce ou l'industrie qu'il exerce sur le fonds loué sont à sa charge.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="141">
                  <ArticleTitle>141.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur ne peut user de la chose louée que suivant la destination qui lui a été donnée par la convention, expressément ou tacitement, ou, à défaut de convention, à cet égard, suivant la destination qu'elle avait au moment du contrat ou que sa nature comporte sans détérioration.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="142">
                  <ArticleTitle>142.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur est tenu, quant à la garde et à la conservation des choses louées, des mêmes obligations que l'usufruitier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si un tiers commet une usurpation ou autre entreprise sur la chose louée, le preneur a la même responsabilité que l'usufruitier telle qu'elle est réglée à l'article 96.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="143">
                  <ArticleTitle>143.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, à la fin du bail, le preneur ne restitue pas les choses louées, il peut être poursuivi, à cet effet, par action personnelle ou par action réelle, au choix du bailleur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="144">
                  <ArticleTitle>144.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bailleur peut préempter à la fin du bail, les constructions et plantations que le preneur a le droit d'enlever d'après l'article 133, auquel cas l'article 70 est applicable.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DE LA CESSATION DU BAIL.</SubsectionTitle>
                <Article Num="145">
                  <ArticleTitle>Art. 145.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bail finit de plein droit:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la perte totale de la chose louée;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'expropriation totale de la chose pour cause d'utilité publique;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'éviction du bailleur ou par l'annulation de son droit sur la chose louée, lorsqu'elles sont prononcées en justice et pour des causes antérieures au contrat;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'expiration du terme expressément ou tacitement fixé, ou par l'accomplissement d'une condition résolutoire stipulée;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="5">
                      <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par le délai légal écoulé depuis la signification d'un congé, en l'absence de terme originairement fixé.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bail finit encore par l'annulation en justice, à la demande de l'une des parties, pour inobservation des conditions ou pour les autres causes que la loi détermine.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="146">
                  <ArticleTitle>146.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas de perte partielle de la chose louée, par cause fortuite ou majeure, le preneur peut demander la résiliation du bail, ou son maintien avec diminution du prix, sous les conditions portées à l'article 131.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Au cas d'expropriation partielle pour cause d'utilité publique, le preneur a toujours droit à une diminution de prix.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="147">
                  <ArticleTitle>147.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, à l'expiration du bail ayant une durée fixée, le preneur reste en jouissance, au su et sans opposition du bailleur, il s'opère tacitement un nouveau bail, aux mêmes charges et conditions que le précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, les hypothèques qui garantissaient le premier bail sont éteintes et les cautions fournies au même titre sont libérées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le nouveau bail cessera par le congé, comme il est dit aux articles suivants.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="148">
                  <ArticleTitle>148.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le bail fait sans durée expressément fixée, de tout ou partie d'une maison meublée, est présumé fait pour un an, pour un mois ou pour un jour, si le prix en a été déterminé par année, par mois ou par jour; sans préjudice de la tacite réconduction, comme il est dit à l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même si le bail a pour objet un ou plusieurs meubles déterminés.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="149">
                  <ArticleTitle>149.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il n'a pas été fixé de durée pour un bail de bâtiments non meublés ou si, à l'expiration du terme fixé, il y a eu tacite réconduction le bail finira par un congé donné par l'une des parties à l'autre, à toute époque de l'année.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'intervalle entre le congé et la sortie sera:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>De deux mois, pour une maison entière et de trois mois, dans le cas où le preneur a mis des zôsaku;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>D'un mois, pour une partie de maison et de deux mois, dans le cas où le preneur a mis des zôsaku.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="150">
                  <ArticleTitle>150.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'intervalle entre le congé et la sortie, pour les maisons meublées, à l'égard desquelles il y aura eu tacite réconduction, sera:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>D'un mois, si la durée primitive du bail était de trois mois ou davantage;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Du tiers de la durée primitive pour le bail de moins de trois mois;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>De 24 heures pour les locations de jour à jour.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les mêmes délais s'appliquent aux locations de meubles, après la tacite réconduction.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit de meubles garnissant des bâtiments loués, ou de meubles réputés immeubles par destination, la location n'en cesse qu'avec celle des bâtiments.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="151">
                  <ArticleTitle>151.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il n'a pas été fixé de durée pour un bail d'un fonds de terre ou si, à l'expiration du terme fixé, il y a eu tacite réconduction, le bail finira par un congé donné six mois avant l'époque de la principale récolte annuelle pour un terrain cultivé et un an avant la sortie pour un terrain non cultivé, une prairie ou un bois.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="152">
                  <ArticleTitle>152.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions des articles précédents sur l'époque du congé et sur celle de la sortie ne sont applicables qu'à défaut d'usage local sur lesdites époques.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="153">
                  <ArticleTitle>153.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tous les cas, si le bail se trouve expiré avant que le preneur ait pu détacher ou enlever toutes les récoltes auxquelles il a droit, le bailleur ou le nouveau preneur doit lui en laisser la faculté.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Réciproquement, le preneur doit permettre au bailleur ou au nouveau preneur de faire, avant l'expiration du bail, les travaux urgents sur les portions de terrain dépouillées de récoltes, lorsqu'il ne doit en éprouver aucun trouble.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="154">
                  <ArticleTitle>154.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le bailleur s'est réservé la faculté de résilier le bail avant l'expiration du temps fixé, soit au cas d'aliénation de la chose louée, soit au cas où il reprendrait la jouissance pour lui-même, ou pour toute autre cause particulière, de même, si le preneur s'est réservé ladite faculté, en vue de certaines éventualités où la location lui deviendrait inutile, ils doivent se donner respectivement congé à l'avance, au temps fixé par les articles précédents.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE L'EMPHYTÉOSE ET DE LA SUPERFICIE.</SectionTitle>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ Ier. DE L'EMPHYTÉOSE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="155">
                  <ArticleTitle>Art. 155.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'Emphytéose est un bail d'immeuble de plus de trente années.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle ne peut excéder cinquante ans: si elle a été faite pour une plus longue durée, elle est réduite à ce terme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle peut toujours être renouvelée, mais de façon à ne jamais excéder cinquante ans depuis le renouvellement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut de durée fixée par les parties et si elles ont exprimé clairement que le contrat était une emphytéose, elle dure quarante ans.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les baux d'immeubles faits avant la mise à exécution du présent Code pour une durée déterminée, même supérieure à cinquante années, seront valables pour tout le temps qui leur a été assigné.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="6">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des baux de terres en friches ou incultes faits, à la même époque, pour une durée indéterminée, et des baux dits Eigosaku il sera statué ultérieurement par une loi spéciale sur l'époque et les conditions de leur extinction.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="156">
                  <ArticleTitle>156.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bail emphytéotique ne s'établit que par le contrat d'emphytéose: l'article 117 est applicable au legs ou à la promesse d'emphytéose.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="157">
                  <ArticleTitle>157.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les droits et obligations respectifs des parties sont réglés par le titre constitutif de l'emphytéose.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut de conventions particulières, les règles du bail ordinaire, s'appliquent à l'emphytéose, sous les modifications ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="158">
                  <ArticleTitle>158.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'emphytéote d'un terrain peut en changer la nature, pourvu qu'il n'y apporte pas de détérioration permanente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il peut toujours dessécher les marais; il peut aussi modifier les cours d'eau qui traversent le fonds, s'il en doit résulter quelque avantage pour l'exploitation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="159">
                  <ArticleTitle>159.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'emphytéote peut défricher les landes et buissons; mais il ne peut, sans le consentement du propriétaire, arracher les bois taillis, ni les arbres qui, n'étant pas destinés à être coupés périodiquement, ont déjà plus de 20 ans et dont la croissance peut se prolonger au delà du temps que doit durer le bail.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="160">
                  <ArticleTitle>160.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'emphytéote ne peut, en aucun cas, sans le consentement du propriétaire, supprimer les bâtiments principaux, ni même ceux des bâtiments accessoires dont la durée peut excéder celle du bail.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="161">
                  <ArticleTitle>161.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'emphytéote a supprimé des constructions ou des arbres, d'après les deux articles précédents, les matériaux et les bois en provenant appartiennent au propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="162">
                  <ArticleTitle>162.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'emphytéote n'a aucun droit aux redevances payées au propriétaire du sol par les concessionnaires des mines existant dans le tréfond; toutefois il a droit aux indemnités pour dommages causés à la surface par lesdits concessionnaires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="163">
                  <ArticleTitle>163.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il existe sur le fonds emphytéotique des minières ou des carrières de pierre, de chaux, ou d'autres minéraux, le preneur peut en continuer, à son profit, l'exploitation déjà commencée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les carrières ne sont pas encore ouvertes ou si l'exploitation en a été définitivement abandonnée, il peut seulement y prendre des pierres ou d'autres matériaux pour l'amélioration du fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="164">
                  <ArticleTitle>164.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bailleur livre la chose en l'état où elle se trouve au moment du contrat d'emphytéose.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il n'est tenu à aucune réparation, grosse ou d'entretien, pendant la durée du droit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="165">
                  <ArticleTitle>165.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les détériorations survenues, par cas fortuit ou force majeure, pendant la durée de l'emphytéose, ne donnent pas lieu à diminution du prix du bail; sans préjudice du droit de résiliation réservé au preneur par l'article 169.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="166">
                  <ArticleTitle>166.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur paye au bailleur tous les impôts tant ordinaires qu'extraordinaires et les autres charges publiques.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="167">
                  <ArticleTitle>167.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si un fonds a été donné en emphytéose à plusieurs personnes, par un seul contrat, l'obligation de payer la redevance annuelle est solidaire et indivisible à la charge de chaque preneur ou de ses héritiers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="168">
                  <ArticleTitle>168.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le bailleur peut demander la résolution du bail emphytéotique pour défaut de payement énoncé à l'article 166 ou pour défaut de payement de la redevance pendant trois ans consécutifs.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il peut même demander la résolution pour tout défaut de payement, si le preneur est déclaré en faillite ou insolvable, sur la poursuite d'autres créanciers; à moins que ceux-ci n'assurent le payement régulier de la redevance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="169">
                  <ArticleTitle>169.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le preneur peut demander la résolution du bail, si, par cas fortuit ou force majeure, la jouissance du fonds est devenue impossible pour le tout, pendant trois années consécutives, ou si la détérioration partielle ne doit pas laisser dans l'avenir de profits supérieurs à la redevance annuelle à payer.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="170">
                  <ArticleTitle>170.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'expiration du bail ou à sa résolution, le preneur laisse, sans indemnité, les plantations et améliorations qu'il a faites sur le sol.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Quant aux constructions, les dispositions portées à l'article 144 pour le bail ordinaire, lui sont applicables.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II.-DE LA SUPERFICIE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="171">
                  <ArticleTitle>Art. 171.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La Superficie est le droit de posséder en pleine propriété des constructions ou des plantations d'arbres ou de bambous, sur un sol appartenant à un autre propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="172">
                  <ArticleTitle>172.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Soit qu'il existe déjà ou non des constructions ou plantations sur le sol, au moment de l'établissement du droit de superficie, l'acte constitutif en est soumis, tant pour le fond et la forme que pour la publicité, aux règles générales des aliénations d'immeubles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="173">
                  <ArticleTitle>173.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le titre constitutif soumet le superficiaire au payement d'une redevance périodique envers le propriétaire du sol, à raison de l'espace occupé par les constructions ou plantations cédées, ses droits et obligations sont régis, à cet égard, par les dispositions établies pour le bail ordinaire, sauf en ce qui concerne leur durée, telle qu'elle est réglée par l'article 176 ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même, sous le rapport de ladite redevance, si le terrain a été loué pour bâtir ou pour établir des plantations.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="174">
                  <ArticleTitle>174.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, lors de l'établissement du droit de superficie sur des constructions et plantations déjà faites, il n'a pas été fait mention de la portion du sol environnant qui en dépendrait comme accessoire, il sera procédé ainsi qu'il suit:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le superficiaire a droit, s'il s'agit de constructions, à une portion de sol égale à la superficie totale du sol des bâtiments; la répartition de cet espace sera faite par experts, en tenant compte tant de la configuration respective du sol et des bâtiments que de la destination de chaque portion de ceux-ci;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit de plantations, le superficiaire a droit à l'espace que pourraient couvrir les branches extérieures arrivées à leur plus grand développement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="175">
                  <ArticleTitle>175.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des constructions et plantations faites après la constitution du droit de superficie, le superficiaire doit observer les distances et conditions prescrites par la loi aux voisins pour les mêmes travaux, lors même que le voisin est le constituant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le superficiaire est également soumis aux autres règles concernant les servitudes actives et passives.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="176">
                  <ArticleTitle>176.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si le titre constitutif ne fixe pas la durée du droit de superficie à l'égard des constructions déjà faites ou à établir par le superficiaire, le droit est présumé établi pour un temps égal à la durée desdites constructions, lesquelles ne pourront recevoir de grosses réparations que du consentement du propriétaire du sol.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le sol est déjà planté ou doit être planté par le superficiaire, le droit de superficie est censé établi pour durer jusqu'à l'époque où les arbres seront abattus, ou auront atteint leur plus grand développement utile.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le droit de superficie s'éteint, en outre, par les mêmes causes que le droit de bail ordinaire, à l'exception du congé donné par le propriétaire du sol.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le superficiaire peut toujours donner congé, en prévenant un an à l'avance ou en payant une annuité non échue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="177">
                  <ArticleTitle>177.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Soit que les constructions et plantations existent antérieurement ou non au contrat, le superficiaire qui veut les vendre doit sommer le propriétaire du fonds, un mois à l'avance, d'avoir à déclarer s'il entend user du droit de préemption.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'article 70 s'applique audit cas, pour le surplus de ses dispositions.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="178">
                  <ArticleTitle>178.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les droits de superficie qui se trouveront établis au moment de la mise à exécution du présent Code seront réglés ainsi qu'il suit:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Ceux qui auront été établis pour un temps déterminé cesseront de plein droit avec le temps qui leur avait été assigné;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Ceux auquels les parties n'avaient pas assigné de durée fixe, dureront autant, que les bâtiments, conformément à l'article 176.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les uns et les autres seront soumis au droit de préemption réglé par l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="4">
            <ChapterTitle>CHAPITRE IV. DE LA POSSESSION.</ChapterTitle>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DES DIVERSES ESPÈCES DE POSSESSION ET DES CHOSES QUI EN SONT SUSCEPTIBLES.</SectionTitle>
              <Article Num="179">
                <ArticleTitle>Art. 179.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession est civile, naturelle ou précaire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="180">
                <ArticleTitle>180.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession civile est la détention d'une chose corporelle ou l'exercice d'un droit, avec l'intention de l'avoir pour soi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Tous les droits, tant réels que personnels, sont susceptibles de possession civile, avec des effets différents, suivant les cas, tels qu'ils sont déterminés ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="181">
                <ArticleTitle>181.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession civile est dite à juste titre ou à juste cause, lorsqu'elle est fondée sur un acte juridique destiné par sa nature à conférer le droit possédé, encore que, faute de qualité chez le cédant, elle n'ait pu produire cet effet.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la possession a été usurpée, elle est sans titre.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="182">
                <ArticleTitle>182.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession à juste titre est dite de bonne foi, lorsque le possesseur a ignoré les vices de son titre, au moment où il a été créé, et de mauvaise foi dans le cas contraire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">L'erreur de droit n'est pas admise pour donner les avantages de la bonne foi, sauf ce qui est dit à l'article 194.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La bonne foi cesse lorsque les vices du titre sont découverts.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="183">
                <ArticleTitle>183.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession est vicieuse, lorsqu'elle est violente ou clandestine.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elle est violente, quand elle a été obtenue ou conservée par la force ou la menace.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elle est clandestine, quand elle ne se révèle pas suffisamment aux intéressés par des actes extérieurs et publics.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession cesse d'être vicieuse, lorsqu'elle est devenue paisible, ou lorsqu'elle est devenue publique.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="184">
                <ArticleTitle>184.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession naturelle est la détention d'une chose corporelle, sans que le détenteur ait aucune prétention à un droit sur cette chose.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les biens du domaine public ne sont susceptibles , de la part des particuliers, que d'une possession naturelle de la part des particuliers.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="185">
                <ArticleTitle>185.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession précaire est la détention d'une chose ou l'exercice d'un droit au nom et pour le compte d'autrui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession cesse d'être précaire et devient civile, lorsque le possesseur a commencé à posséder pour lui-même.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, la précarité qui résulte de la nature du titre ne cesse que dans l'un des cas ci-après:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'un acte judiciaire ou extrajudiciaire signifié à celui pour le compte duquel la possession avait lieu contient une contradiction formelle à ses droits;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'interversion du titre, provenant soit de celui pour le compte duquel la possession avait lieu soit d'un tiers, donne une nouvelle cause à la possession.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="186">
                <ArticleTitle>186.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Le possesseur est toujours présumé posséder pour son propre compte, si la précarité n'est prouvée, soit par son titre, soit par les circonstances du fait.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="187">
                <ArticleTitle>187.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Celui qui prouve posséder en vertu d'un juste titre est présumé posséder de bonne foi, si le contraire n'est prouvé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="188">
                <ArticleTitle>188.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession est présumée paisible, si la violence n'est prouvée.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La publicité ne se présume pas, elle doit être prouvée.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La possession prouvée à deux époques différentes est présumée avoir été continuée dans l'intervalle, s'il n'est prouvé qu'elle a été interrompue ou suspendue.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE L'ACQUISITION DE LA POSSESSION.</SectionTitle>
              <Article Num="189">
                <ArticleTitle>Art. 189.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession civile s'acquiert par le fait de l'appréhension d'une chose ou par l'exercice effectif d'un droit, avec l'intention d'avoir à soi la propriété de la chose ou le droit exercé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="190">
                <ArticleTitle>190.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La détention de la chose ou l'exercice du droit peut avoir lieu par le fait d'un tiers; l'intention de posséder doit se rencontrer en la personne de celui qui prétend bénéficier de la possession.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, les incapables et les personnes juridiques peuvent bénéficier de la possession, par le fait et l'intention de leur représentant.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="191">
                <ArticleTitle>191.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'appréhension d'une chose peut être remplacée par la tradition de brève main et par le constitut possessoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il y a tradition de brève main, lorsqu'une chose possédée précédemment à titre précaire est laissée au possesseur en vertu d'un nouveau titre qui lui permet de la considérer désormais comme sienne.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il y a constitut possessoire, lorsque celui qui possédait précédemment une chose comme sienne consent à en conserver désormais la possession au nom et pour le compte d'autrui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il s'agit de l'exercice d'un droit, il suffit également de la volonté des intéressés que celui qui l'exerçait d'abord au nom d'autrui l'exerce désormais en son propre nom, et, en sens inverse, pour que celui qui l'exerçait pour lui-même l'exerce désormais pour autrui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="192">
                <ArticleTitle>192.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession se transmet aux héritiers et successeurs universels à l'égard desquels elle continue, avec les qualités et les vices qu'elle pouvait avoir en la personne de leur auteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les acquéreurs à titre particulier d'une chose ou d'un droit peuvent, suivant leur intérêt, ou invoquer seulement leur propre possession, ou se prévaloir de celle de leur cédant, en la joignant à la leur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="3">
              <SectionTitle>SECTION III. DES EFFETS DE LA POSSESSION.</SectionTitle>
              <Article Num="193">
                <ArticleTitle>Art. 193.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui possède civilement est présumé, jusqu'à preuve contraire, avoir légalement le droit qu'il exerce: il est toujours défendeur aux actions pétitoires relatives à ce droit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="194">
                <ArticleTitle>194.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le possesseur qui a juste titre et bonne foi acquiert les fruits et produits naturels au moment où ils sont séparés du sol, par lui ou par son représentant; il acquiert les fruits civils jour par jour, comme il est dit pour l'usufruitier.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le possesseur, sans avoir de juste titre, est de bonne foi, par une erreur de fait ou de droit, il est dispensé de restituer les fruits consommés, en justifiant qu'il n'en est pas enrichi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le possesseur est tenu de restituer les fruits pour l'avenir, dès qu'il a découvert que la chose ou le droit possédé ne lui appartient pas; il est encore tenu de la même obligation, à partir de la demande en justice, s'il succombe définitivement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="195">
                <ArticleTitle>195.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le possesseur de mauvaise foi est tenu de rendre, avec la chose ou le droit revendiqué, les fruits et produits qu'il possède encore en nature, ou la valeur tant de ceux qu'il a consommés ou laissés se détériorer par sa faute que de ceux qu'il a négligé de percevoir.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le revendiquant doit lui rembourser les frais qui sont la charge ordinaire des fruits.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui possède par violence ou clandestinement est toujours considéré comme possesseur de mauvaise foi quant aux fruits, lors même qu'il croirait à la légitimité de son titre.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="196">
                <ArticleTitle>196.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Tout possesseur, de bonne ou de mauvaise foi, doit être remboursé, par le revendiquant, des dépenses faites pour la conservation de la chose ou pour l'augmentation de sa valeur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Aucun possesseur n'a droit, en cette seule qualité, au remboursement des dépenses faites pour le pur agrément.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="197">
                <ArticleTitle>197.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans le cas des deux articles précédents, le possesseur de bonne foi jouit du droit de rétention de la chose, jusqu'à l'entier remboursement des dépenses faites pour la conservation ou pour l'augmentation de la valeur et auxquelles le revendiquant est condamné.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le possesseur de mauvaise foi n'en jouit que pour les dépenses de conservation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="198">
                <ArticleTitle>198.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la chose a subi des dégradations ou dépréciations imputables au possesseur, le possesseur de mauvaise foi est tenu d'en indemniser le propriétaire, dans tous les cas, et le possesseur de bonne foi seulement dans le cas et dans la mesure où il en est enrichi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="199">
                <ArticleTitle>199.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le possesseur a, pour retenir ou recouvrer la possession, les actions possessoires sous les distinctions portées aux articles suivants.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les actions possessoires sont de quatre sortes: l'action en complainte, celle en dénonciation de nouvel œuvre, celle en dénonciation de dommage imminent et celle en réintégrande.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="200">
                <ArticleTitle>200.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'action en complainte appartient au possesseur tant d'un immeuble que d'une universalité de meubles ou d'un meuble particulier qui éprouve un trouble de fait ou de droit impliquant une prétention contraire à sa possession.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elle tend à faire cesser le trouble ou à en obtenir la réparation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="201">
                <ArticleTitle>201.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La dénonciation de nouvel œuvre appartient au possesseur d'un immeuble, pour faire cesser ou modifier des travaux faits sur un fonds voisin et qui constitueraient un trouble à sa possession.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="202">
                <ArticleTitle>202.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La dénonciation de dommage imminent appartient au possesseur d'un immeuble qui a juste sujet de craindre un dommage provenant d'un fonds voisin, soit par la chûte d'un édifice, d'un arbre ou autre objet, soit par la rupture d'une digue, d'un réservoir ou d'un aqueduc, soit par l'emploi, sans les précautions nécessaires, du feu ou de matières inflammables ou explosibles.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elle tend à faire ordonner des mesures préventives contre le danger, ou à obtenir caution de la réparation du dommage éventuel.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="203">
                <ArticleTitle>203.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">L'action en complainte et celle en dénonciation de nouvel œuvre n'appartiennent qu'à celui qui a une possession civile, paisible et publique; en outre, pour un immeuble ou une universalité de meubles, la possession doit avoir duré depuis une année entière.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="204">
                <ArticleTitle>204.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">L'action en réintégrande appartient au possesseur qui a été dépossédé par voies de fait, par menaces ou par ruse, de tout ou partie d'un immeuble, d'une universalité de meubles ou d'un meuble particulier, pourvu que sa possession ne fût pas elle-même entachée d'un des mêmes vices, à l'égard du défendeur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Elle ne peut être exercée contre ceux qui ont succédé à titre particulier à la possession usurpée, à moins qu'ils n'aient participé aux actes illicites constituant l'usurpation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="205">
                <ArticleTitle>205.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'action en réintégrande et la dénonciation de dommage imminent appartiennent tant au possesseur précaire qu'au possesseur civil, lors même que la possession ne serait pas encore annale.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="206">
                <ArticleTitle>206.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les actions en complainte et en réintégrande ne sont recevables que dans l'année du trouble ou de l'usurpation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La dénonciation de nouvel œuvre est recevable tant que les travaux contestés ne sont pas terminés; après leur achèvement et même dès qu'ils constituent un trouble de la possession, il n'y a plus lieu qu'à l'action en complainte dans l'année du trouble.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La dénonciation de dommage imminent est admise tant que le danger subsiste.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="207">
                <ArticleTitle>207.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les actions possessoires ne peuvent être cumulées avec l'action pétitoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le juge de l'action possessoire ne peut fonder sa décision sur des motifs tirés du fond du droit des parties et de nature à le préjuger.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il ne peut non plus surseoir à statuer sur le possessoire, lors même que le pétitoire serait déjà pendant en justice.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="208">
                <ArticleTitle>208.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'action pétitoire est intentée par l'une ou l'autre des parties après que l'action possessoire a été portée, soit devant le même tribunal, soit devant un tribunal différent, il doit être sursis à la procédure au pétitoire jusqu'au jugement définitif sur le possessoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même si le défendeur à l'action pétitoire se porte, au cours du procès, demandeur au possessoire, comme il est prévu à l'article 210.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="209">
                <ArticleTitle>209.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui a formé une demande au pétitoire ne peut plus agir au possessoire à raison de faits antérieurs à la première demande, même en se désistant de celle-ci; mais il peut suivre, comme demandeur ou défendeur, sur une demande au possessoire déjà formée.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui a succombé définitivement au pétitoire est déchu du droit d'agir au possessoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="210">
                <ArticleTitle>210.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le défendeur, soit à l'action pétitoire, soit à une action possessoire, peut se porter reconventionnellement, demandeur au possessoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="211">
                <ArticleTitle>211.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'action possessoire est justifiée, le juge ordonnera, suivant les cas, la cessation du trouble, la restitution de la chose usurpée, la discontinuation ou la modification des travaux dénoncés ou les mesures préventives du dommage imminent; il condamnera, en même temps, le défendeur aux dommage-intérêts, s'il y a lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans le cas de dénonciation de dommage imminent, il peut aussi ordonner au défendeur de fournir caution pour le montant des dommages éventuels qu'il arbitrera.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="212">
                <ArticleTitle>212.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le demandeur qui a succombé au possessoire, peut encore agir au pétitoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Le défendeur qui a succombé au possessoire peut aussi agir au pétitoire, mais seulement après avoir satisfait aux condamnations portées contre lui. Si elles ne sont pas liquidées, il consignera au greffe une somme suffisante pour y satisfaire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="4">
              <SectionTitle>SECTION IV. DE LA PERTE DE LA POSSESSION.</SectionTitle>
              <Article Num="213">
                <ArticleTitle>Art. 213.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La possession se perd:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Par la cessation de l'intention de posséder pour soi-même ou pour autrui;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Par l'abandon volontaire ou légalement forcé de la détention de la chose ou de l'exercice du droit;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Par la prise de possession d'un tiers, même illégale, lorsqu'elle a duré plus d'une année, sans que l'action en complainte ou en réintégrande ait été exercée;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Par la destruction totale de la chose ou par la perte du droit qui fait l'objet de la possession.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="5">
            <ChapterTitle>CHAPITRE V. DES SERVITUDES FONCIÈRES.</ChapterTitle>
            <Section Num="0">
              <SectionTitle>DISPOSITION GÉNÉRALE.</SectionTitle>
              <Article Num="214">
                <ArticleTitle>Art. 214.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les servitudes foncières sont des charges établies sur un fonds, pour l'utilité d'un fonds appartenant à un autre propriétaire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elles sont établies par la loi ou par le fait de l'homme.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DES SERVITUDES ÉTABLIES PAR LA LOI.</SectionTitle>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ I. DES DROITS D'ACCÈS ET DE PASSAGE SUR LES FONDS VOISINS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="215">
                  <ArticleTitle>Art. 215.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Tout propriétaire peut obtenir l'accès sur le fonds voisin, pour la construction et la réparation de ses murs ou bâtiments placés sur la limite des fonds ou à une distance trop rapprochée pour qu'il puisse faire les travaux sur son propre fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="216">
                  <ArticleTitle>216.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Sauf le cas d'urgence ou de nécessité absolue, les travaux de construction ou de réparation ne doivent pas être faits à l'époque où ils pourraient nuire aux récoltes, ni en cas d'absence momentanée du propriétaire ou possesseur voisin.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En aucun cas, ils ne peuvent, sans le consentement du voisin, motiver l'accès dans sa maison d'habitation, même contiguë aux bâtiments demandant réparation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="217">
                  <ArticleTitle>217.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le voisin qui donne l'accès peut obtenir une indemnité mesurée sur le trouble à lui causé eu égard à la nature et à la durée des travaux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="218">
                  <ArticleTitle>218.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si un fonds se trouve enclavé dans un ou plusieurs autres fonds, de telle sorte qu'il ne puisse communiquer avec la voie publique, il devra lui être fourni un passage sur ces fonds, jusqu'à la voie publique, moyennant une double indemnité, comme il est dit ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Un fonds peut être considéré comme enclavé, quand il n'a de communication qu'avec un canal, une rivière ou la mer, ou lorsqu'il est notablement en contre-haut ou en contrebas de la voie publique.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="219">
                  <ArticleTitle>219.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le passage fourni doit être assez large pour l'emploi de voitures, si les besoins des habitants ou l'exploitation du fonds enclavé le requièrent, soit périodiquement, soit d'une façon permanente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas de désaccord des intéressés sur la nécessité du passage ou sur le mode et les conditions de son exercice, les tribunaux doivent concilier, autant que possible, les besoins du fonds enclavé et la commodité du passage avec le moindre dommage au fonds servant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="220">
                  <ArticleTitle>220.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les travaux d'établissement et d'entretien du passage sont à la charge du fonds enclavé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il est alloué une première indemnité, à payer une seule fois, au propriétaire du fonds traversé, s'il est nécessaire de supprimer ou modifier des constructions ou des plantations d'arbres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Une autre indemnité est due annuellement pour la diminution de l'usage ou des cultures et pour la dépréciation permanente causée au fonds servant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="221">
                  <ArticleTitle>221.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le passage et l'indemnité annuelle cessent d'être dus respectivement, dès que l'enclave a cessé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire du fonds dominant peut toujours renoncer au passage et s'affranchir de son obligation corrélative, en payant six mois non échus de l'annuité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="222">
                  <ArticleTitle>222.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les parties peuvent, à leur gré, régler en capital l'indemnité du dommage permanent causé par le passage ou le rachat de l'indemnité annuelle.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Dans l'un et l'autre cas, si l'enclave vient à cesser, le capital est restituable en entier à moins de convention différente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="223">
                  <ArticleTitle>223.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'enclave résulte de la cession partielle d'un fonds ou d'un partage entre copropriétaires, le passage est dû, sans indemnité, par le cédant ou le copartageant, et il cesse de même avec la création d'une voie publique faisant cesser l'enclave.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DE L'ÉCOULEMENT DE L'USAGE ET DE LA CONDUITE DES EAUX.</SubsectionTitle>
                <Article Num="224">
                  <ArticleTitle>Art. 224.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les propriétaires des fonds inférieurs sont assujettis à recevoir les eaux pluviales ou de sources qui découlent naturellement des fonds supérieurs, sans que la main de l'homme y ait contribué.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même si l'écoulement des eaux a été créé ou modifié par des travaux de main d'homme remontant à plus de trente ans ou à une époque inconnue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="225">
                  <ArticleTitle>225.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, par la rupture de digues, ou d'autres ouvrages destinés à contenir les eaux, ou par des encombrements d'aqueducs ou canaux, il se produit sur le fonds supérieur des débordements qui aggravent l'écoulement ou en modifient la direction, les propriétaires inférieurs peuvent faire la dénonciation de dommage imminent et faire les réparations aux frais du propriétaire supérieur, conformément aux articles 202 et 211.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, par accident, le cours des eaux se trouve obstrué sur les fonds inférieurs, le propriétaire supérieur peut faire à ses frais les travaux nécessaires pour rétablir l'écoulement normal; mais il n'en est pas tenu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="226">
                  <ArticleTitle>226.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les propriétaires ne peuvent disposer leurs toits ou terrasses de telle façon que l'eau pluviale tombe directement sur le fonds voisin.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="227">
                  <ArticleTitle>227.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le propriétaire d'une source peut en user à son gré et même ne pas abandonner au voisin, l'excédant d'eau qui s'écoulait naturellement chez celui-ci; sauf ce qui est dit à l'article suivant et à l'article 276, et ce qui est statué par les lois administratives sur l'exploitation et la jouissance des eaux minérales.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="228">
                  <ArticleTitle>228.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les eaux de la source sont nécessaires aux usages domestiques des habitants d'un hameau tcho ou son ou un hameau, le propriétaire est tenu de laisser s'écouler la portion de ces eaux qui ne lui est pas utile.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le tcho ou son peut même, à ses frais, faire exécuter sur le fonds les travaux nécessaires à la réunion et à la conduite des eaux, pourvu qu'ils ne causent pas de dommage permanent au fonds et moyennant indemnité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le tcho ou son doit, en outre, une indemnité pour l'usage des eaux, s'il n'a pas été déjà exercé gratuitement pendant trente ans.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="229">
                  <ArticleTitle>229.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les riverains d'un fossé, d'un cours d'eau, d'un canal ou d'un étang, ayant la propriété du lit peuvent se servir de l'eau pour les usages domestiques, pour l'irrigation de leurs terres ou pour leur industrie, mais sans en modifier le cours ou la largeur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire d'un fonds traversé par une eau de la même nature peut en dériver le cours dans l'intérieur de son fonds, pour les mêmes besoins, mais à la charge de la rendre à son cours naturel, à la sortie de son fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et autre cas, les riverains ont le droit de pêche, en se conformant aux règlements locaux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Un riverain ne peut élever de digues de son côté, s'il en doit résulter un dommage pour le riverain opposé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="230">
                  <ArticleTitle>230.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans les deux cas prévus à l'article précédent, s'il y a contestation de la part des riverains ou des propriétaires inférieurs auxquels ces eaux peuvent être utiles, les tribunaux statueront, en tenant compte des usages locaux et en conciliant les besoins de l'hygiène domestique avec les intérêts de l'agriculture et de l'industrie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="231">
                  <ArticleTitle>231.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La police des eaux de la nature qui précède appartient à l'autorité locale, laquelle peut prescrire les mesures nécessaires, tant pour leur libre écoulement que pour leur conservation et pour celle du poisson.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="232">
                  <ArticleTitle>232.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'usage et la police des eaux faisant partie du domaine public ou privé, général ou local sont réglés par les lois administratives.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="233">
                  <ArticleTitle>233.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Tout propriétaire qui a le droit d'user d'eaux naturelles ou artificielles situées en dehors de son fonds, peut en exiger, moyennant indemnité, le passage à travers les fonds intermédiaires supérieurs, tant pour l'industrie que pour l'irrigation et les usages domestiques.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="234">
                  <ArticleTitle>234.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les propriétaires des fonds inférieurs sont tenus de fournir le passage, soit jusqu'à la voie publique, soit jusqu'à un égoût ou un cours d'eau public, pour l'écoulement des eaux provenant de l'asséchement des terres submergées, et pour l'évacuation des eaux surabondantes, après leur usage domestique, agricole ou industriel.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le passage des eaux altérées par les usages domestiques, agricoles ou industriels, ne pourra être exigé que souterrainement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="235">
                  <ArticleTitle>235.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le passage sera pris, autant que possible, dans les lieux où il doit être le moins dommageable aux fonds servants.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans aucun cas, il ne pourra être exigé à travers les bâtiments, ni les cours ou jardins attenant aux habitations.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="236">
                  <ArticleTitle>236.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'établissement et l'entretien des travaux nécessaires au passage des eaux seront exécutés aux frais du propriétaire dans l'intérêt duquel ils sont faits.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="237">
                  <ArticleTitle>237.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le propriétaire du fonds servant peut exiger que le passage des eaux, soit pour l'arrivée, soit pour la sortie, se fasse, en tout ou en partie, dans les canaux existant déjà sur son fonds, si les eaux qui y passent déjà ne sont pas de nature à nuire à celles destinées au fonds dominant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Réciproquement, il peut, sous les mêmes conditions, demander à se servir, pour le passage de ses eaux, des ouvrages faits sur son fonds par le propriétaire du fonds dominant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et l'autre cas, celui qui use des ouvrages faits par l'autre contribue aux dépenses d'établissement et d'entretien, proportionnellement à son avantage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="238">
                  <ArticleTitle>238.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si un propriétaire ayant le droit d'user d'une eau courante, conformément au Ier alinéa de l'article 229, a besoin d'élever les eaux par un barrage, il peut l'appuyer sur la rive opposée, moyennant une indemnité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire de la rive opposée qui a le droit d'user des mêmes eaux, peut utiliser ledit barrage à son profit, en participant à la dépense comme il est dit à l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DU BORNAGE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="239">
                  <ArticleTitle>Art. 239.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Tous propriétaires voisins peuvent se contraindre respectivement à la délimitation de leurs propriétés contiguës, au moyen de signes indicatifs, tels que pierres, arbres ou poteaux, d'après l'usage des lieux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="240">
                  <ArticleTitle>240.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'action en bornage n'a pas lieu pour les bâtiments, ni pour les terrains enclos en maçonnerie, en charpente ou autrement; il en est de même des terrains séparés l'un de l'autre par un chemin ou un cours d'eau publics.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="241">
                  <ArticleTitle>241.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'action en bornage est imprescriptible, tant que les fonds contigus n'ont pas été délimités, soit à l'amiable, soit judiciairement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Néanmoins, si l'un des voisins se prévaut de la prescription acquisitive ou seulement d'une possession annale de tout ou partie du terrain au profit duquel le bornage est réclamé, le demandeur devra préalablement agir en revendication ou en réintégrande.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="242">
                  <ArticleTitle>242.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les limites sont incertaines ou contestées, le bornage se fait d'après la contenance et les limites portées aux titres de propriété ou, à défaut de titres, d'après les autres preuves ou documents qui suffisent à les suppléer.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il y a contestation sur le droit de propriété, il y est statué préalablement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="243">
                  <ArticleTitle>243.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le bornage est fait à l'amiable entre toutes les parties intéressées, il en est dressé acte, et ledit acte vaut titre définitif pour et contre elles, quant à la contenance et aux limites respectives de leurs fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut d'accord mutuel, il est rendu un jugement déterminant lesdites contenances et limites, avec plan annexé; les bornes y sont indiquées avec la mention de leur distance, tant entre elles que par rapport à des points fixes de la localité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="244">
                  <ArticleTitle>244.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le coût et la pose des pierres, arbres ou poteaux et les frais d'actes ou de procédure sont, par portions égales, à la charge des voisins. Toutefois, les frais de procédure spécialement relatifs à une contestation jugée mal fondée sont à la charge de la partie perdante.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les frais d'arpentage sont supportés proportionnellement à l'étendue des fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DE LA CLÔTURE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="245">
                  <ArticleTitle>Art. 245.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Tout propriétaire peut clore son fonds à la hauteur et avec les matériaux qu'il juge à propos; néanmoins si le fonds est soumis à une servitude légale ou du fait de l'homme, autorisant l'accès ou le passage du voisin, la faculté d'exercer la servitude doit être ménagée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="246">
                  <ArticleTitle>246.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque des terrains, formant cours ou jardins entre des habitations ou des bâtiments d'exploitation agricole ou industrielle, appartiennent à des propriétaires différents, chacun d'eux peut, contraindre son voisin à contribuer à une clôture séparative.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut d'accord, la clôture ne pourra être exigée qu'en planches minces ou en bambous juxtaposés.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La hauteur sera de six pieds, au moins, à partir de la surface de la ligne séparative.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="247">
                  <ArticleTitle>247.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'établissement, l'entretien et la réparation de la clôture se feront à frais communs et pour moitié par chacun.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Néanmoins, l'un des voisins peut faire une clôture avec de meilleurs matériaux ou à une plus grande hauteur que ce qui est prescrit ci-dessus; dans ce cas, il paye seul la différence du prix de construction et supporte en entier les frais d'entretien et de réparation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="248">
                  <ArticleTitle>248.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la clôture a été faite ou réparée par l'un des voisins, sans qu'il ait mis l'autre en demeure d'y contribuer, il ne pourra exiger la participation de celui-ci à la dépense.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="5">
                <SubsectionTitle>§ V. DE LA MITOYENNETÉ.</SubsectionTitle>
                <Article Num="249">
                  <ArticleTitle>Art. 249.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'une clôture, de quelque nature qu'elle soit, a été faite à frais communs et sur la ligne séparative des fonds, soit en vertu de l'obligation déterminée au § précédent, soit volontairement et d'un commun accord, elle appartient, en mitoyenneté avec le sol qui la supporte, à chacun des voisins.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même des murs de quelque nature qu'ils soient, séparant les bâtiments respectifs des voisins, des fossés creusés ou des haies, vives ou sèches établis à frais communs sur la ligne divisoire des terrains contigus.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="250">
                  <ArticleTitle>250.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toute clôture ou séparation de terrains ou de bâtiments, de quelque nature qu'elle soit, occupant la ligne séparative, est présumée mitoyenne, comme ayant été faite à frais communs, s'il n'y a preuve du contraire en faveur d'un seul des voisins, soit par titre écrit, soit par témoins, soit par la prescription de trente ans, ou par un des signes matériels de non-mitoyenneté, désignés ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="251">
                  <ArticleTitle>251.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A défaut de preuve directe ou de prescription établissant la propriété exclusive d'un des voisins, les signes qui font présumer la non-mitoyenneté, sont:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Pour les murs en maçonnerie en pierre, ou en brique, l'existence sur un seul côté, soit d'un plan incliné, soit de saillies, ouvertures, ouvrages ou ornements quelconques;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Pour les clôtures en planches ou en bambous, la circonstance que les poteaux de soutènement sont exclusivement d'un seul côté;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Pour les fossés, le rejet de la terre d'un seul côté.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Pour les haies vives ou sèches, la circonstance qu'un seul des fonds est clos de tous côtés.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans ces quatre cas, la propriété exclusive est présumée appartenir à celui des voisins du côté duquel sont les signes indicatifs ou qui est seul entièrement clos.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="252">
                  <ArticleTitle>252.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'un mur, séparant deux bâtiments d'inégale hauteur, la présomption de mitoyenneté cesse pour la partie dont le mur le plus élevé excède l'autre bâtiment.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La présomption n'a lieu pour aucune partie, si le mur ne soutient qu'un seul bâtiment.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="253">
                  <ArticleTitle>253.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il se rencontre, tout à la fois, dans une même clôture ou autre ouvrage séparatif de deux fonds, des signes de mitoyenneté et de non-mitoyenneté, les tribunaux apprécieront, d'après les circonstances, si la propriété en est commune aux deux voisins ou exclusive pour un seul.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="254">
                  <ArticleTitle>254.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La réparation et l'entretien de la séparation mitoyenne sont à la charge des copropriétaires, par égale portion, à moins que les dégradations ne proviennent du fait d'un seul.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, s'il ne s'agit pas des clôtures obligatoires d'après l'article 246, chacun peut se soustraire à la charge de l'entretien et de la réparation, en renonçant au droit de mitoyenneté, pourvu qu'il ne s'agisse pas d'un mur soutenant un bâtiment qui lui appartienne et sauf à payer les réparations déjà nécessitées par son fait.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="255">
                  <ArticleTitle>255.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Chacun des voisins peut user de la séparation mitoyenne, suivant sa nature et sa destination, de façon toutefois à ne pas en compromettre la solidité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Chacun peut appuyer un bâtiment au mur mitoyen, en y enfonçant des poutres jusqu'aux trois quarts de son épaisseur, en y adossant une cheminée ou en faisant passer des tuyaux pour la fumée, l'eau ou le gaz, ou pour les autres usages domestiques ou industriels, si la nature et l'épaisseur du mur le permettent; mais, il ne peut y pratiquer d'ouvertures, ni même de simples enfoncements pour l'usage des appartements.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Tout copropriétaire peut aussi exhausser le mur mitoyen, si la solidité du mur le permet, ou en faisant à ses frais les travaux de confortation ou de reconstruction; dans ce cas, la partie exhaussée n'est pas mitoyenne.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Chacun des voisins peut conduire dans le fossé mitoyen les eaux pluviales, industrielles ou ménagères.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'une haie vive, chacun profite pour moitié de la taille et peut demander l'abattage des arbres à haute tige qui s'y trouveraient.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="256">
                  <ArticleTitle>256.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si un mur en pierre ou en briques, entourant des terrains ou séparant des bâtiments, a été construit par un seul des voisins, en bordure de la ligne séparative ou à une distance moindre d'un pied, l'autre voisin peut toujours requérir la cession de la mitoyenneté en payant la moitié de la valeur des matériaux et de la main d'œuvre au prix qu'ils valent alors; il en est de même pour l'exhaussement du mur opéré conformément au 3e alinéa de l'article précédent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le voisin qui requiert la cession de la mitoyenneté peut exiger seulement sur le sol qui supporte la clôture ou les murs et sur le terrain qui se trouve entre ladite clôture et la ligne séparative un droit de superficie, pour lequel il payera, tant que dureront les constructions, une redevance périodique fixée par experts.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Celui qui a acquis la mitoyenneté d'un mur, conformément au présent article peut en user comme il est dit à l'article précédent; mais, il ne peut faire fermer les ouvertures qui s'y trouvent, si elles ont été établies comme servitudes de vue par le fait de l'homme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard des séparations de bâtiments et des murs de clôtures faits autrement qu'en pierre ou en briques, des haies, fossés ou remblais, la mitoyenneté n'en peut résulter que d'un établissement originaire à frais communs ou d'une cession volontaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="257">
                  <ArticleTitle>257.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Tout propriétaire qui veut construire un bâtiment avec des matériaux autres que des pierres ou des briques doit laisser entre son bâtiment et la ligne séparative une distance déterminée par l'usage local.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Faute par lui d'observer cette distance, le voisin peut, au cours des travaux, intenter l'action possessoire en dénonciation de nouvel œuvre conformément à l'article 201.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, après l'achèvement des travaux, le voisin veut lui-même faire une construction qui exige une distance plus grande que celle déterminée par l'usage local, il pourra exiger du premier constructeur une indemnité à raison de ce dont il s'est retiré en deçà de ladite distance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="6">
                <SubsectionTitle>§ VI. DES VUES ET DES JOURS DE TOLÉRANCE SUR LA PROPRIÉTÉ D'AUTRUI.</SubsectionTitle>
                <Article Num="258">
                  <ArticleTitle>Art. 258.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les bâtiments ne pourront avoir de vues droites ou directes sur la propriété d'autrui, au moyen de fenêtres d'aspect, balcons ou vérandas (engawa), s'il n'y a une distance d'au moins trois pieds de la ligne séparative des deux fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La distance se calcule, par un angle droit, entre la ligne séparative et la partie la plus avancée des fenêtres ou des vérandas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="259">
                  <ArticleTitle>259.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si la distance prescrite à l'article précédent ne peut être observée sans inconvénients, les ouvertures devront être masquées par un auvent, sans toutefois que ledit auvent puisse avancer au-dessus de la ligne séparative.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas d'impossibilité d'établir un auvent, il ne pourra être pratiqué que des jours de tolérance, dont la partie inférieure sera à six pieds au moins au-dessus du plancher, avec grillage, dont les mailles auront un pouce d'écartement au plus.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire voisin pourra même, dans ce cas, exiger un auvent, s'il consent à ce que ledit auvent excède la ligne séparative d'un pied ou davantage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="260">
                  <ArticleTitle>260.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions des deux articles précédents relatives à la liberté des vues ou jours ne sont pas applicables lorsque la partie du fonds voisin faisant face aux constructions est elle-même une construction sans ouvertures.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="7">
                <SubsectionTitle>§ VII. DES DISTANCES REQUISES POUR CERTAINS OUVRAGES.</SubsectionTitle>
                <Article Num="261">
                  <ArticleTitle>Art. 261.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le propriétaire qui veut creuser dans son fonds, soit un puits ou une citerne, soit une fosse pour recevoir des eaux ménagères ou des matières fécales ou stercorales, doit laisser une distance d'au moins six pieds de la ligne séparative; sans préjudice des travaux nécessaires pour empêcher l'éboulement des terres ou les infiltrations.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La distance sera réduite à trois pieds, s'il s'agit d'une cave sèche et couverte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il ne s'agit que d'une rigole, d'un caniveau ou d'un simple fossé, destinés au passage des eaux, la distance devra être égale à la moitié au moins de leur profondeur, sans qu'elle doive néanmoins excéder trois pieds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le fossé devra être taillé en talus du côté de la ligne séparative ou soutenu par un revêtement en pierre ou en bois.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="262">
                  <ArticleTitle>262.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il n'est pas permis de planter ou d'avoir à une distance moindre de six pieds de la ligne séparative des arbres ou bambous ayant plus de trois ken de hauteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les arbres ou bambous ayant moins de trois ken et plus d'un ken de hauteur devront être à la distance de deux pieds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres arbres, ou bambous d'une taille moindre pourront joindre immédiatement la ligne séparative.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tous les cas, le voisin pourra requérir le propriétaire desdits arbres d'élaguer les branches qui dépasseraient la ligne séparative; il pourra lui-même couper les racines qui pénétreraient dans son fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions de l'article précédent et du présent article sont applicables, lors même que la séparation des deux fonds serait mitoyenne.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="263">
                  <ArticleTitle>263.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions des deux articles précédents ne sont pas obligatoires s'il existe des usages différents, lesquels seront observés.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="264">
                  <ArticleTitle>264.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conditions requises, dans l'intérêt du voisinage, pour l'exercice des industries dangereuses, insalubres ou incommodes, sont déterminées par les lois administratives.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="8">
                <SubsectionTitle>DISPOSITION COMMUNE AUX PARAGRAPHES PRÉCÉDENTS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="265">
                  <ArticleTitle>Art. 265.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions de la présente Section sont applicables, activement, et passivement à l'Etat, aux fu ou ken, aux shi, tchô ou son, pour leurs biens privés ou pour ceux du domaine public.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, ces derniers ne sont pas soumis, au droit d'aqueduc ni à la réquisition de la mitoyenneté.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DES SERVITUDES ÉTABLIES PAR LE FAIT DE L'HOMME.</SectionTitle>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ Ier DE LA NATURE DES SERVITUDES ET DE LEURS DIVERSES ESPÈCES.</SubsectionTitle>
                <Article Num="266">
                  <ArticleTitle>Art. 266.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les propriétaires voisins peuvent établir toutes espèces de servitudes foncières, au profit et à la charge de leurs fonds, pourvu qu'elles ne soient pas contraires à l'ordre public.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="267">
                  <ArticleTitle>267.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes foncières restent attachées accessoirement aux fonds, tant activement que passivement, en quelques mains qu'ils passent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes actives ne peuvent être cédées, louées ni hypothéquées séparément du fonds dominant; elles ne peuvent non plus être grevées d'une autre servitude.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="268">
                  <ArticleTitle>268.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont indivisibles, en ce sens que si les fonds appartiennent à plusieurs par indivis, l'un d'eux ne peut, pour sa part, priver le fonds dominant de la servitude, ni en affranchir le fonds servant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">De même, en cas de partage ou de cession partielle des fonds, les servitudes affectent indivisiblement chaque partie du fonds servant ou profitent à chaque partie du fonds dominant; sauf le cas où elles ne pourraient s'exercer utilement que sur une partie du fonds servant ou ne procureraient d'avantage qu'à une partie du fonds dominant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="269">
                  <ArticleTitle>269.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire du fonds dominant peut exercer les actions confessoires, tant possessoires que pétitoires, au sujet des servitudes qu'il soutient lui appartenir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Réciproquement, le propriétaire du fonds prétendu servant peut exercer les actions négatoires, tant possessoires que pétitoires, pour prévenir ou faire cesser l'exercice des servitudes qu'il conteste.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="270">
                  <ArticleTitle>270.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions des trois articles précédents sont applicables aux servitudes établies par la loi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="271">
                  <ArticleTitle>271.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Continues ou discontinues,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Apparentes ou non apparentes,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Positives ou négatives.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="272">
                  <ArticleTitle>272.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont continues, lorsqu'elles procurent au fonds dominant une utilité permanente ou grèvent sans interruption le fonds servant, par la seule disposition des lieux et sans qu'il soit besoin du fait de l'homme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elles sont discontinues, lorsque, pour être utiles au fonds dominant, elles ont besoin du fait actuel de l'homme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="273">
                  <ArticleTitle>273.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont apparentes, lorsqu'elles se révèlent par des ouvrages extérieurs ou par des signes visibles et Elles sont non apparentes dans le cas contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="274">
                  <ArticleTitle>274.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont positives:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsqu'elles autorisent le propriétaire d'un fonds à tirer quelque avantage du fonds d'autrui;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsqu'elles l'autorisent à faire sur son propre fonds quelque ouvrage que la loi interdit, en général, dans l'intérêt des voisins.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elles sont négatives:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsque le propriétaire d'un fonds peut interdire au voisin de faire sur son propre fonds un des actes permis, en général, aux propriétaires;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsqu'un propriétaire peut s'abstenir de faire ou de souffrir sur son propre fonds un des actes que le droit commun ordonne d'y accomplir ou d'y permettre dans l'intérêt des voisins.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DE L'ÉTABLISSEMENT DES SERVITUDES.</SubsectionTitle>
                <Article Num="275">
                  <ArticleTitle>275.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutes les servitudes peuvent être établies par convention ou par testament.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et l'autre cas seront observées les règles ordinaires des aliénations de droits réels immobiliers, pour leur validité, tant entre les parties qu'à l'égard des tiers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="276">
                  <ArticleTitle>276.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La présomption d'acquisition légitime attachée à la prescription au sujet de la propriété immobilière ne s'applique qu'aux servitudes continues et apparentes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'une prise d'eau tirée du fonds voisin, le temps de la prescription ne compte qu'à partir du moment où le propriétaire qui l'invoque a fait, soit sur son fonds, soit sur le fonds servant, des ouvrages destinés à recueillir et conduire les eaux pour son avantage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="277">
                  <ArticleTitle>277.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes continues et apparentes sont considérées comme établies par la destination du propriétaire, lorsqu'entre deux fonds actuellement séparés, mais ayant primitivement appartenu à un seul propriétaire, il existait une disposition des lieux constitutive de cette sorte de servitude, et si, lors de la séparation des fonds, il n'a été rien fait ni stipulé qui modifie cet état de choses.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="278">
                  <ArticleTitle>278.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes discontinues et les servitudes non apparentes ne peuvent être établies que par l'un des deux titres prévus à l'article 275.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="279">
                  <ArticleTitle>279.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire du fonds prétendu dominant sera dispensé de fournir une preuve directe de la constitution de la servitude, par l'un des modes ci-dessus énoncés, s'il peut produire un acte émanant du propriétaire du fonds servant ou de l'un de ses prédécesseurs et portant reconnaissance de la servitude.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DE L'EFFET DES SERVITUDES.</SubsectionTitle>
                <Article Num="280">
                  <ArticleTitle>Art. 280.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le droit de servitude légalement acquis emporte les droits et facultés accessoires nécessaires à son exercice, d'après sa nature.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Au surplus, si la servitude a été établie par convention ou par testament, les règles générales sur l'interprétation des conventions et des testaments seront observées; si elle est fondée sur la prescription, son étendue se mesure sur celle de la possession effective; si la servitude résulte de la destination du propriétaire, son étendue se détermine d'après l'intention présumée du constituant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="281">
                  <ArticleTitle>281.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas d'une servitude de passage, de prise d'eau, continue ou discontinue, de pacage ou de prise de matériaux, si le titre constitutif ou une convention postérieure ne détermine pas les quantités qui pourront être prises, ni le temps, le lieu ou le mode d'exercice de la servitude, l'une des parties pourra toujours demander au tribunal de les fixer contradictoirement avec l'autre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans ce règlement, le tribunal tiendra compte des besoins respectifs des deux fonds et s'éclairera des résultats de l'exercice antérieur de la servitude.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="282">
                  <ArticleTitle>282.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire du fonds assujetti à une prise d'eau n'est responsable du manque d'eau que si elle résulte de son fait.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas d'insuffisance de l'eau pour les besoins des deux fonds, la priorité appartient aux usages personnels et domestiques, ensuite, aux besoins agricoles avant les besoins industriels; le tout, proportionnellement à l'importance des fonds.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il y a plusieurs fonds dominants, ils concourent à l'usage de l'eau pour les besoins domestiques; à l'égard des besoins agricoles et industriels, la préférence appartient à celui des fonds dont le droit est antérieur en date.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="283">
                  <ArticleTitle>283.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Celui auquel appartient une servitude ne peut changer le mode, le temps ni le lieu de son exercice régulièrement fixés, sans le consentement du propriétaire du fonds servant, à moins que celui-ci n'en doive éprouver aucun dommage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>De son côté, si le propriétaire du fonds servant a un intérêt légitime à un pareil changement, sans que le propriétaire du fonds dominant en éprouve aucun dommage, il peut le demander.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="284">
                  <ArticleTitle>284.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si l'établissement de la servitude nécessite certains ouvrages, ils sont à la charge du propriétaire du fonds dominant, à moins qu'il n'ait été stipulé qu'ils seront à la charge du constituant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="285">
                  <ArticleTitle>285.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'entretien et la réparation des ouvrages relatifs à l'exercice de la servitude sont également à la charge du propriétaire du fonds dominant, à moins que les réparations ne soient devenues nécessaires par la faute du propriétaire du fonds servant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>On peut aussi convenir que l'entretien et la réparation seront à la charge du propriétaire du fonds servant; mais, dans ce cas, celui-ci peut toujours s'affranchir de ladite charge en abandonnant au propriétaire du fonds dominant la partie du fonds servant sur laquelle porte la servitude.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="286">
                  <ArticleTitle>286.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le propriétaire du fonds servant peut exercer toutes les facultés légales inhérentes à la propriété, en tant qu'il n'en résulte aucun obstacle à l'exercice de la servitude ni aucune diminution de son utilité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il peut même utiliser les ouvrages établis sur son fonds pour l'exercice de la servitude, en contribuant aux dépenses d'établissement ou d'entretien, proportionnellement à l'utilité respective qu'il en tire et à l'aggravation de frais qui en peut résulter.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DE L'EXTINCTION DES SERVITUDES.</SubsectionTitle>
                <Article Num="287">
                  <ArticleTitle>Art. 287.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes s'éteignent:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'expiration du laps de temps pour lequel elles ont été constituées,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la résolution, la rescision ou la révocation du titre constitutif ou des droits du constituant,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par l'expropriation du fonds servant pour cause d'utilité publique,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la renonciation,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="5">
                      <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par la confusion,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="6">
                      <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Par le non-usage pendant trente ans.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les servitudes sont présumées éteintes au profit du tiers qui a possédé le fonds sans connaître l'existence des servitudes, sous les conditions requises pour la prescription relative à la propriété immobilière.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="288">
                  <ArticleTitle>288.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La renonciation à la servitude doit être expresse; toutefois, si les ouvrages exécutés sur le fonds servant pour l'exercice d'une servitude continue ont été détruits ou mis hors d'usage, du consentement exprès du propriétaire du fonds dominant et sans réserves, la servitude est réputée éteinte par renonciation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La renonciation n'est valable que si le renonçant a la capacité d'aliéner ses droits immobiliers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="289">
                  <ArticleTitle>289.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La servitude est éteinte par confusion, lorsque le fonds dominant et le fonds servant sont réunis dans les mêmes mains; toutefois, si l'acte qui a opéré la réunion des fonds est judiciairement révoqué, résolu ou rescindé, la servitude est considérée comme n'ayant jamais été éteinte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'une servitude continue et apparente et que les fonds soient de nouveau séparés, la servitude renaît, conformément à l'article 277.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="290">
                  <ArticleTitle>290.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La servitude est éteinte par le non-usage, lorsque le propriétaire du fonds dominant a, volontairement ou non, laissé écouler trente ans sans exercer la servitude.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les trente ans se comptent à partir du dernier acte d'usage, s'il s'agit d'une servitude discontinue, et à partir du moment où il est survenu un obstacle matériel au fonctionnement spontané de la servitude, si elle est continue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'obstacle à l'usage de la servitude provient d'un accident arrivé sur le fonds servant, le propriétaire du fonds dominant peut rétablir, à ses frais, l'ancien état de choses; le rétablissement se fera aux frais du propriétaire du fonds servant, si l'obstacle provient de son fait.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="291">
                  <ArticleTitle>291.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le fonds dominant est indivis entre plusieurs, l'exercice de la servitude par un seul des co-propriétaires conserve le droit des autres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Au surplus, les règles relatives à la suspension ou à l'interruption de la prescription libératoire sont applicables au non-usage des servitudes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="292">
                  <ArticleTitle>292.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'étendue des avantages conférés par la servitude peut être diminué quant au mode, quant au temps et quant au lieu de son exercice, par l'effet du non-usage ou de la prescription.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
          </Chapter>
        </Subpart>
        <Subpart Num="2">
          <SubpartTitle>DEUXIEME PARTIE. DES DROITS PERSONNELS ET DES OBLIGATIONS.</SubpartTitle>
          <Chapter Num="0">
            <ChapterTitle>DISPOSITIONS GÉNÉRALES.</ChapterTitle>
            <Article Num="293">
              <ArticleTitle>Art. 293.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Le droit personnel ou de créance, est toujours corrélatif à une obligation.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>L'obligation est un lien de droit positif ou naturel qui astreint une ou plusieurs personnes à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose, envers une ou plusieurs autres personnes déterminées.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Celui qui est obligé s'appelle débiteur; celui au profit duquel l'obligation existe s'appelle créancier.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="294">
              <ArticleTitle>294.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les obligations de droit positif, ou civiles, sont celles à l'exécution desquelles le débiteur peut être contraint par toutes les voies autorisées par les lois.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les obligations naturelles n'engendrent pas d'action.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
          </Chapter>
          <Chapter Num="1">
            <ChapterTitle>CHAPITRE PREMIER. DES CAUSES DES OBLIGATIONS.</ChapterTitle>
            <Section Num="0">
              <SectionTitle>DISPOSITION GÉNÉRALE.</SectionTitle>
              <Article Num="295">
                <ArticleTitle>Art. 295.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les obligations naissent:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Des conventions,</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>D'un enrichissement indû,</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>D'un dommage injuste,</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Des dispositions de la loi.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DES CONVENTIONS.</SectionTitle>
              <Article Num="296">
                <ArticleTitle>Art. 296.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La convention est l'accord de deux ou plusieurs volontés, dans le but de créer, de transférer, de modifier ou d'éteindre un droit, soit réel, soit personnel.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La convention prend le nom de contrat, lorsqu'elle a pour objet principal la création d'un droit personnel.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ I. DES DIVERSES ESPÈCES DE CONVENTIONS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="297">
                  <ArticleTitle>Art 297.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont bilatérales ou unilatérales.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est bilatérale ou synallagmatique, lorsque les parties s'obligent réciproquement;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est unilatérale, lorsqu'une des parties s'oblige seule envers l'autre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="298">
                  <ArticleTitle>298.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont à titre onéreux ou à titre gratuit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est à titre onéreux, quand chacune des parties fait un sacrifice en faveur de l'autre ou en faveur d'un tiers;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est à titre gratuit, quand l'une des parties reçoit un avantage de l'autre, sans en fournir aucun, de son côté.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="299">
                  <ArticleTitle>299.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont consensuelles ou réelles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est consensuelle, quand elle n'exige pour sa formation que le consentement des parties;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est réelle, quand elle exige, outre le consentement, la livraison de la chose qui en fait l'objet.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="300">
                  <ArticleTitle>300.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont solennelles ou non solennelles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est solennelle, quand le consentement doit y être donné dans un acte authentique;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est non solennelle dans tous les autres cas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="301">
                  <ArticleTitle>301.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont fermes ou aléatoires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est ferme, lorsque, dès la convention, son existence et ses effets sont certains;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est aléatoire, lorsque son existence ou tout ou partie de ses effets sont subordonnés à un événement du hasard.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="302">
                  <ArticleTitle>302.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont principales ou accessoires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est principale, lorsque son existence est indépendante de celle d'une autre convention;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est accessoire dans le cas contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La nullité de la convention principale entraîne celle de la convention accessoire, à moins que la convention accessoire n'ait eu pour but de suppléer à la nullité de la convention principale.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La nullité de la convention accessoire n'entraîne celle de la convention principale que si les parties avaient considéré les deux conventions comme indivisibles.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="303">
                  <ArticleTitle>303.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions sont nommées ou innommées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions nommées sont celles qui ont une dénomination propre et sont l'objet de règles particulières dans le présent Code ou dans le Code de Commerce; elles sont aussi régies par les règles de la présente Partie, pour tous les cas à l'égard desquels il n'est pas autrement statué par les règles qui les concernent;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions innommées sont soumises aux présentes règles générales; les règles particulières des conventions nommées peuvent aussi être appliquées aux conventions innommées qui ont le plus d'analogie avec les premières.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DES CONDITIONS D'EXISTENCE ET DE VALIDITÉ DES CONVENTIONS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="304">
                  <ArticleTitle>Art. 304.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Trois conditions sont nécessaires à l'existence des conventions en général:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Le consentement des parties ou de leur représentant,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Un objet certain, et dont les particuliers aient la disposition,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Une cause vraie et licite.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conventions solennelles n'existent que si, en outre, la solennité requise a été observée, et les conventions réelles, s'il y a eu tradition de la chose qui doit être restituée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="305">
                  <ArticleTitle>305.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Indépendamment des conditions nécessaires à l'existence de la convention, deux autres conditions sont requises pour sa validité:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>L'absence d'erreur ou de violence viciant le consentement,</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>La capacité des parties ou leur valable représentation.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="306">
                  <ArticleTitle>306.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le consentement est l'accord des volontés de toutes les parties qui figurent dans la convention comme intéressées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le défaut de consentement de l'une d'elles empêche la convention de se former, même entre les autres, à moins qu'il n'y ait preuve d'une intention différente.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="307">
                  <ArticleTitle>307.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le consentement peut être donné par écrit, verbalement, ou même par signe; pourvu, dans ce dernier cas, qu'il y ait eu obstacle à une autre forme d'adhésion et qu'il y ait preuve certaine de la volonté parfaite de la partie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le consentement peut aussi être tacite, d'après les circonstances.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="308">
                  <ArticleTitle>308.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Une offre de convention faite à distance, sans délai exprès ou tacite pour l'acceptation, peut être valablement rétractée tant qu'il n'y a pas eu expédition de l'acceptation; si l'acceptation a été expédiée avant que la rétractation parvienne au destinataire, l'acceptation est valable et la rétractation est nulle.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si un délai a été expressément ou tacitement assigné à l'acceptation, l'offre ne peut être rétractée pendant ce délai, à moins que la rétractation n'arrive avant l'offre ou l'assignation du délai, ou en même temps.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le même cas d'assignation d'un délai, l'offre prend fin par la seule expiration du délai, s'il n'y a pas eu acceptation auparavant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'acceptation de l'offre peut être rétractée si la rétractation en parvient à l'auteur de l'offre avant ladite acceptation ou en même temps.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si celui qui a fait l'offre vient à mourir on à être frappé d'incapacité de contracter, l'acceptation de l'autre partie est valable tant que ces faits ne sont pas parvenus à sa connaissance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="6">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les erreurs postales ou télégraphiques sont à la charge de l'expéditeur, sauf son recours contre l'administration des postes et télégraphes s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="309">
                  <ArticleTitle>309.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur exclut le consentement, lorsque, par suite d'une erreur, les parties n'ont pas eu en vue la même convention, le même objet ou la même cause.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'erreur sur le motif de la convention n'est jamais, par elle-même, une cause de nullité; sauf ce qui sera dit à l'égard du dol pratiqué par l'une des parties.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur sur la personne du co-contractant exclut le consentement, lorsque la considération de la personne a été la cause déterminante de la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est seulement annulable pour erreur sur la personne, si la considération de celle-ci n'a été qu'une cause secondaire de la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="310">
                  <ArticleTitle>310.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'erreur sur la chose vicie le consentement, lorsqu'elle porte sur une ou plusieurs des qualités substantielles à moins que la considération de cette qualité n'ait pas contribué à déterminer la partie à contracter.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Au contraire, l'erreur sur les qualités non-substantielles, ne vicie le consentement que si l'intention des parties a été exprimée à cet égard ou résulte clairement des circonstances; il en est de même des qualités abstraites des choses, telles que leur ancienneté, leur provenance ou leur destination.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>A l'égard de l'erreur sur l'époque ou le lieu de l'exécution de la convention, les dispositions précédentes sont applicables.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur de calcul, de nom, de date ou de lieu de l'acte est réglée par l'article 559.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="311">
                  <ArticleTitle>311.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur de droit exclut ou vicie le consentement, comme l'erreur de fait, si elle a porté, soit sur la nature, sur la cause ou sur les effets de la convention, soit sur les qualités légales de la chose ou de la personne, lorsqu'elles ont été déterminantes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, les tribunaux n'admettront la nullité de la convention pour erreur de droit que si l'erreur est excusable, d'après les circonstances.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur de droit ne sera jamais admise pour relever les parties contre une pénalité, contre une déchéance légale résultant du temps, ou contre une nullité provenant de la violation des formes prescrites pour les actes, ni quand il s'agira de l'ignorance de dispositions légales ou réglementaires intéressant l'ordre public.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="312">
                  <ArticleTitle>312.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le dol n'exclut ou ne vicie le consentement que s'il a entraîné l'une des erreurs ayant cet effet par elles-mêmes, comme il est dit aux trois articles précédents.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans les autres cas, il ne peut donner lieu qu'à une action en dommages-intérêts contre celui qui l'a pratiqué.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, si l'une des parties contractantes est l'auteur du dol et si ce dol a déterminé l'autre partie à contracter, celle-ci pourra obtenir l'annulation de la convention, à titre de réparation, même avec dommages-intérêts, s'il y a lieu; dans ce cas, l'annulation de la convention ne pourra préjudicier aux tiers de bonne foi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="313">
                  <ArticleTitle>313.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La violence exclut le consentement, si l'adhésion de l'une des parties à la convention lui a été arrachée par des voies de fait ou des menaces auxquelles elle n'a pu résister.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même si un engagement excessif a été contracté ou si une aliénation déraisonnable a été faite par une personne, pour échapper à un péril imminent, provenant d'une force majeure qui lui ôtait toute faculté de délibérer.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La violence n'est qu'un vice du consentement, lorsque les voies de fait, les menaces ou le péril n'étaient pas irrésistibles, mais ont déterminé la partie à contracter, pour éviter un mal plus considérable, immédiat ou prochain, soit pour sa personne ou pour ses biens, soit pour la personne ou les biens d'autrui.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="314">
                  <ArticleTitle>314.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le tiers dont la personne ou les biens sont mis en danger par les violences est le conjoint, le parent ou l'allié en ligne directe du contractant, la violence est toujours considérée comme dirigée contre la partie elle-même.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Pour les autres personnes, parentes, alliées ou étrangères, les tribunaux apprécieront, d'après les circonstances, l'influence que les menaces faites contre celles-ci auront eue sur le consentement du contractant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="315">
                  <ArticleTitle>315.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La violence, avec les distinctions faites ci-dessus, exclut ou vicie le consentement, sans qu'il y ait à distinguer si elle provient du fait de l'autre partie ou du fait d'un tiers, même sans complicité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="316">
                  <ArticleTitle>316.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans les cas où la partie violentée peut faire rescinder la convention, elle peut aussi la maintenir, en demandant seulement des dommages-intérêts contre l'auteur de la violence.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si la violence n'a pas été déterminante de la convention, mais a seulement fait accepter des conditions désavantageuses, la convention sera maintenue, sauf indemnité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="317">
                  <ArticleTitle>317.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tous les cas de violence, le tribunal prendra en considération l'âge, le sexe, l'état physique et mental, et la condition respective des personnes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, la seule crainte révérentielle des descendants envers les ascendants ne suffit pas pour faire annuler la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="318">
                  <ArticleTitle>318.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'erreur, la violence, le dol, l'incapacité ne se présument pas: elles doivent être prouvées par celui qui les invoque.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Les moyens de rescision qui appartiendraient aux deux parties ne se détruisent pas réciproquement, lors même qu'ils seraient fondés sur des torts respectifs; sauf la compensation des dommages-intérêts, s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="319">
                  <ArticleTitle>319.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'action en rescision, dans les cas prévus aux articles précédents, n'appartient qu'aux personnes incapables ou dont le consentement a été vicié.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Néanmoins, l'incapacité résultant des condamnations pénales peut être invoquée par ceux qui ont traité avec le condamné.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="320">
                  <ArticleTitle>320.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la convention annulable n'a pas été attaquée dans le délai fixé au Chapitre III, Section VII, elle est considérée comme confirmée tacitement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres cas de confirmation tacite et les formes de la confirmation expresse sont réglés à la même Section.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="321">
                  <ArticleTitle>321.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Une convention peut avoir pour objet des choses futures et dont l'existence est incertaine; dans ce cas, le promettant est tenu de ne rien faire pour empêcher ou restreindre la réalisation de sa promesse; il ne doit non plus rien omettre ou négliger de ce qui peut la favoriser.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Néanmoins, on ne peut faire aucune convention donnant ou ôtant des droits à une succession, même avec le consentement de celui de la succession duquel il s'agit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="322">
                  <ArticleTitle>322.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est nulle, si elle a pour objet un acte ou une abstention illicite ou impossible.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Est considérée comme promesse d'un fait impossible au promettant celle du fait ou de l'abstention, même licite ou possible, d'un tiers sur lequel le promettant n'a pas autorité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>On peut néanmoins se porter expressément garant du fait ou de l'abstention d'un tiers; auquel cas, le promettant est soumis aux obligations de la caution.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>On peut aussi se soumettre au payement d'une clause pénale, pour le cas où le tiers n'exécuterait pas la promesse faite pour lui.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le promettant s'est engagé seulement à procurer la ratification de l'engagement pris par lui au nom d'un tiers, il est déchargé de son obligation dès que le tiers a ratifié.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="323">
                  <ArticleTitle>323.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est nulle pour défaut de cause, quand le stipulant n'y a pas d'intérêt légitime et appréciable.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La stipulation est considérée comme sans intérêt appréciable pour le stipulant, lorsqu'elle est faite au profit d'un tiers et si elle n'est pas accompagnée d'une clause pénale.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, la stipulation dans l'intérêt d'autrui est valable, si elle est la condition accessoire d'une stipulation que l'on fait pour soi-même ou d'une donation faite au promettant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans ces deux cas, l'inexécution de la condition accessoire ne donne au stipulant qu'une action en résolution de la convention ou en payement de la clause pénale stipulée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="324">
                  <ArticleTitle>324.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Une stipulation principale ou accessoire peut toujours être faite au profit de l'héritier du stipulant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Une promesse principale ou accessoire peut être faite à la charge de l'héritier du promettant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="325">
                  <ArticleTitle>325.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La stipulation faite dans l'intérêt d'un tiers ou de l'héritier, aux cas prévus par les deux articles précédents, peut être révoquée au profit du stipulant ou transférée par lui à une autre personne, tant qu'elle n'a pas été acceptée par le bénéficiaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="326">
                  <ArticleTitle>326.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Soit que la cause ait été exprimée ou non dans l'acte destiné à constater la convention, c'est au défendeur à prouver que la cause n'existe pas ou qu'elle est fausse ou illicite; il peut d'ailleurs, si la cause n'a pas été exprimée, sommer le créancier de déclarer sur quelle cause il prétend la convention fondée, sauf à la contester, s'il y a lieu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DE L'EFFET DES CONVENTIONS.</SubsectionTitle>
                <Division Num="1">
                  <DivisionTitle>I. DE L'EFFET DES CONVENTIONS A L'ÉGARD DES PARTIES ET DE LEURS AYANT-CAUSE.</DivisionTitle>
                  <Article Num="327">
                    <ArticleTitle>Art. 327.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi entre ceux qui les ont faites.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">Elles ne peuvent être révoquées que du consentement mutuel des parties, sauf dans les cas où la loi autorise la révocation par la volonté d'une seule.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="328">
                    <ArticleTitle>328.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">On peut, par des conventions particulières, déroger à la loi commune, y ajouter ou en retrancher des effets, pourvu qu'il ne soit dérogé ni à l'ordre public ni aux bonnes mœurs.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="329">
                    <ArticleTitle>329.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les conventions produisent non seulement les effets que les parties ont exprimés et ceux qui étaient compris dans leur intention tacite, mais encore ceux que l'équité, l'usage ou la loi y attachent d'après leur nature.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="330">
                    <ArticleTitle>330.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les conventions doivent être exécutées de bonne foi.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="331">
                    <ArticleTitle>331.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">La convention de donner un corps certain transfère la propriété immédiatement et indépendamment de la tradition due; sans préjudice de ce qui sera ultérieurement statué au sujet de la condition suspensive dont la convention peut être affectée.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="332">
                    <ArticleTitle>332.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La convention de donner des choses fongibles oblige le promettant à en transférer la propriété au stipulant dans la nature, la qualité et la quantité convenues; dans ce cas, la propriété sera transférée par la tradition ou par une détermination faite contradictoirement entre les parties.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="333">
                    <ArticleTitle>333.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Dans le cas des deux articles précédents, la chose doit être livrée par les soins et aux frais du promettant, au temps et au lieu convenus.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les frais de l'enlèvement sont à la charge du stipulant.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Ceux de l'acte intrumentaire sont à la charge des deux parties, si l'acte est onéreux, et du bénéficiaire, si l'acte est gratuit.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">La délivrance des immeubles se fait au moyen de la remise des titres et de l'évacuation des lieux; sans préjudice de ce qui est dit, à l'article 191, de la tradition de brève main et du constitut possessoire.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="5">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La délivrance des créances se fait par la remise des titres.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="6">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si aucun terme n'a été fixé pour la délivrance, elle est immédiatement exigible.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="7">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si le lieu n'en a pas été désigné, elle se fait au lieu où était la chose lors de la convention, s'il s'agit d'un corps certain, et au lieu où la détermination des objets a été faite, s'il s'agit de choses fongibles; dans les autres cas, elle se fait au domicile du promettant.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="334">
                    <ArticleTitle>334.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Jusqu'à la livraison d'un corps certain, le promettant doit conserver la chose avec les soins d'un bon administrateur, à peine de dommages-intérêts, en cas de négligence ou de mauvaise foi.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Toutefois, s'il s'agit d'une aliénation gratuite, le promettant n'est tenu d'apporter à la garde de la chose que les mêmes soins qu'il apporte aux choses qui lui appartiennent.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les autres cas où le promettant ne doit que les mêmes soins sont réglés au sujet des matières qui comportent cette exception.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="335">
                    <ArticleTitle>335.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Dans tous les cas où la chose objet de la convention de donner est un corps certain, les pertes et détériorations provenant de cas fortuits ou de force majeure sont au détriment du stipulant, à moins que le promettant ne se soit chargé des risques et sauf ce qui est dit au sujet de la condition suspensive; pareillement, tous les accroissements de la chose sont à son profit.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, la perte ou la détérioration retombe sur le promettant, s'il est en demeure de livrer, à moins que la chose n'eût pas pu échapper à la même perte ou détérioration, lors même qu'elle aurait été livrée.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="336">
                    <ArticleTitle>336.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Le promettant ou tout autre débiteur est mis en demeure dans les cas suivants:</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                      <Item Num="1">
                        <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Lorsqu'il y a une demande en justice, une sommation ou une sigmfiation du titre exécutoire en bonne et due forme, après l'échéance du terme fixé;</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                      <Item Num="2">
                        <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Lorsque le terme est échu, si telle est la disposition expresse de la loi ou de la convention;</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                      <Item Num="3">
                        <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Lorsque le promettant a laissé passer l'époque après laquelle il savait que l'exécution ne pouvait plus être utile au stipulant.</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="337">
                    <ArticleTitle>337.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les effets de la convention portant obligation de faire ou de ne pas faire sont réglés à l'article 382.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="338">
                    <ArticleTitle>338.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">Les conventions profitent ou nuisent aux héritiers et autres ayant-cause généraux des parties, sauf les cas où il en est décidé autrement, soit par la loi, soit par la convention.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="339">
                    <ArticleTitle>339.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les créanciers peuvent faire valoir les droits et exercer les actions appartenant à leur débiteur.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Ils procèdent, à cet égard, soit par voie de saisie, soit par voie d'intervention dans les actions exercées par leur débiteur ou contre lui, soit même par action indirecte contre les tiers, en vertu d'une subrogation judiciaire obtenue conformément au Code de Procédure civile.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Néanmoins, les créanciers ne peuvent ni exercer les simples facultés qui appartiennent à leur débiteur ou les droits exclusivement réservées à sa personne, ni saisir les biens déclarés insaisissables par la loi ou par la conventiont.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="340">
                    <ArticleTitle>340.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">En sens inverse, les créanciers subissent l'effet des obligations, renonciations ou aliénations consenties par leur débiteur vis-à-vis d'un tiers, à l'exception des actes qui sont faits en fraude de leurs droits.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Il y a fraude, lorsque le débiteur diminue son actif ou augmente son passif, sachant que l'acte nuira à ses créanciers.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="341">
                    <ArticleTitle>341.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La révocation des actes faits en fraude des créanciers est demandée en justice par une action révocatoire, de la part de ceux-ci contre ceux qui ont traité avec le débiteur et contre les sous-acquéreurs, sous les distinctions portées à l'article suivant.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si le débiteur s'est laissé succomber frauduleusement, soit comme demandeur, soit comme défendeur, les créanciers agissent par la voie de révision, conformément au Code de Procédure civile.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Dans tous les cas, le débiteur doit être mis en cause.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si les créanciers ne peuvent obtenir la révocation des actes frauduleux, ils pourront demander des dommages-intérêts contre les défendeurs.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="342">
                    <ArticleTitle>342.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Quel que soit l'acte attaqué, les créanciers devront fournir la preuve de la fraude de leur débiteur; en outre, s'il s'agit d'acte à titre onéreux, ils devront prouver qu'il y a eu collusion de la part de ceux qui ont traité ou plaidé avec lui.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>L'action révocatoire d'une aliénation ne peut être exercée contre les sous-acquéreurs, à titre onéreux ou gratuit, que si, en traitant avec le premier acquéreur, ils ont connu la fraude commise à l'égard des créanciers.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="343">
                    <ArticleTitle>343.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">La révocation ne peut être demandée que par ceux des créanciers dont les droits sont antérieurs à l'acte frauduleux; si elle est obtenue, elle profite à tous les créanciers indistinctement, à moins qu'il n'existe entre eux des causes légales de préférence.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="344">
                    <ArticleTitle>344.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>L'action révocatoire s'éteint par la prescription de trente ans écoulés depuis l'acte frauduleux; toutefois, elle est réduite à deux ans, à partir du moment où les créanciers ont découvert la fraude.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La même prescription s'applique à l'action en révision.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                </Division>
                <Division Num="2">
                  <DivisionTitle>II. DE L'EFFET DES CONVENTIONS A L'ÉGARD DES TIERS.</DivisionTitle>
                  <Article Num="345">
                    <ArticleTitle>Art. 345.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes et à l'égard de leurs ayant-cause; néanmoins elles produisent effet en faveur des tiers dans les cas et sous les conditions que la loi détermine.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="346">
                    <ArticleTitle>346.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">Si une chose mobilière corporelle a été, de la part du propriétaire, l'objet de deux conventions de donner, faites avec deux personnes différentes, celle qui s'en trouve en possession réelle en demeure propriétaire, encore que son titre soit postérieur en date, pourvu qu'elle ait ignoré la première convention au moment de la sienne propre et si elle n'est pas d'ailleurs chargée d'administrer les biens de la première personne.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La présente disposition est applicable aux titres de créances au porteur.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="347">
                    <ArticleTitle>347.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Le cessionnaire d'une créance nominative ne peut opposer son droit aux ayant-cause du cédant ni au débiteur qu'à partir du moment où la cession a été dûment signifiée à ce dernier, ou acceptée par lui dans un acte authentique ou sous seing privé.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>L'acceptation du débiteur l'empêche d'opposer au cessionnaire toutes les exceptions qu'il eût pu opposer au cédant; la simple signification ne fait perdre au débiteur que les exceptions nées depuis qu'elle a été faite.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Jusqu'à l'un desdits actes, tous payements ou conventions libératoires du débiteur, toutes saisies-arrêts des créanciers du cédant, toutes acquisitions nouvelles de la créance, dûment signifiées ou acceptées, sont présumées faites de bonne foi et sont opposables au cessionnaire négligent.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La mauvaise foi des intéressés ne peut être prouvée que par leur aveu; toutefois, s'il y a eu fraude concertée avec le cédant, la collusion pourra être établie par tous les moyens ordinaires de preuve.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="5">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les règles particulières à la cession des effets de commerce, par voie d'endossement, sont établies au Code de Commerce.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="348">
                    <ArticleTitle>348.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Sont inscrits sur un registre spécial tenu au tribunal du kou de la situation des biens:</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                      <Item Num="1">
                        <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Toute aliénation de propriété immobilière ou de tout autre droit réel immobilier;</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                      <Item Num="2">
                        <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Toute modification ou renonciation aux mêmes droits;</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                      <Item Num="3">
                        <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Toute adjudication sur saisie immobilière;</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                      <Item Num="4">
                        <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                        <ItemSentence>
                          <Sentence>Tout jugement ou ordre administratif prononçant une expropriation pour cause d'utilité publique.</Sentence>
                        </ItemSentence>
                      </Item>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="349">
                    <ArticleTitle>349.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>L'inscription est faite à la requête et aux frais des parties intéressées.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Il est délivré au requérant un certificat de l'inscription sur sa demande.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Toute personne peut aussi requérir un extrait du registre des inscriptions.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les formes relatives à l'inscription sont réglées par les lois spéciales.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="350">
                    <ArticleTitle>350.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence Function="main" Num="1">Jusqu'à l'inscription, les droits réels acquis, modifiés ou recouvrés par l'effet des actes, jugements ou ordres énoncés à l'article 348, ne peuvent être opposés à ceux qui ont traité, au sujet des mêmes droits, avec le propriétaire titulaire, ou qui ont acquis de lui des droits incompatibles avec les premiers; pourvu qu'ils aient été de bonne foi et qu'ils aient eux-mêmes fait faire l'inscription de leur acte, quand elle est requise.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La mauvaise foi et la collusion ne peuvent être prouvées que conformément à l'article 347.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="351">
                    <ArticleTitle>351.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Le défaut d'inscription ne pourra être opposé au premier acquéreur par les acquéreurs subséquents, même de bonne foi, qui étaient chargés par la loi, par la justice ou par convention, de faire faire la première inscription, ni par leurs héritiers ou ayant-cause généraux.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="352">
                    <ArticleTitle>352.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Dans les cas où les actions tendant à la résolution, à la rescision ou à la révocation d'une aliénation inscrite ne peuvent s'exercer au préjudice des sous-acquéreurs de bonne foi, la demande en justice sera mentionnée par extrait, à la suite de l'inscription de l'acte attaqué, à l'effet d'arrêter les inscriptions opposables au demandeur.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si lesdites actions sont autorisées contre tous les sous-acquéreurs, la demande ne sera pas reçue en justice tant qu'elle n'aura pas été mentionnée à la suite de l'inscription de l'acte attaqué.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Le jugement prononçant l'annulation de l'acte devra également être mentionné à la suite de la mention de la demande, avant sa mise à exécution, même provisoire, et, en tout cas, dans le mois à partir du moment où il sera devenu inattaquable, à peine d'une amende qui n'excède pas 50 yens contre la partie qui l'a obtenu. Si la demande est rejetée, ou si elle est déclarée périmée, le tribunal ordonnera d'office la radiation de la mention de la demande, pour être effectuée lorsque le jugement sera devenu inattaquable.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Si le demandeur s'est désisté, la radiation de la mention de la demande sera faite à la requête de la partie intéressée.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="353">
                    <ArticleTitle>353.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La résolution, la rescision ou la révocation d'un acte inscrit, consentie à l'amiable, est, dans tous les cas, considérée comme rétrocession volontaire et soumise à l'inscription ordonnée et réglée par les articles348 à 351.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Ladite inscription est mentionnée d'office, par le conservateur du registre, à la suite de l'inscription de l'acte annulé.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="354">
                    <ArticleTitle>354.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La radiation ou la rectification des inscriptions et mentions peuvent être demandées par tous ceux qui y ont intérêt.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="2">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>La demande et le jugement doivent être mentionnés à la suite de l'inscription de l'acte contesté, comme il est dit à l'article 352 et sous les sanctions qui y sont portées.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="3">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les parties capables, ou dûment représentées ou assistées, peuvent consentir à l'amiable la radiation ou la rectification.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                    <Paragraph Num="4">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les radiations ou rectifications dûment ordonnées en justice ou consenties à l'amiable ne sont opposables à ceux qui ont des droits régulièrement inscrits qu'autant que ceux-ci ont été appelés à y contredire ou qu'ils y ont acquiescé.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                  <Article Num="355">
                    <ArticleTitle>355.</ArticleTitle>
                    <Paragraph Num="1">
                      <ParagraphNum/>
                      <ParagraphSentence>
                        <Sentence>Les conservateurs des registres sont responsables, envers les parties requérantes ou intéressées, de leurs omissions ou inexactitudes, soit dans les inscriptions ou mentions, radiations ou rectifications énoncées aux articles précédents, soit dans les certificats d'inscription.</Sentence>
                      </ParagraphSentence>
                    </Paragraph>
                  </Article>
                </Division>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DE L'INTERPRÉTATION DES CONVENTIONS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="356">
                  <ArticleTitle>Art. 356.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'interprétation des conventions, les tribunaux doivent rechercher l'intention commune des parties, plutôt que s'attacher au sens littéral des termes par elles employés.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="357">
                  <ArticleTitle>357.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'une expression n'a pas en tous lieux le même sens ou la même portée, on doit lui donner, de préférence, le sens usité au lieu où les deux contractants ont leur domicile, et, si leur domicile n'est pas au même lieu, on préférera le sens usité au lieu où la convention est passée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si une expression est, par elle-même, susceptible de deux sens, elle doit être entendue dans celui qui convient le mieux à la nature et à l'objet de la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="358">
                  <ArticleTitle>358.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutes les clauses de la convention s'interprètent les unes par les autres, en donnant à chacune le sens qui s'accorde le mieux avec l'acte entier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si une clause peut s'interpréter de deux manières dont une seule lui donne un effet utile, on doit l'entendre de cette manière.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="359">
                  <ArticleTitle>359.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Quelque généraux que soient les termes de la convention, ils ne sont présumés comprendre que les objets sur lesquels les parties se sont proposé de contracter.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les parties ont exprimé un des effets naturels ou légaux de la convention ou son application à un cas particulier, elles ne sont pas présumées, par cela seul, avoir voulu exclure les autres effets que l'usage ou la loi y attache, ou les autres applications qu'elle peut raisonnablement recevoir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="360">
                  <ArticleTitle>360.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tous les cas, s'il reste du doute sur l'intention des parties, la convention s'interprète en faveur du promettant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans la convention synallagmatique, la présente règle s'applique séparément à chaque clause.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE L'ENRICHISSEMENT INDÛ.</SectionTitle>
              <Article Num="361">
                <ArticleTitle>Art. 361.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Quiconque se trouve enrichi du bien d'autrui sans cause légitime, volontairement ou sans sa volonté, par erreur ou sciemment, est soumis à la répétition de ce qui a indûment tourné à son profit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La présente disposition s'applique, principalement, sous les distinctions faites ci-après:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>A la gestion des affaires d'autrui;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>A la réception de choses payées sans être dues, ou fournies soit pour une cause fausse ou illicite, soit pour une cause qui ne s'est pas réalisée ou qui est éteinte;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>A l'acceptation d'une succession grevée de legs ou d'autres charges testamentaires;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>A l'augmentation de propriété résultant de l'accession de la chose ou du travail d'autrui;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="5">
                    <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Aux fruits, produits et autres profits illégalement perçus par le possesseur de la chose d'autrui, et, réciproquement, aux améliorations apportées par celui-ci à la chose qu'il a possédée, sous les distinctions établies aux articles194 à 198.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="362">
                <ArticleTitle>362.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui, sans mandat conventionnel, légal ou judiciaire, gère spontanément les affaires d'un absent ou d'une autre personne dont les biens paraissent en souffrance, est tenu de restituer tous les profits et avantages qu'il a tirés du bien du maître et de lui transférer les droits et actions qu'il a pu acquérir en son propre nom, à l'occasion de ladite gestion.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il est tenu de continuer la gestion jusqu'à ce que le maître ou les héritiers de celui-ci puissent la prendre eux-mêmes.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Il est responsable des dommages causés au maître par sa faute ou sa négligence, eu égard aux circonstances qui l'ont conduit à se charger de la gestion.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="363">
                <ArticleTitle>363.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le maître doit indemniser le gérant de toutes les dépenses nécessaires ou utiles qu'il a faites pour la gestion, et le décharger ou le garantir des engagements qu'il a contractés personnellement au même titre.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la gestion a eu lieu contre la volonté du maître, le gérant ne sera indemnisé que dans la mesure de l'utilité des dépenses ou engagements restant au jour de l'action.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="364">
                <ArticleTitle>364.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui, n'étant pas créancier, a reçu un payement, est soumis à la répétition de ce dont il se trouve enrichi au jour de l'action, sans distinguer s'il a été de bonne foi ou de mauvaise foi, ni si celui qui a payé l'a fait par erreur ou sciemment.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="365">
                <ArticleTitle>365.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si celui qui a reçu un payement était créancier, mais a reçu d'un autre que du débiteur, la répétition n'est admise que si celui qui a payé l'a fait par erreur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La répétition cesse encore, si le créancier a, de bonne foi, supprimé son titre de créance, par suite du payement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sauf, dans ces deux cas, le recours de celui qui a payé contre le véritable débiteur, par l'action de gestion d'affaires ou en vertu des règles du payement avec subrogation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="366">
                <ArticleTitle>366.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le payement a été fait au véritable créancier par le véritable débiteur, il n'y a lieu à répétition que si le débiteur a, par erreur, donné en payement une chose d'une autre nature que celle qu'il devait ou une chose qui ne lui appartenait pas.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La répétition n'a pas lieu si le payement a été fait, soit avant le terme, soit dans un lieu autre que celui où il devait être effectué, soit d'une chose d'une autre qualité substantielle ou non substantielle ou d'une autre valeur que celle promise; sauf, s'il y a eu erreur de l'une des parties, l'indemnité de la perte qui en résulte pour elle, dans la proportion du profit de l'autre.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="367">
                <ArticleTitle>367.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les dispositions de l'article 364 est sont applicables aux autres prestations prévues à l'article 361-2°, lorsqu'elles n'ont pas le caractère de payement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, la répétition des choses ou valeurs données pour une cause illicite n'est pas admise, si la cause est illicite de la part de celui qui a donné.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="368">
                <ArticleTitle>368.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui a reçu de mauvaise foi les prestations prévues à l'article 361-2° doit restituer, outre ce dont il est indûment enrichi au jour de l'action:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Les intérêts légaux des capitaux, depuis qu'il les a reçus;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Les fruits et produits des corps certains, lorsqu'il a négligé de les percevoir ou qu'il les a dissipés;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>L'indemnité des pertes ou diminutions de valeur causées par sa faute ou sa négligence, et même de celles provenant d'une cause fortuite ou majeure, si elles n'avaient pas dû se produire chez celui qui a livré la chose.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="369">
                <ArticleTitle>369.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la chose indûment reçue est un immeuble et qu'il ait été aliéné à un tiers, celui qui l'a livré peut, à son choix, ou le revendiquer contre le tiers-possesseur, ou agir en répétition contre celui qui l'a aliéné.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La répétition, au cas de bonne foi, ne sera que du prix qui aura été obtenu de l'aliénation ou des actions qui subsistent à ce sujet; au cas de mauvaise foi, elle pourra même être de la valeur estimative de l'immeuble.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="3">
              <SectionTitle>SECTION III. DES DOMMAGES INJUSTES OU DES DÉLITS ET DES QUASI-DÉLITS.</SectionTitle>
              <Article Num="370">
                <ArticleTitle>Art. 370.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui cause à autrui un dommage, par sa faute ou sa négligence, est tenu de le réparer.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le fait dommageable est volontaire, il constitue un délit civil; s'il est involontaire, il n'est qu'un quasi-délit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'étendue de la responsabilité des délits et des quasi-délits se règle comme celle du dol et des fautes commises dans l'exécution des conventions, ainsi qu'il est dit au Chapitre suivant, Section IIe.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="371">
                <ArticleTitle>371.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Chacun est responsable non seulement de ses propres faits ou négligences mais encore des faits et négligences des personnes sur lesquelles il a autorité et des dommages causés par les choses qui lui appartiennent, sous les distinctions ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="372">
                <ArticleTitle>372.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'ascendant qui exerce la puissance paternelle est responsable des dommages causés par ses descendants mineurs, habitant avec lui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La même responsabilité incombe au tuteur, à l'égard des dommages causés par son pupille, habitant avec lui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Ceux qui ont la garde des aliénés ou des faibles d'esprit sont responsables des actes dommageables de ceux-ci.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les instituteurs, maîtres d'apprentissage et chefs d'ateliers sont responsables des dommages causés par leurs élèves, apprentis et ouvriers mineurs, pendant le temps où ceux-ci sont sous leur surveillance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="5">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La responsabilité des personnes désignées au présent article cesse, si elles prouvent qu'elles n'ont pu empêcher les faits dommageables.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="373">
                <ArticleTitle>373.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les maîtres et patrons, les entrepreneurs de travaux, de transports ou d'autres services et tous les commettants, sont responsables des dommages causés par leurs serviteurs, ouvriers, employés ou préposés, dans l'exercice ou à l'occasion des fonctions qui leur sont confiées.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="374">
                <ArticleTitle>374.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La responsabilité des dommages causés par les animaux incombe au propriétaire ou à celui qui en a l'usage au moment du dommage; sauf les accidents fortuits ou de force majeure.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="375">
                <ArticleTitle>375.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Le propriétaire d'un bâtiment, ou d'un autre ouvrage édifié est responsable des dommages causés par leur chûte, lorsqu'elle est la suite du défaut de réparations ou d'un vice de constructions; sauf, dans ce dernier cas, son recours contre l'entrepreneur, s'il y a lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La même responsabilité est encourue pour les dommages causés par la rupture de digues, par la chûte d'arbres, de mâts, d'auvents, d'enseignes, de tuiles et d'autres parties mal consolidées des bâtiments, ainsi qu'aux dommages qui seraient causés par les navires, bateaux ou barques mal ancrés ou amarrés.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="376">
                <ArticleTitle>376.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les mineurs, émancipés ou non, peuvent être déclarés civilement responsables, des dommages injustes qu'ils ont causés volontairement ou par imprudence, lors même qu'ils seraient exempts de la responsabilité pénale.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Ils peuvent être également responsables civilement des dommages causés par leurs serviteurs ou employés ou par les choses qui leur appartiennent, sauf leur recours contre le tuteur, s'il y a lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="377">
                <ArticleTitle>377.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Dans les cas prévus aux articles précédents, si l'auteur du fait dommageable peut être considéré comme responsable de ses actes, le tribunal prononce contre lui la condamnation principale et détermine l'étendue de l'obligation subsidiaire des personnes civilement responsables; le recours de ces dernières contre le délinquant est de droit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les personnes civilement responsables du fait d'autrui ne sont pas responsables des amendes qui pourraient être prononcées contre le délinquant, si ce n'est dans les cas spécialement prévus par la loi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="378">
                <ArticleTitle>378.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Dans tous les cas prévus à la présente Section, si plusieurs personnes sont responsables d'un même fait, sans qu'il soit possible de connaître la part de faute ou de négligence de chacune, leur obligation est intégrale; s'il y a eu concert entre elles, elles sont tenues solidairement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="379">
                <ArticleTitle>379.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si les délits civils ou les quasi-délits constituent en même temps un délit pénal, on observe les règles relatives à la compétence et à la prescription de l'action civile, telles qu'elles sont fixées par le Code de Procédure criminelle, tant pour les délinquants eux-mêmes que pour les personnes civilement responsables.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="4">
              <SectionTitle>SECTION IV. DES DISPOSITIONS DE LA LOI.</SectionTitle>
              <Article Num="380">
                <ArticleTitle>Art. 380.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Certaines obligations sont imposées par la loi, indépendamment d'un fait actuel de l'homme; telles sont:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>L'obligation alimentaire entre certains parents et alliés;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>L'obligation de gérer une tutelle;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Les obligations entre co-propriétaires;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Les obligations entre voisins, qui ne constituent pas des servitudes foncières.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les règles particulières à ces obligations sont énoncées au sujet des matières auxquelles elles se rapportent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="2">
            <ChapterTitle>CHAPITRE II. DES EFFETS DES OBLIGATIONS.</ChapterTitle>
            <Section Num="0">
              <SectionTitle>DISPOSITION GÉNÉRALE.</SectionTitle>
              <Article Num="381">
                <ArticleTitle>Art. 381.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'effet principal d'une obligation est de donner au créancier une action en justice pour l'exécution directe de ladite obligation et, subsidiairement, pour les dommages-intérêts, en cas d'inexécution, suivant les distinctions portées aux Sections I, II et III ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lesdits effets des obligations sont, en outre, plus ou moins étendus, suivant les diverses modalités des obligations, telles qu'elles sont prévues à la Section IV.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DE L'ACTION POUR L'EXÉCUTION DIRECTE.</SectionTitle>
              <Article Num="382">
                <ArticleTitle>Art. 382.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans tous les cas où l'exécution directe de l'obligation, suivant sa forme et teneur, est requise par le créancier et peut être obtenue sans contrainte sur la personne du débiteur, les tribunaux doivent l'ordonner:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il s'agit de choses corporelles à délivrer et se trouvant dans les biens du débiteur, elles sont saisies par autorité de justice et délivrées au créancier;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il s'agit d'obligation de faire, le tribunal autorise le créancier à la faire exécuter par des tiers, aux frais du débiteur;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il s'agit d'obligation de ne pas faire, le créancier est autorisé à faire détruire, aussi aux frais du débiteur, ce qui a été fait en contravention à l'obligation, et à prendre pour l'avenir telles mesures qu'il convient;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="5">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sans préjudice de dommages-intérêts, dans tous ces cas, s'il y a lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="6">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les voies d'exécution forcée contre le débiteur sont réglées au Code de Procédure civile.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE L'ACTION EN DOMMAGES-INTÉRÊTS.</SectionTitle>
              <Article Num="383">
                <ArticleTitle>Art. 383.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>En cas de refus d'exécuter par le débiteur, si le créancier n'exige pas l'exécution forcée, ou si la nature de l'obligation ne la comporte pas, il obtient la condamnation aux dommages-intérêts; il en est de même au cas d'impossibilité d'exécuter imputable au débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le créancier peut aussi obtenir des dommages-intérêts pour le simple retard dans l'exécution.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Hors les cas où les dommages-intérêts sont fixés par la loi et quand ils ne l'ont pas été par les parties, ils sont fixés par le tribunal, sous les distinctions et conditions ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="384">
                <ArticleTitle>384.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les dommages-intérêts ne sont encourus qu'après que le débiteur a été constitué en demeure, conformément à l'article 336.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, si l'obligation est de ne pas faire, le débiteur est toujours de plein droit en demeure.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même de celui qui est tenu par un délit de rendre une chose ou des valeurs appartenant à autrui.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="385">
                <ArticleTitle>385.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>En général, les dommages-intérêts comprennent l'indemnité de la perte éprouvée par le créancier et la compensation du gain dont il a été privé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si cependant l'inexécution ou le retard ne provient que de la négligence du débiteur, sans qu'il y ait mauvaise foi, les dommages-intérêts ne comprennent que les pertes et les privations de gains que les parties ont prévues ou ont pu prévoir lors de la convention.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans le cas de mauvaise foi, le débiteur doit les dommages-intérêts même imprévus, pourvu qu'ils soient la suite inévitable de l'inexécution.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="386">
                <ArticleTitle>386.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Quand les dommages-intérêts sont l'objet d'une action principale, le tribunal en fixe le montant en argent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si les dommages-intérêts sont demandés accessoirement à l'action pour l'exécution directe ou à l'action en résolution, le tribunal peut, en statuant sur la demande principale, allouer des dommages-intérêts indéterminés, en en réservant la liquidation, pour être faite ultérieurement, sur les justifications à fournir.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le tribunal peut aussi, en ordonnant l'exécution directe par le débiteur, allouer au créancier une indemnité conditionnelle, pour chaque jour ou mois de retard, en fixant un délai extrême pour l'exécution; dans ce cas, le débiteur peut provoquer une liquidation immédiate sans faire procéder à l'exécution directe.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="387">
                <ArticleTitle>387.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si les parties ont eu des torts réciproques, relativement au retard ou à l'inexécution, le tribunal en tient compte dans la fixation des dommages-intérêts.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="388">
                <ArticleTitle>388.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les parties peuvent faire, à l'avance, au moyen d'une clause pénale, le règlement des dommages-intérêts, soit pour l'inexécution, soit pour le simple retard.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="389">
                <ArticleTitle>389.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les tribunaux ne peuvent jamais ajouter à la clause pénale; ils ne peuvent la diminuer que si l'exécution a eu lieu partiellement ou si l'inexécution ou le retard ne proviennent pas uniquement de la faute du débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="390">
                <ArticleTitle>390.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Dans le cas d'un contrat synallagmatique, le créancier qui a stipulé une peine pour inexécution de l'obligation ne perd pas son droit de résolution, à moins qu'il n'y ait formellement renoncé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il ne peut cumuler la résolution et la peine que si cette dernière a été stipulée pour le simple retard.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="391">
                <ArticleTitle>391.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Lorsque l'obligation a pour objet une somme d'argent, les dommages-intérêts à raison du retard ne peuvent être fixés par le tribunal à une somme différente du taux légal de l'intérêt, sauf les cas exceptés par la loi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si les parties règlent elles-mêmes la somme des dommages-intérêts, celle-ci ne peut excéder le taux maximum de l'intérêt conventionnel.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="392">
                <ArticleTitle>392.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le créancier n'est tenu de justifier d'aucune perte pour obtenir ces dommages-intérêts, et le débiteur n'est pas reçu à prouver le cas fortuit ou la force majeure pour repousser la demande du créancier.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="393">
                <ArticleTitle>393.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La mise en demeure nécessaire pour faire courir les intérêts moratoires ne peut résulter que d'une demande en justice desdits intérêts ou d'une reconnaissance spéciale du débiteur; sauf les cas où la loi les fait courir de plein droit et ceux où elle permet de les faire courir par une sommation ou autre acte équivalent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="394">
                <ArticleTitle>394</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les intérêts, tant compensatoires que moratoires, des capitaux exigibles, ne peuvent être capitalisés, pour porter eux-mêmes intérêts, qu'en vertu et à partir d'une convention spéciale ou d'une demande en justice faites seulement après une année échue, et ainsi d'année en année.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Mais les revenus échus, tels que le prix des baux à loyer ou à ferme, les arrérages des rentes perpétuelles ou viagères, les restitutions à faire de fruits ou produits, peuvent porter intérêts à partir d'une demande ou d'une convention, lors même qu'ils seraient dus pour moins d'une année.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même des intérêts de capitaux payés par un tiers en l'acquit du débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="3">
              <SectionTitle>SECTION III. DE LA GARANTIE.</SectionTitle>
              <Article Num="395">
                <ArticleTitle>Art. 395.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toute personne qui a conféré un droit, soit réel, soit personnel, est tenue d'en garantir le plein exercice et la libre jouissance contre toute éviction ou tous troubles fondés sur une cause antérieure à la cession ou imputable au cédant.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La garantie a deux objets: la protection du cessionnaire contre les prétentions des tiers et l'indemnité des troubles et évictions qui n'ont pu être empêchés.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="396">
                <ArticleTitle>396.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La garantie est due de plein droit dans les actes à titre onéreux, s'il n'y a stipulation contraire; elle n'a lieu dans les actes gratuits que si elle a été promise.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, dans aucun cas et à la faveur d'aucune stipulation, le cédant ne doit lui-même causer de troubles au cessionnaire; il est pareillement garant de tous troubles ou évictions causés par des tiers en vertu de droits par lui conférés, même avant la cession faite sans garantie.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les héritiers du cédant sont soumis aux mêmes obligations.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="397">
                <ArticleTitle>397.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les règles particulières à la garantie du vendeur ou du bailleur en faveur de l'acheteur ou du preneur, et des copartageants respectivement, sont établies au sujet des contrats et actes qui y donnent lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="398">
                <ArticleTitle>398.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les personnes qui sont tenues d'une obligation avec d'autres ou pour d'autres ont un recours en garantie pour ce qu'elles ont payé en l'acquit d'autrui, ainsi qu'il est réglé au sujet du cautionnement, de la solidarité et de l'indivisibilité.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Pareillement, si l'un des créanciers a reçu le montant intégral d'une obligation solidaire ou indivisible, les autres ont contre lui, à défaut d'autre action spéciale, une action en garantie pour la communication du profit qu'il a tiré.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="399">
                <ArticleTitle>399.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui qui a droit à la garantie peut, au moment où il est actionné, demander la mise en cause du garant, suivant les formes déterminées au Code de Procédure civile.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="400">
                <ArticleTitle>400.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Si le garant n'a pas été mis en cause, celui qui a subi l'éviction ou acquitté la dette d'autrui peut agir en garantie par action principale; à moins que le garant ne prouve qu'il avait des moyens valables de faire rejeter la demande.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="4">
              <SectionTitle>SECTION IV. DES DIVERSES MODALITES DES OBLIGATIONS.</SectionTitle>
              <Article Num="401">
                <ArticleTitle>Art. 401.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les obligations se modifient suivant qu'elles sont:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Pures et simples, à terme ou conditionnelles, quant à leur existence;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Simples, alternatives ou facultatives, quant à leurs objets;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Simples ou multiples, quant au nombre des créanciers ou des débiteurs;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Divisibles ou indivisibles, quant à leur nature ou à leur exécution.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les effets des obligations varient d'après les modalités des obligations.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ I. DES OBLIGATIONS PURES ET SIMPLES, A TERME OU CONDITIONNELLES, QUANT A LEUR EXISTENCE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="402">
                  <ArticleTitle>Art. 402.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est pure et simple, lorsque son existence est certaine et que son exigibilité est immédiate, dès l'instant où elle est formée.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="403">
                  <ArticleTitle>403.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est à terme, lorsque le créancier ne peut agir avant un certain temps ou avant un événement déterminé qui ne peut manquer d'arriver, lors même que l'époque en serait incertaine.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le terme est dit “de droit,” lorsqu'il est établi par les parties ou accordé par la loi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">S'il a été dit que le débiteur payera “quand il pourra” ou “quand il voudra,” le tribunal, sur la demande du créancier, fixe un délai pour l'exécution, d'après les circonstances et l'intention présumée des parties; sans préjudice du cas où les parties auraient entendu constituer une rente perpétuelle.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="404">
                  <ArticleTitle>404.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le débiteur peut renoncer au bénéfice du terme et exécuter son obligation avant l'échéance, à moins qu'il ne soit prouvé, par la stipulation ou par les circonstances du fait, que le terme a été établi dans l'intérêt des deux parties ou du créancier exclusivement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans ce dernier cas, le créancier peut également renoncer au terme.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le cas où la partie a payé par erreur avant l'échéance du terme est réglé par l'article 366.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="405">
                  <ArticleTitle>405.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur est déchu, sur la demande du créancier, du bénéfice du terme de droit, dans les cas suivants:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il est tombé en faillite ou devenu notoirement insolvable;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il a aliéné la majeure partie de ses biens ou si elle est saisie par d'autres créanciers;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il a détruit ou diminué les sûretés particulières qu'il a fournies, ou manqué à fournir celles qu'il a promises;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il manque à payer les intérêts compensatoires.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="406">
                  <ArticleTitle>406.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Soit qu'il y ait eu, ou non, un terme de droit, et lors même qu'il y aurait titre exécutoire, les tribunaux peuvent accorder au débiteur un délai de grâce modéré, s'il est malheureux et de bonne foi et si le créancier ne doit pas en éprouver un préjudice sérieux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Ils pourront aussi, aux mêmes conditions, autoriser l'exécution de la dette par parties.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toute stipulation contraire est nulle.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="407">
                  <ArticleTitle>407.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur qui a obtenu un délai de grâce en est déchu, outre les cas prévus à l'article 405:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il est en fuite ou si, ayant quitté son domicile, il dissimule sa résidence à son créancier;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il est condamné à un emprisonnement correctionnel d'un an ou plus;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il a manqué à remplir l'une des conditions à lui imposées par le jugement;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il est devenu lui-même créancier de son créancier, dans un cas où la compensation légale est possible.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le délai de grâce ne peut être prorogé par le tribunal.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="408">
                  <ArticleTitle>408.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est sous condition, lorsque les parties ou la loi font dépendre sa naissance ou son extinction d'un événement futur et incertain; la condition est suspensive dans le premier cas et résolutoire dans le second.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les droits réels, principaux ou accessoires, peuvent être également soumis à une condition suspensive ou résolutoire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="409">
                  <ArticleTitle>409.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La condition suspensive, lorsqu'elle s'accomplit, rétroagit au jour de la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'accomplissement de la condition résolutoire remet les parties dans la situation où elles étaient respectivement avant la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="410">
                  <ArticleTitle>410.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Tant que la condition suspensive ou résolutoire n'est pas accomplie, chacune des parties peut conférer à un tiers des droits subordonnés à la même condition que le sien.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Toutefois, la condition n'est opposable par une partie ou ses ayant-cause aux ayant-cause de l'autre que si la condition a été publiée par les moyens établie aux articles 347 et suivants.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="411">
                  <ArticleTitle>411.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les actes d'administration faits de bonne foi et en conformité à la loi, par celui dont les droits sont sujets à résolution, sont maintenus au profit des tiers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les jugements intervenus entre les tiers et la partie dont le droit est résoluble peuvent être invoqués par l'autre partie ou ses ayant-cause.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Mais ils ne peuvent être opposés aux mêmes personnes, si elles n'ont pas été appelées à y contredire; sauf le cas où les jugements ne concerneraient que les actes d'administration.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="412">
                  <ArticleTitle>412.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Lorsque la condition est accomplie, celle des parties qui doit livrer ou restituer une chose ou une somme d'argent doit en fournir les fruits ou intérêts perçus ou échus dans l'intervalle, à moins que la preuve d'une intention contraire des parties ne résulte des circonstances.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="413">
                  <ArticleTitle>413.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La convention est nulle si son objet principal est subordonné à une condition impossible ou illicite.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La condition est illicite quand elle doit, soit profiter à une partie, parce qu'elle aura accompli un acte défendu ou se sera abstenue d'un devoir, soit lui nuire, parce qu'elle se sera abstenue d'un acte défendu, ou aura accompli un devoir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la condition impossible ou illicite ne concerne qu'un effet accessoire de la convention, la clause qui en dépend est seule non avenue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="414">
                  <ArticleTitle>414.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La condition casuelle et celle qui dépend en tout ou partie de la volonté du stipulant sont réputées accomplies, lorsque c'est le promettant qui en a empêché l'accomplissement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="415">
                  <ArticleTitle>415.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la condition est potestative ou dépendant de la seule volonté de l'une des parties, l'autre partie peut demander au tribunal la fixation d'un délai, passé lequel la condition sera réputée accomplie ou défaillie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="416">
                  <ArticleTitle>416.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la condition positive a été limitée à un temps fixe, soit par les parties, soit par le tribunal, elle est réputée défaillie lorsque ce temps s'est écoulé sans que l'événement soit arrivé; elle est également défaillie, soit qu'il y ait, ou non, un temps pour l'accomplissement de la condition, dès qu'il est devenu certain que l'événement ne peut s'accomplir.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La condition négative limitée à un temps fixe est réputée accomplie lorsque l'événement prévu n'est pas arrivé dans le temps fixé; elle est encore réputée accomplie, soit qu'il y ait, ou non, un temps fixé, dès qu'il est devenu certain que l'événement n'arrivera pas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et l'autre cas, le délai fixé par les parties ne peut être prorogé par le tribunal.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="417">
                  <ArticleTitle>417.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si l'une des parties ou toutes les deux sont décédées avant que la condition soit accomplie ou défaillie, la convention subsiste, activement ou passivement, à l'égard de leurs héritiers; à moins que la condition ne soit, par sa nature ou par l'intention des parties, attaché à la personne même du stipulant ou du promettant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="418">
                  <ArticleTitle>418.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres questions relatives au point de savoir comment les conditions doivent être remplies, et quand elles peuvent être considérées comme accomplies ou défaillies, se décident d'après l'intention expresse ou tacite des parties; il en est de même au sujet de l'effet que peut avoir leur accomplissement partiel.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="419">
                  <ArticleTitle>419.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, avant l'accomplissement de la condition suspensive, la chose promise a péri en totalité ou pour plus de moitié de sa valeur, sans la faute du promettant, la convention est réputée non avenue et il ne peut être rien exigé de part ni d'autre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En sens inverse, si la promesse a été faite sous condition résolutoire, la même perte ou détérioration est à la charge du stipulant dont le droit devient irrévocable, sans qu'il puisse exiger aucune restitution.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, dans les mêmes cas, la perte n'excède pas la moitié de la valeur, l'accomplissement de la condition produira les effets convenus.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="420">
                  <ArticleTitle>420.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas de perte partielle imputable à l'une des parties, l'autre peut, à son choix, demander l'exécution de la convention avec indemnité de la perte, ou la résolution avec dommages-intérêts.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>En cas de perte totale, elle peut demander les dommages-intérêts.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="421">
                  <ArticleTitle>421.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tout contrat synallagmatique, la condition résolutoire est toujours sousentendue au profit de la partie qui a exécuté ses obligations ou qui offre de le faire, pour le cas où l'autre partie ne remplirait pas les siennes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans ce cas, la résolution n'a pas lieu de plein droit: elle doit être demandée en justice par la partie lésée; mais le tribunal peut accorder à l'autre un délai de grâce, conformément à l'article 406.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="422">
                  <ArticleTitle>422.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les parties peuvent, par convention formelle, exclure ladite résolution.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elles peuvent aussi convenir expressément qu'elle aura lieu de plein droit contre la partie constituée en demeure d'exécuter; mais celle-ci ne peut se prévaloir de la résolution opérée que si l'autre partie l'invoque.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="423">
                  <ArticleTitle>423.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La partie lésée par l'inexécution peut renoncer à la résolution, tant qu'elle n'a pas formé sa demande en justice dans le cas de la résolution tacite, ou déclaré se prévaloir de la résolution expresse.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="424">
                  <ArticleTitle>424.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La partie qui demande ou invoque la résolution, peut, en outre, obtenir la réparation du préjudice éprouvé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="425">
                  <ArticleTitle>425.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La partie dont le droit est subordonné à une condition suspensive ou dont l'action est retardée par un terme de droit ou de grâce peut néanmoins prendre, dans l'intervalle, toutes les mesures conservatoires de son droit, telles qu'elles sont réglées tant au présent Code qu'au Code de Procédure civile.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="426">
                  <ArticleTitle>426.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les conditions suspensives ou résolutoires potestatives spécialement usitées dans le contrat de Vente sont réglées au Livre de l'Acquisition des biens, articles29 à 32.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DES OBLIGATIONS SIMPLES, ALTERNATIVES OU FACULTATIVES, QUANT A L'OBJET.</SubsectionTitle>
                <Article Num="427">
                  <ArticleTitle>Art. 427.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est simple, lorsqu'elle a pour objet, soit une ou plusieurs choses individuellement déterminées, soit des choses de genre déterminées seulement par la quantité et la qualité, soit une collection d'objets ou une universalité de biens.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est encore considérée comme simple, lorsqu'elle a pour objet plusieurs prestations différentes, soit simultanées, soit successives, pourvu qu'elles soient dues en vertu d'une seule convention ou de conventions connexes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans tous les cas, le débiteur ne peut être libéré que par la prestation de toutes les choses dues.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="428">
                  <ArticleTitle>428.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est alternative, lorsqu'elle a deux ou plusieurs objets distincts, mais de telle sorte que le débiteur doive être libéré par prestation d'un ou plusieurs d'entre eux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le choix de la chose à donner appartient au débiteur, à moins qu'il n'ait été accordé au créancier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Mais le débiteur ne peut forcer le créancier à recevoir, ni le créancier forcer le débiteur à donner une partie des diverses choses dues alternativement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="429">
                  <ArticleTitle>429.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Quelle que soit la partie qui a le choix, si l'une des deux choses a péri par cas fortuit ou force majeure, l'obligation devient simple et porte sur la chose qui reste.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri en entier, l'obligation est éteinte.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, par cas fortuit ou force majeure, l'une des deux choses est perdue pour plus de la moitié de sa valeur, elle ne peut plus être l'objet du choix du débiteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="430">
                  <ArticleTitle>430.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le choix, une fois exercé valablement, soit par le débiteur, au moyen d'offres réelles, soit par le créancier, au moyen d'une demande en bonne forme, ne peut plus être rétracté sans le consentement de l'autre partie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="431">
                  <ArticleTitle>431.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque le choix appartient au débiteur, si l'une des deux choses a péri par sa faute, l'obligation porte sur celle qui reste, sans que le débiteur puisse se libérer en donnant la valeur de celle qui a péri.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri successivement par la faute du débiteur, il doit la valeur de celle qui a péri la dernière.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si elles ont péri simultanément et que le débiteur soit en faute à l'égard de toutes deux ou à l'égard d'une seule, le choix est transféré au créancier, pour obtenir la valeur de l'une ou de l'autre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="432">
                  <ArticleTitle>432.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Dans le cas de l'article précédent, si l'une des deux choses dues a péri par la faute du créancier, le débiteur est libéré, à moins qu'il ne préfère donner celle qui reste et se faire rembourser la valeur de celle qui a péri.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri par la faute du créancier, le débiteur peut se faire rembourser la valeur de l'une ou de l'autre à son choix.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri simultanément, l'une par la faute du créancier, l'autre par cas fortuit ou force majeure, le débiteur est libéré, sans répétition contre le créancier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="433">
                  <ArticleTitle>433.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque le choix a été donné au créancier par la convention et que l'une des deux choses a péri par la faute du débiteur, le créancier peut demander celle qui reste ou la valeur de celle qui a péri.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si toutes deux ont péri par la faute du débiteur, le créancier a le choix de la valeur de l'une ou de l'autre. Il en est de même si les deux choses ont péri simultanément, l'une par la faute du débiteur et l'autre par cas fortuit ou force majeure.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="434">
                  <ArticleTitle>434.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas de l'article précédent, si l'une des deux choses a péri par la faute du créancier, le débiteur est libéré.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si toutes deux ont péri simultanément par la faute du créancier, le choix est transféré au débiteur, pour se faire donner la valeur de l'une ou de l'autre.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le même cas de pertes simultanées, si l'une des choses a péri par la faute du créancier et l'autre par cas fortuit ou force majeure, le débiteur est libéré, sans répétition contre le créancier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="435">
                  <ArticleTitle>435.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque, aux termes des articles précédents, l'obligation alternative vient à ne porter que sur un seul objet, ou lorsque le choix est exercé par la partie qui en a le droit, ses effets rétroagissent, comme il est dit à l'article 409, au sujet de l'obligation sous condition suspensive.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="436">
                  <ArticleTitle>436.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est facultative, lorsque le débiteur est tenu principalement d'une ou plusieurs choses déterminées, mais a la faculté de se libérer en donnant une ou plusieurs autres choses.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation de donner la chose principale est considérée comme soumise à la condition résolutoire du payement de la chose due facultativement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la chose due principalement a péri par cas fortuit ou par force majeure, le débiteur est libéré.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la chose due principalement a péri par la faute du débiteur, il en doit la valeur avec dommages-intérêts; mais il conserve la faculté de se libérer en donnant la chose due facultativement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'une des deux choses a péri par la faute du créancier, le débiteur peut invoquer sa libération, ou donner la chose qui reste, en se faisant indemniser pour celle qui a péri.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="6">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri par la faute du créancier, le débiteur est libéré et peut se faire rembourser la valeur de l'une ou de l'autre, à son choix.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="7">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si les deux choses ont péri simultanément, l'une par cas fortuit ou force majeure, l'autre par la faute du créancier, et que la faute de celui-ci porte sur la chose due facultativement ou qu'on ne puisse savoir sur laquelle a porté la faute, le débiteur est libéré, avec répétition contre le créancier de la valeur de la chose due facultativement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DES OBLIGATIONS SIMPLES OU MULTIPLES, QUANT AUX CRÉANCIERS ET AUX DÉBITEURS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="437">
                  <ArticleTitle>Art. 437.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation est simple, lorsqu'il n'y a qu'un seul créancier et un seul débiteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elle est multiple, lorsqu'il y a plusieurs créanciers ou plusieurs débiteurs.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation multiple est conjointe, solidaire, intégrale ou indivisible.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="438">
                  <ArticleTitle>438.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'obligation conjointe, chacun des créanciers ne peut agir ou chacun des débiteurs ne peut être poursuivi que pour sa part dans la créance ou dans la dette, telle qu'elle est fixée au § suivant.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Dans l'obligation solidaire, chaque créancier peut agir ou chaque débiteur peut être poursuivi pour le tout, tant en son nom et pour sa part qu'au nom et pour la part des autres; sauf les recours respectifs, par l'action en garantie.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les obligations intégrales sont réglées à l'article 73 du Livre des Garanties.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DES OBLIGATIONS DIVISIBLES OU INDIVISIBLES QUANT A LEUR NATURE OU A LEUR EXÉCUTION.</SubsectionTitle>
                <Article Num="439">
                  <ArticleTitle>Art. 439.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">L'obligation simple, doit être exécutée entre le créancier et le débiteur comme si elle était indivisible; sauf la faculté accordée aux tribunaux, par l'article 406, d'autoriser des payements partiels.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="440">
                  <ArticleTitle>440.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'obligation conjointe, la part réelle pour laquelle chacun des créanciers peut agir ou celle pour laquelle chacun des débiteurs peut être poursuivi se détermine d'après la convention ou d'après les circonstances du fait.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si la disposition précédente ne peut être observée, la part de chacun est calculée par tête; sauf les recours respectifs, pour ramener chacun à sa part réelle dans le profit de la créance ou dans la charge de la dette.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="441">
                  <ArticleTitle>441.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation multiple est indivisible entre les créanciers et les débiteurs:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsque, d'après la nature de l'objet dû, l'exécution partielle est matériellement et intellectuellement impossible;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Lorsque, d'après l'intention des parties, soit expresse, soit résultant du but qu'elles se sont proposé ou des autres circonstances du fait, il a été entendu que l'obligation, même divisible par sa nature, ne pourrait être exécutée partiellement.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="442">
                  <ArticleTitle>442.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'obligation, quoique divisible par sa nature, est encore indivisible par l'intention des parties, mais seulement passivement:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il s'agit de la délivrance d'un corps certain qui se trouve à la disposition d'un seul des débiteurs.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si, par le titre constitutif de la dette, l'un des débiteurs a été seul chargé de l'exécution;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le 1er cas, le débiteur peut, s'il y a en même temps plusieurs créanciers, exiger la mise en cause de tous, pour se libérer simultanément entre leurs mains.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="443">
                  <ArticleTitle>443.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>L'indivisibilité peut aussi être stipulée à la charge des débiteurs ou en faveur des créanciers, conjointement ou non à la solidarité, comme sûreté de l'exécution d'une obligation divisible par sa nature, ainsi qu'il est réglé au Livre des Garanties.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="444">
                  <ArticleTitle>444.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Celui des créanciers qui a obtenu seul l'exécution de la dette indivisible doit en communiquer le profit aux autres créanciers dans la mesure de leur droit.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Pareillement, celui des débiteurs qui a exécuté seul l'obligation a un recours en garantie contre les autres débiteurs, pour la portion pour laquelle ils doivent y contribuer, d'après la cause de l'obligation ou d'après leurs rapports respectifs antérieurs.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="445">
                  <ArticleTitle>445.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Aucun des créanciers ne peut diminuer ou éteindre le droit des autres, si ce n'est en recevant le payement tel qu'il a été stipulé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'un des créanciers a fait une novation, une remise de la dette ou quelque autre convention tendant à libérer les débiteurs ou l'un d'eux, ou s'il existe contre lui une cause de compensation légale, les autres créanciers peuvent encore demander l'exécution intégrale de la dette; mais ils tiendront compte au débiteur poursuivi de la valeur dont ils seraient tenus envers le créancier lui-même s'il n'avait pas perdu son droit, conformément aux dispositions des articles 501, 4e alinéa, 515, 2e alinéa, 521, 3e et 4e alinéas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="446">
                  <ArticleTitle>446.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La mise en demeure et les autres actes conservatoires faits par l'un des créanciers profitent aux autres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Pareillement, les causes légales qui suspendent la prescription au profit de l'un d'eux la suspendent, en même temps, au profit des autres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="447">
                  <ArticleTitle>447.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Aucun des débiteurs ne peut aggraver la charge des autres; de même, la mise en demeure de l'un d'eux ne peut être opposée aux autres.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, les causes d'interruption ou de suspension de le prescription opposables à l'un des débiteurs le sont également aux autres; mais le créancier tiendra compte au débiteur poursuivi de la part de celui qui est libéré par la prescription.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="448">
                  <ArticleTitle>448.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, par la faute de l'un des débiteurs, l'obligation indivisible ne peut être exécutée, les dommages-intérêts ou la peine stipulée ne sont encourus que par celui qui est en faute, même si la clause pénale a été établie pour assurer l'exécution intégrale d'une obligation divisible.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="449">
                  <ArticleTitle>449.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur actionné pour l'exécution d'une obligation indivisible, dans les cas de l'article 441, peut demander un délai pour mettre en cause les autres débiteurs, afin qu'ils puissent subir condamnation conjointement avec lui, s'il y a lieu, et pour faire statuer sur son recours contre eux.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="3">
            <ChapterTitle>CHAPITRE III. DE L'EXTINCTION DES OBLIGATIONS.</ChapterTitle>
            <Article Num="450">
              <ArticleTitle>Art. 450.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les obligations s'éteignent;</Sentence>
                </ParagraphSentence>
                <Item Num="1">
                  <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par le payement,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="2">
                  <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la novation,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="3">
                  <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la remise conventionnelle,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="4">
                  <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la compensation,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="5">
                  <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la confusion,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="6">
                  <ItemTitle>6°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par l'impossibilité d'exécuter,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="7">
                  <ItemTitle>7°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la rescision,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="8">
                  <ItemTitle>8°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la révocation,</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
                <Item Num="9">
                  <ItemTitle>9°</ItemTitle>
                  <ItemSentence>
                    <Sentence>Par la résolution ou résiliation.</Sentence>
                  </ItemSentence>
                </Item>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les obligations sont, en outre, considérées comme éteintes lorsque les conditions de la prescription libératoire sont accomplies.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Section Num="1">
              <SectionTitle>SECTION PREMIÈRE. DU PAYEMENT.</SectionTitle>
              <Article Num="451">
                <ArticleTitle>Art. 451.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le payement est l'exécution de l'obligation suivant sa forme et teneur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il peut être simple ou avec subrogation, d'après les distinctions portées aux §§ 1er et 4e ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lorsqu'il y a plusieurs dettes et un seul payement, il y a lieu à imputation du payement, sur une ou plusieurs des dettes, conformément au § 2°.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le créancier ne peut ou ne veut recevoir le payement, le débiteur pour se libérer, au moyen des offres et de la consignation, comme il est dit au § 3e.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="5">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les cas où le débiteur est autorisé à faire à ses créanciers la cession de ses biens sont réglés au Code de Procédure civile.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Subsection Num="1">
                <SubsectionTitle>§ 1er. DU PAYEMENT SIMPLE.</SubsectionTitle>
                <Article Num="452">
                  <ArticleTitle>Art. 452.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le payement peut être fait valablement, non seulement par le débiteur ou par l'un des coobligés, mais encore par les obligés subsidiaires, tels qu'une caution ou le tiers détenteur d'un bien hypothéqué à la dette.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le payement peut aussi être fait par un tiers non intéressé, soit au nom du débiteur, soit en son propre nom.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="453">
                  <ArticleTitle>453.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le consentement du créancier n'est pas nécessaire à la validité du payement fait par un tiers, intéressé ou non, à moins qu'il ne s'agisse d'une obligation de faire dans laquelle la personne même du débiteur aura été prise en considération spéciale par le créancier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Il n'est pas nécessaire non plus qu'il y ait consentement du débiteur; toutefois, pour le payement fait par un tiers non intéressé, le consentement du créancier ou du débiteur est nécessaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="454">
                  <ArticleTitle>454.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Indépendamment des cas où le tiers qui a payé est subrogé par la loi ou la convention aux droits du créancier il a, de son chef, un recours contre le débiteur, sous les distinctions suivantes:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il y a eu mandat, pour tout ce qu'il a payé dans les limites du mandat.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il y a eu gestion d'affaires, dans la mesure de l'utilité procurée au débiteur, au jour du payement;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il y a eu payement malgré le débiteur, dans la mesure seulement de l'utilité restant encore au débiteur au jour du recours.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="455">
                  <ArticleTitle>455.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'obligation a pour objet la translation de propriété de choses de quantité, le payement, par tradition ou autrement, n'en peut être fait que par celui qui en est propriétaire et qui a la capacité de les aliéner.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la chose d'autrui a été livrée chacune des parties peut invoquer la nullité du payement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la chose a été livrée par un propriétaire incapable d'aliéner, lui seul peut demander la nullité du payement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans l'un et l'autre cas, le débiteur ne peut répéter la chose livrée qu'en offrant un payement valable.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="5">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La répétition ne lui est plus possible, si le créancier a, de bonne foi, consommé ou aliéné la chose mobilière reçue en payement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="6">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le créancier peut aussi ratifier le payement de la chose d'autrui, sauf son action en garantie contre le débiteur, en cas de revendication par le vrai propriétaire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="456">
                  <ArticleTitle>456.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le payement doit être fait au créancier ou à son représentant; toutefois, le payement fait à celui qui n'avait pas qualité pour le recevoir est valable, si le créancier l'a ratifié ou en a profité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="457">
                  <ArticleTitle>457.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le payement fait à celui qui, sans être le véritable créancier, était en possession de la créance, est valable, si le débiteur l'a fait de bonne foi.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Sont considérés comme possesseurs de la créance, l'héritier ou autre ayant-cause universel apparent, le cessionnaire apparent d'une créance nominative, le possesseur d'un titre payable au porteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="458">
                  <ArticleTitle>458.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le payement fait au créancier ou au possesseur incapable de recevoir peut être annulé sur la demande de celui-ci, sauf pour ce dont il a profité.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="459">
                  <ArticleTitle>459.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si le débiteur a fait le payement à un de ses créanciers après une saisie-arrêt de la créance, régulièrement formée et suivie, conformément au Code de Procédure civile, les créanciers saisissants peuvent contraindre le débiteur à payer de nouveau, dans la mesure du préjudice qu'ils éprouvent, sauf le recours de celui-ci contre le créancier qui a reçu.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="460">
                  <ArticleTitle>460.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le créancier ne peut être tenu de recevoir en payement une autre chose que celle qui lui est due, quoique la valeur de la chose offerte soit supérieure;</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur ne peut être tenu de donner une autre chose que celle qu'il doit, quoique la valeur de la chose demandée soit inférieure.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'une chose de nature fongible, déterminée seulement par son espèce, le débiteur n'est pas tenu de donner la meilleure qualité, ni le créancier de recevoir la plus mauvaise.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="461">
                  <ArticleTitle>461.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si, d'un commun accord, une chose est donnée ou promise en payement, au lieu d'une somme d'argent ou réciproquement, ou une chose au lieu d'une autre, l'obligation primitive est considérée comme novée et l'opération est régie par les règles de la vente ou de l'échange, suivant les cas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="462">
                  <ArticleTitle>462.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le débiteur d'un corps certain est libéré en le livrant dans l'état où il se trouve au moment où la livraison doit être faite; sauf ce qui est dit, à l'article 419, des risques dans l'obligation conditionnelle.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la chose a été conservée ou améliorée aux frais du débiteur, ou détériorée par sa faute ou sa négligence, les indemnités sont dues respectivement par les parties, conformément aux Sections II et III du Chapitre Ier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="463">
                  <ArticleTitle>463.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque la dette est d'une somme d'argent, le débiteur peut se libérer en donnant, à son choix, des monnaies d'or ou d'argent ou des papiers-monnaie ayant cours forcé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur ne doit jamais plus ni moins que la somme numérique promise, quels que soient les changements légaux survenus dans la valeur nominale des monnaies ou dans leur composition intrinsèque.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La convention qui dérogerait à l'une des deux règles précédentes est nulle, sauf ce qui est dit au 2e alinéa de l'article 465.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="464">
                  <ArticleTitle>464.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>On peut convenir, au contraire, que la hausse ou la baisse respective des monnaies ou papiers-monnaie, résultant du cours commercial du change, au moment où le payement est exigible, sera compensée entre les parties par le payement de la valeur moyenne, en telle monnaie légale qu'il plaira au débiteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="465">
                  <ArticleTitle>465.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si la somme due a été énoncée en valeur d'or ou d'argent, le débiteur peut toujours se libérer en une autre monnaie légale, mais en subissant seul la perte ou en obtenant seul le profit du change.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Il en est de même si la somme due a été stipulée payable en monnaie d'or ou d'argent.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il a été convenu que le payement sera fait en monnaie étrangère, le débiteur peut se libérer en en fournissant la valeur en monnaie légale de son choix, comme il est dit aux deux dispositions précédentes.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="466">
                  <ArticleTitle>466.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La monnaie de cuivre et de nickel, et les monnaies divisionnaires d'argent ne peuvent être données en payement pour plus que la somme déterminée par les lois spéciales, sauf convention contraire.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="467">
                  <ArticleTitle>467.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les règles particulières au prêt d'argent sont établies à l'article 185 du Livre de l'Acquisition des biens.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="468">
                  <ArticleTitle>468.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si le lieu du payement n'a pas été déterminé, il se fait au domicile du débiteur, sauf ce qui sera dit ultérieurement à l'égard de certains contrats, et sans préjudice des dispositions de l'article 333.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Si la partie au domicile de laquelle le payement doit être fait en a changé sans fraude, le payement se fait au nouveau domicile; mais il est tenu compte à l'autre de la différence du change et des frais supplémentaires de déplacement des personnes ou de transport des choses dues.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les autres frais du payement sont à la charge du débiteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="469">
                  <ArticleTitle>469.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le jour fixé pour le payement est un jour férié légal, le payement ne peut être exigé que le lendemain.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="2">
                <SubsectionTitle>§ II. DE L'IMPUTATION DES PAYEMENTS.</SubsectionTitle>
                <Article Num="470">
                  <ArticleTitle>Art. 470.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Lorsque le débiteur a plusieurs dettes de même nature envers le même créancier et qu'il effectue un payement qui ne peut les éteindre toutes, il peut, au moment du payement, déclarer laquelle il entend acquitter et faire insérer dans la quittance l'imputation ainsi faite.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Cependant, le débiteur ne peut, sans le consentement du créancier, faire l'imputation sur une dette non échue, quand le terme a été établi pour l'avantage de celui-ci, ni sur les capitaux avant les frais et intérêts, ni sur plusieurs dettes partiellement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="471">
                  <ArticleTitle>471.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">A défaut d'imputation valable par le débiteur, le créancier peut faire lui-même librement l'imputation du payement dans la quittance, sauf ce qui est dit par l'article 129 du Livre de l'Acquisition des biens, à l'égard du contrat de société.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le débiteur a accepté la quittance sans protestations ni réserves, il ne peut critiquer l'imputation que s'il y a eu erreur de sa part, ou surprise de la part du créancier.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="472">
                  <ArticleTitle>472.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si l'imputation n'a été faite valablement, ni par le débiteur, ni par le créancier, elle a lieu, de plein droit, comme il suit:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Sur les dettes échues avant celles non échues;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Sur les frais et intérêts avant les capitaux;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si elles sont toutes échues ou toutes non échues, sur celles que le débiteur a le plus d'avantage à acquitter;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si le débiteur n'a pas plus d'avantage à acquitter l'une que l'autre, sur les dettes le plus anciennement échues ou sur celles dont l'échéance est la plus prochaine;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="5">
                      <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Toutes choses égales, l'imputation se fait proportionnellement.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="473">
                  <ArticleTitle>473.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les règles de l'imputation du payement ne s'appliquent pas aux versements faits en compte courant, lesquels sont simplement portés au crédit de celui qui les effectue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="3">
                <SubsectionTitle>§ III. DES OFFRES DE PAYEMENT ET DE LA CONSIGNATION.</SubsectionTitle>
                <Article Num="474">
                  <ArticleTitle>Art. 474.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le créancier ne veut ou ne peut recevoir le payement, le débiteur peut se libérer au moyen des offres et de la consignation, sous les distinctions ci-après:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si la dette est d'une somme d'argent, les offres doivent être accompagnées de la présentation des espèces;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si la chose due est un corps certain et qu'il soit livrable au lieu où il se trouve, le débiteur fait sommation au créancier de procéder à son enlèvement;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si le corps certain est livrable au domicile du créancier ou dans un autre lieu, et qu'il soit d'un transport coûteux, difficile ou dangereux, le débiteur déclare, dans les offres, qu'il est prêt à en effectuer immédiatement la livraison, suivant la convention; il en est de même s'il s'agit de choses de quantité;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>S'il s'agit d'une obligation de faire exigeant la présence ou le concours du créancier, il suffit que le débiteur déclare qu'il est prêt à exécuter son obligation.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="475">
                  <ArticleTitle>475.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les offres ne sont valables que si elles réunissent, en outre, les conditions prescrites ci-dessus pour la validité du payement et si elles sont faites suivant les formes prescrites par une loi spéciale.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="476">
                  <ArticleTitle>476.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les offres valables et faites en temps utile préviennent les déchéances, résolutions ou pénalités établies par la loi ou stipulées par la convention.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Elles empêchent la mise en demeure et, si elle a eu lieu, elles en font cesser les effets pour l'avenir et arrêtent le cours des intérêts moratoires.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="477">
                  <ArticleTitle>477.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le créancier refuse d'accepter les offres, le débiteur peut faire la consignation des sommes à la caisse publique à ce destinée, avec les intérêts compensatoires produits par la dette jusqu'au jour de la consignation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il s'agit d'un corps certain ou d'une chose de quantité, le débiteur demande au tribunal de désigner le lieu où elle sera déposée et d'en nommer un séquestre-gardien.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les formes et les autres conditions de la consignation seront réglées par une loi spéciale.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="478">
                  <ArticleTitle>478.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La consignation valablement faite libère le débiteur et met la chose aux risques du créancier, lors même que le débiteur se serait chargé des cas fortuits.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, tant que le créancier n'a pas accepté la consignation ou qu'elle n'a pas été, à la demande du débiteur, déclarée valable par jugement ayant acquis force de chose jugée, celui-ci peut la retirer; dans ce cas, la libération est réputée non avenue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Après ladite acceptation ou ledit jugement de validité devenu irrévocable, le débiteur peut encore retirer la consignation, avec le consentement du créancier; mais sans préjudicier à la libération des codébiteurs et des cautions, à l'extinction des droits de nantissement et d'hypothèque, ni aux saisies-oppositions faites du chef du créancier sur les choses consignées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
              <Subsection Num="4">
                <SubsectionTitle>§ IV. DU PAYEMENT AVEC SUBROGATION.</SubsectionTitle>
                <Article Num="479">
                  <ArticleTitle>Art. 479.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Le payement fait par un tiers, avec subrogation, libère le débiteur à l'égard du créancier et transporte au tiers la créance elle-même, avec les garanties et les effets qui y sont attachés; sans préjudice de son action de gestion d'affaires ou de mandat, suivant les cas.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La subrogation est conférée par le créancier, par le débiteur ou par la loi, suivant les distinctions ci-après.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="480">
                  <ArticleTitle>480.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La subrogation conférée par le créancier n'est valable que si elle est mentionnée clairement dans la quittance; sans qu'il y ait à distinguer, d'ailleurs, si le tiers est intéressé ou non à payer, ni s'il paye en son propre nom ou au nom du débiteur.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="481">
                  <ArticleTitle>481.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le débiteur peut subroger lui-même aux droits du créancier, sans le consentement de celui-ci, un tiers qui lui prête les sommes ou valeurs nécessaires à l'acquittement de sa dette.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Dans le cas précédent, l'acte d'emprunt en mentionne la destination, et la quittance porte l'origine des valeurs données en payement.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="3">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les actes authentiques ou sous seing privé sont seuls admis comme preuve desdites opérations, à l'égard des tiers.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="4">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Néanmoins, s'il s'est écoulé entre l'emprunt et le payement un intervalle de temps plus long qu'il n'est nécessaire, les tribunaux peuvent déclarer la subrogation non avenue.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="482">
                  <ArticleTitle>482.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La subrogation a lieu de plein droit:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Au profit de celui qui, étant tenu d'une obligation avec d'autres ou pour d'autres, avait intérêt à acquitter ladite obligation ou au profit de celui qui avait intérêt à acquitter l'obligation d'autrui, comme tiers détenteur d'un bien grevé de privilége ou d'hypothèque;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Au profit du créancier qui paye un autre créancier, soit pour prévenir une action hypothécaire, soit pour arrêter une saisie immobilière ou une demande en résolution de contrat;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Au profit de l'héritier apparent et de bonne foi qui paye de ses biens tout ou partie des dettes de la succession.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="483">
                  <ArticleTitle>483.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">La subrogation établie par les trois articles précédents permet au subrogé d'exercer tous les droits et actions, tant réels que personnels, qui appartenaient à l'ancien créancier comme effets ou comme garanties de sa créance, sous les exceptions ci-après:</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                    <Item Num="1">
                      <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si les parties ont limité les droits et actions transmis au subrogé, cette limitation est observée;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="2">
                      <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>La caution n'est subrogée contre le tiers détenteur que si, en payant la dette, elle s'est conformée aux dispositions de l'article 36 du Livre des Garanties.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="3">
                      <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si c'est un tiers détenteur qui a payé la dette, il n'est pas subrogé contre la caution;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="4">
                      <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Dans le même cas de payement par un tiers détenteur, s'il y a d'autres immeubles hypothéqués à la même dette et se trouvant dans les mains d'autres tiers détenteurs, la subrogation de celui qui a payé ne s'exerce contre ces derniers que proportionnellement à la valeur respective des immeubles;</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                    <Item Num="5">
                      <ItemTitle>5°</ItemTitle>
                      <ItemSentence>
                        <Sentence>Si la dette a été payée par l'un des codébiteurs qui étaient garants les uns des autres, celui qui l'a payée n'est subrogé contre chacun des autres que dans la mesure où ceux-ci doivent y contribuer.</Sentence>
                      </ItemSentence>
                    </Item>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="484">
                  <ArticleTitle>484.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le subrogé ne peut exercer les actions du créancier que jusqu'à concurrence des sommes par lui déboursées.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="485">
                  <ArticleTitle>485.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>La subrogation ne doit pas nuire au créancier primitif.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Celui qui a plusieurs créances peut refuser pour l'une d'elles créances le payement avec subrogation qui diminuerait ses sûretés pour d'autres créances.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="486">
                  <ArticleTitle>486.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Si le payement avec subrogation n'a eu lieu que partiellement, le subrogé concourt avec le créancier primitif dans la proportion de ce qu'il a payé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence Function="main" Num="1">Toutefois, le créancier exercerait seul la résolution du contrat, faute de payement intégral, sauf à indemniser le subrogé.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="487">
                  <ArticleTitle>487.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Le créancier désintéressé entièrement par un payement avec subrogation doit remettre au subrogé les titres et gages de la créance.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                  <Paragraph Num="2">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>S'il n'a reçu qu'un payement partiel, il doit communiquer les titres au subrogé, autant que de besoin, et lui permettre de veiller à la conservation du gage.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
                <Article Num="488">
                  <ArticleTitle>488.</ArticleTitle>
                  <Paragraph Num="1">
                    <ParagraphNum/>
                    <ParagraphSentence>
                      <Sentence>Les dispositions des trois §§ précédents, sur les conditions requises pour la validité du payement, sur l'imputation des payements et sur les offres et la consignation, sont applicables au payement avec subrogation.</Sentence>
                    </ParagraphSentence>
                  </Paragraph>
                </Article>
              </Subsection>
            </Section>
            <Section Num="2">
              <SectionTitle>SECTION II. DE LA NOVATION.</SectionTitle>
              <Article Num="489">
                <ArticleTitle>Art. 489.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation, ou changement d'une première obligation en une nouvelle obligation, a lieu:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque les parties conviennent d'un nouvel objet de l'obligation substitué au premier;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque, l'objet dû restant le même, les parties conviennent d'un changement de la cause;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'un nouveau débiteur prend la place de l'ancien;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'un nouveau créancier est substitué au premier.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="490">
                <ArticleTitle>490.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il n'y a pas novation, si les parties ont seulement modifié l'obligation soit par l'addition ou le retranchement d'un terme, d'une condition ou d'une sûreté, soit par le changement du lieu de l'exécution, de la quantité ou de la qualité de la chose due.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il n'y a pas davantage novation dans le règlement d'une dette en effets de commerce, si la cause de la dette y est indiquée, ni dans l'acte récognitif d'une dette antérieure, même en forme exécutoire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="491">
                <ArticleTitle>491.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le créancier ne peut consentir une novation, que s'il est capable de disposer, au moins à titre onéreux, de sa première créance et des sûretés qui la garantissaient.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La même règle s'applique aux administrateurs et mandataires conventionnels, légaux ou judiciaires.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="492">
                <ArticleTitle>492.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'intention de nover ne se présume pas chez le créancier: elle doit résulter clairement de l'acte ou des circonstances.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, lorsqu'il est douteux s'il y a novation ou cumul de deux obligations entre les mêmes parties, le doute l'interprète en faveur du débiteur et dans le sens de la novation, conformément à l'article 360.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="493">
                <ArticleTitle>493.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lorsque la première obligation était sous condition, soit suspensive, soit résolutoire, la novation est présumée affectée de la même condition.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Réciproquement, si la nouvelle obligation est conditionnelle, la novation n'a lieu que si la condition suspensive s'accomplit ou si la condition résolutoire fait défaut;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sauf, dans l'un et l'autre cas, la preuve que les parties ont entendu faire une novation pure et simple.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="494">
                <ArticleTitle>494.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation est nulle et la nouvelle obligation ne se forme pas, si la première n'existait pas légalement, à l'origine, ou avait été éteinte ou annulée par une des causes que la loi autorise.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>De même, la première obligation subsiste, si la nouvelle ne réunit pas les conditions légales d'existence et de validité;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>A moins, dans l'un et l'autre cas, qu'il ne soit prouvé que les parties ont entendu substituer une obligation civile à une obligation naturelle, ou réciproquement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="495">
                <ArticleTitle>495.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le débiteur qui a valablement contracté une nouvelle dette pour en nover une première, sans protestations ni réserves, ne peut plus opposer au créancier les moyens de nullité qui existaient contre la première obligation et dont il avait connaissance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même, s'il s'est engagé envers un nouveau créancier, sur délégation du premier, conformément à l'article suivant.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="496">
                <ArticleTitle>496.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation par changement de débiteur s'opère, soit par délégation du premier débiteur au nouveau, soit par l'intervention spontanée de celui-ci, sans le consentement du premier débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La délégation est parfaite ou imparfaite.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'intervention spontanée d'un tiers constitue une expromission ou une simple adpromission, comme il est expliqué ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="497">
                <ArticleTitle>497.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La délégation n'est parfaite et n'opère novation que si le créancier a manifesté clairement l'intention de décharger le premier débiteur; à défaut de cette intention, la délégation est imparfaite et les deux débiteurs peuvent être poursuivis solidairement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Au cas d'intervention spontanée d'un tiers, si le créancier a déchargé le premier débiteur, il y a novation par expromission; dans le cas contraire, il y a simple adpromission et le créancier acquiert un second débiteur pour le tout, mais sans solidarité.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="498">
                <ArticleTitle>498.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Dans les cas de délégation parfaite et d'expromission, si le nouveau débiteur ne peut acquitter la dette, le créancier n'a de recours en garantie contre l'ancien que si le nouveau débiteur était déjà insolvable au moment de la délégation ou de l'expromission et à l'insu du créancier; sans préjudice des conventions particulières qui peuvent étendre ou restreindre cette garantie.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="499">
                <ArticleTitle>499.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation par changement de créancier n'a lieu que du consentement tant du débiteur que de l'ancien et du nouveau créancier.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="500">
                <ArticleTitle>500.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lorsqu'un débiteur est délégué par son créancier, soit gratuitement, soit en acquit d'une dette du délégant, avec réserve des sûretés réelles qui garantissaient la créance primitive, comme il est prévu à l'article 503, le délégataire n'est saisi de ladite créance à l'égard des tiers que sous les conditions prescrites à l'article 347 pour la cession de créance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="501">
                <ArticleTitle>501.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation faite entre le créancier et l'un des débiteurs solidaires ou l'un des codébiteurs d'une dette indivisible libère les autres débiteurs et les cautions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Mais, si le créancier a mis comme condition à la novation l'accession des codébiteurs et des cautions à la nouvelle dette et que les uns ou les autres s'y refusent, la novation est non avenue.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La novation faite avec un des créanciers solidaires ne libère le débiteur que de la part de ce créancier. Si la novation a eu lieu avec l'un des créanciers d'une dette indivisible par sa nature, les autres créanciers ont droit de poursuite pour le tout, à charge de l'indemnité prescrite à l'article 445.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="502">
                <ArticleTitle>502.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La novation faite avec une caution est présumée porter sur le cautionnement et non sur la dette principale, si l'intention contraire des parties n'est prouvée: elle ne libère ni les débiteurs principaux ni les autres cautions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="503">
                <ArticleTitle>503.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Les sûretés réelles qui garantissaient la première créance ne passent pas à la nouvelle, à moins que le créancier ne les ait réservées.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Cette réserve peut s'appliquer tant aux biens grevés qui sont restés dans les mains des codébiteurs et des cautions qu'à ceux qui se trouvent dans les mains de tiers détenteurs.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le consentement à cette réserve n'est nécessaire que de la part de celui avec lequel la novation est faite.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans tous les cas, les biens ne restent grevés que dans la mesure de la première obligation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="3">
              <SectionTitle>SECTION III. DE LA REMISE CONVENTIONNELLE.</SectionTitle>
              <Article Num="504">
                <ArticleTitle>Art. 504.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise conventionnelle de la dette, pour tout ou partie, peut avoir lieu à titre onéreux ou à titre gratuit.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans le premier cas, elle constitue, suivant les circonstances, une dation en payement, une novation, une transaction ou une résolution; dans le second cas, elle constitue une donation, sans toutefois être soumise à aucune solennité particulière.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise partielle, accordée au débiteur failli par le concordat, est réglée par le Code de Commerce.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="505">
                <ArticleTitle>505.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La remise de la dette peut être expresse ou tacite; mais elle ne se présume pas, si ce n'est dans les cas spécialement prévus par la loi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="506">
                <ArticleTitle>506.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise de la dette faite au débiteur principal libère les cautions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Celle faite à l'un des débiteurs solidaires libère les autres, à moins que le créancier n'ait réservé ses droits contre ceux-ci; dans ce cas même, la réserve ne vaut que sous la déduction de la part de celui auquel la remise a été faite.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même de la remise faite à l'un des débiteurs d'une dette indivisible; toutefois, si la dette est indivisible par sa nature et que le créancier ait réservé ses droits contre les autres débiteurs, il les exercera pour le tout, en tenant compte de la part du gratifié.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="507">
                <ArticleTitle>507.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise de la dette faite à une caution libère les débiteurs principaux et les autres cautions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="508">
                <ArticleTitle>508.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le codébiteur et la caution auxquels la remise de la dette a été faite ont recours contre les codébiteurs ou les cofidéjusseurs pour la valeur de ce qu'ils ont effectivement fourni pour obtenir du créancier la décharge commune.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="509">
                <ArticleTitle>509.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La simple remise de la solidarité ou de l'indivisibilité conventionnelle faite à l'un des débiteurs l'affranchit de la part des autres et affranchit les autres de la sienne.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">S'il y a remise de l'indivisibilité naturelle, le créancier conserve le droit de demander le tout à chacun des débiteurs mais en lui tenant compte, en valeur, de la part du gratifié.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Il peut aussi demander le tout au gratifié, en lui tenant compte de la part des autres.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="510">
                <ArticleTitle>510.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le créancier est présumé avoir entendu remettre la solidarité ou l'indivisibilité conventionnelle à l'un des débiteurs dans les cas suivants:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>S'il a reçu de l'un d'eux une somme ou valeur déclarée être la part de celui-ci dans la dette, sans réserver ses droits de garantie;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>S'il a formé contre l'un d'eux une demande en justice qualifiée “pour sa part,” sans réserve de sa garantie, et que celui-ci ait acquiescé à la demande ou ait été condamné à payer;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>S'il a reçu de l'un des débiteurs le payement de sa part dans les intérêts ou arrérages de la dette, pendant dix ans consécutifs et sans réserves.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="511">
                <ArticleTitle>511.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise du cautionnement seul, faite à une caution, ne libère pas le débiteur principal et ne libère les autres cautions que de la part de celle à laquelle le cautionnement a été remis; sauf le cas où les cautions sont solidaires entre elles, auquel cas toutes les cautions sont libérées, si le créancier n'a pas réservé son droit contre les autres, comme il est dit à l'article 506, 2e alinéa.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="512">
                <ArticleTitle>512.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La renonciation du créancier au nantissement ou à l'hypothèque ne diminue pas la créance elle-même; mais elle autorise les cautions et les codébiteurs solidaires à demander contre lui leur décharge du cautionnement ou de la solidarité, conformément aux articles 45 et 72 du Livre des Garanties, pour avoir empêché leur subrogation à ces garanties.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="513">
                <ArticleTitle>513.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le sacrifice fait en faveur du créancier par un codébiteur ou une caution pour obtenir la simple remise de la solidarité, de l'indivisibilité ou du cautionnement ne diminue pas la dette et ne peut être l'objet d'aucun recours contre les autres co-obligés.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="514">
                <ArticleTitle>514.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La seule remise de l'obligation de livrer ou de restituer un corps certain n'entraîne pas rétrocession ou cession au profit du débiteur et laisse subsister le droit de revendication du propriétaire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="515">
                <ArticleTitle>515.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise, soit de la dette même, soit de la solidarité seulement, faite par l'un des créanciers solidaires, n'est opposable aux autres que pour la part de celui-ci dans la créance.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'obligation est indivisible par sa nature, la remise faite par l'un des créanciers ne peut nuire aux autres, lesquels exerceront la créance entière, conformément aux articles 445 et 506.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="516">
                <ArticleTitle>516.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Le créancier est présumé avoir fait remise de la dette, lorsqu'il a livré volontairement au débiteur l'acte original portant son engagement, même sans y ajouter aucune mention libératoire; sauf le droit pour le créancier de prouver qu'il a eu une intention différente.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">La tradition volontaire de l'expédition d'un acte notarié ou d'un jugement, même revêtue de la formule exécutoire, ne suffit pas à faire présumer la remise de la dette; sauf aux tribunaux à l'induire des circonstances.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Au surplus, la détention desdits actes par le débiteur en fait présumer, jusqu'à preuve contraire, la tradition volontaire de la part du créancier.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="517">
                <ArticleTitle>517.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La destruction, lacération ou cancellation volontaire par le créancier, soit du titre entier, soit de la signature du débiteur ou de toute autre partie essentielle du titre, fait présumer la remise de la dette, au même degré que la tradition volontaire, sous les distinctions portées à l'article précédent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Ladite destruction, lacération ou cancellation est présumée, jusqu'à preuve contraire, faite par le créancier ou de son consentement, si l'acte était alors en sa possession.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="518">
                <ArticleTitle>518.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La remise de la dette, expresse ou tacite, prouvée directement ou présumée légalement, est présumée, jusqu'à preuve contraire, faite à titre onéreux.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, si la remise a eu lieu entre personnes respectivement incapables de se donner ou de recevoir l'une de l'autre, la preuve directe que la remise a été faite à titre onéreux devra être fournie.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="4">
              <SectionTitle>SECTION IV. DE LA COMPENSATION.</SectionTitle>
              <Article Num="519">
                <ArticleTitle>Art. 519.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lorsque deux personnes sont créancière et débitrice l'une de l'autre, il y a lieu à la compensation légale, facultative ou judiciaire, sous les conditions et distinctions ci-après.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation éteint les deux dettes jusqu'à concurrence de la plus faible.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="520">
                <ArticleTitle>520.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation légale s'opère de plein droit, même à l'insu des parties, lorsque les deux dettes sont principales, fongibles entre elles, liquides, exigibles, et lorsque d'ailleurs la compensation n'est pas prohibée par une disposition de la loi ou par la volonté expresse ou tacite des parties.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="521">
                <ArticleTitle>521.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le débiteur principal ne peut opposer la compensation de ce que le créancier doit à la caution; mais la caution poursuivie peut opposer au créancier la compensation, tant de ce qu'il doit au débiteur principal que de ce qu'il lui doit à elle-même.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le débiteur solidaire ne peut opposer la compensation de ce que le créancier doit à son codébiteur que pour la part de ce dernier dans la dette; mais, de son propre chef, il peut l'opposer pour le tout, s'il y a lieu.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il y a plusieurs créanciers solidaires, le débiteur peut opposer au poursuivant la compensation de tout ce qui lui est dû par l'un quelconque des créanciers.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'obligation est indivisible volontairement, soit entre les débiteurs, soit entre les créanciers, la compensation est admise de la même manière que dans la solidarité, soit passive, soit active; si elle est indivisible par sa nature, l'article 445 est applicable.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="522">
                <ArticleTitle>522.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les prestations périodiques dues par l'une des parties à l'autre, de denrées cotées au marché public local, peuvent se compenser avec des sommes d'argent dues par l'autre partie.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="523">
                <ArticleTitle>523.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les dettes sont liquides, lorsque leur existence, leur nature et leur quotité sont certaines, lors même qu'elles seraient contestées de bonne foi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="524">
                <ArticleTitle>524.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le terme de grâce accordé par le tribunal ne fait pas obstacle à la compensation; il en est de même du terme accordé gratuitement par le créancier, sur la demande du débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Si l'une des deux dettes est sous condition résolutoire, la compensation a lieu, sauf la résolution éventuelle.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="525">
                <ArticleTitle>525.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Si les deux dettes ne sont pas payables au même lieu ou dans la même monnaie, la compensation n'en a pas moins lieu, sauf à tenir compte, dans le premier cas, des frais de transport des espèces ou du prix du change de places, et, dans le second cas, du change des monnaies.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="526">
                <ArticleTitle>526.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation légale n'a pas lieu:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'une des dettes a pour cause une appropriation injuste du bien d'autrui;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsqu'il s'agit de la restitution d'un dépôt qui autorise la consommation;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'une des créances a pour objet une valeur insaisissable;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>Lorsque l'une ou l'autre des parties a renoncé d'avance au bénéfice de la compensation, ou lorsque le but qu'elle se proposait, en devenant créancière, ne serait pas atteint avec la compensation.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="527">
                <ArticleTitle>527.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La simple signification d'une créance, faite au débiteur cédé, ne lui enlève pas le droit d'opposer au cessionnaire les causes antérieures de compensation légale qu'il eût pu opposer au cédant.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le cédé accepte la cession, sans réserver ses droits à la compensation légale déjà acquise contre le cédant, il ne peut plus s'en prévaloir contre le cessionnaire;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sauf, dans les deux cas, le droit de se faire rembourser par le cédant les sommes ou valeurs dont il n'a pu opposer la compensation.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="528">
                <ArticleTitle>528.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Celui entre les mains duquel est pratiquée une saisie-arrêt ne peut opposer au saisissant la compensation des créances qu'il acquerrait postérieurement contre le débiteur saisi.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il ne peut même opposer les causes antérieures de compensation que s'il les a déclarées dans les formes et délais fixés au Code de Procédure civile;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans l'un et l'autre cas, celui entre les mains duquel est pratiquée une saisie-arrêt a le droit de se faire colloquer, pour être payé de sa créance, concurremment avec le saisissant, sur les sommes ou valeurs saisies sur lui-même.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="529">
                <ArticleTitle>529.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Celui qui a payé une dette déjà éteinte par compensation ne peut plus exercer que la répétition de l'indû; sauf ce qui est dit à l'article suivant.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="530">
                <ArticleTitle>530.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Dans les cas prévus aux trois articles précédents, celui qui a reconnu, au profit du cessionnaire ou du saisissant, ou qui a payé à son créancier lui-même la dette déjà éteinte par compensation, ne peut plus se prévaloir des cautionnements, des priviléges ou hypothèques qui garantissaient son ancienne créance, à moins qu'il ne prouve avoir eu une juste cause d'ignorer la compensation acquise, auquel cas, la créance primitive lui est restituée, avec ses sûretés et ses autres caractères.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="531">
                <ArticleTitle>531.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation facultative peut être opposée par celle des parties en faveur de laquelle la loi refuse la compensation légale; dans tous les cas, la compensation peut être conventionnelle, si tous les intéressés y consentent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation facultative ne rétroagit pas.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="532">
                <ArticleTitle>532.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation judiciaire s'obtient au moyen d'une demande reconventionnelle du défendeur tendant à faire reconnaître ou liquider une créance à son profit contre le demandeur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans ce cas, les tribunaux peuvent ou statuer d'abord sur l'action principale, ou statuer conjointement sur les deux actions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La compensation judiciaire rétroagit au jour où elle a été opposée.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="533">
                <ArticleTitle>533.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'une des parties a envers l'autre plusieurs dettes sujettes à compensation légale ou judiciaire, l'ordre dans lequel ces dettes se compensent est celui de l'imputation légale des payements, tel qu'il est réglé par l'article 472.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la compensation est facultative ou conventionnelle, l'imputation suit les règles portées aux articles 470 et 471, ou le commun accord des parties.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="5">
              <SectionTitle>SECTION V. DE LA CONFUSION.</SectionTitle>
              <Article Num="534">
                <ArticleTitle>Art. 534.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'obligation s'éteint par confusion lorsque les qualités de créancier et de débiteur de la même obligation se trouvent réunies dans la même personne, par succession ou autrement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si ladite confusion se trouve résolue, rescindée ou révoquée, pour une cause légale antérieure, l'obligation est considérée comme n'ayant pas été éteinte.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="535">
                <ArticleTitle>535.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le créancier succède à l'un des débiteurs solidaires, ou réciproquement, la dette solidaire n'est éteinte que pour la part de ce débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La confusion n'a lieu également que pour une part, si la confusion s'opère entre l'un des créanciers solidaires et le débiteur.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="536">
                <ArticleTitle>536.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si l'obligation est indivisible par sa nature, la confusion entre l'un des créanciers et l'un des débiteurs laisse subsister l'obligation en entier, au profit ou à la charge des autres; mais celui en la personne duquel la confusion a eu lieu ne peut poursuivre ou être poursuivi pour le tout qu'en fournissant ou en recevant l'indemnité d'une part, conformément à l'article 445.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="537">
                <ArticleTitle>537.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il y a réunion en une même personne de qualités de deux créanciers ou de deux débiteurs solidaires, il n'y a aucune extinction de droit ou d'obligation, et celui en la personne duquel la réunion s'est opérée peut agir ou être poursuivi pour le tout, tant en son propre nom qu'au nom et du chef de celui auquel il a succédé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même d'une obligation indivisible activement ou passivement.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="538">
                <ArticleTitle>538.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la caution succède au créancier, ou réciproquement, le cautionnement est éteint avec tous ses accessoires.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si le débiteur succède à la caution, ou réciproquement, le créancier conserve son action tant contre le débiteur principal que contre les cofidéjusseurs et contre les garants de la caution; de même, les nantissements et hypothèques attachés au cautionnement subsistent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="6">
              <SectionTitle>SECTION VI. DE L'IMPOSSIBILITÉ D'EXÉCUTER.</SectionTitle>
              <Article Num="539">
                <ArticleTitle>Art. 539.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'obligation est éteinte lorsqu'elle a pour objet la livraison d'un corps certain et que, sans la faute du débiteur et avant qu'il soit en demeure, l'objet vient à périr, à être perdu ou retiré du commerce; il en est de même si l'obligation a pour objet certaines choses à prendre dans un ensemble de choses déterminées et que la livraison d'aucune soit devenue impossible.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>L'obligation de faire ou de ne pas faire est éteinte également lorsque l'exécution en est devenue impossible, dans les mêmes conditions.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="540">
                <ArticleTitle>540.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le débiteur n'est pas libéré par les causes qui précèdent, s'il a pris à ses risques et périls les cas fortuits et la force majeure, ou s'il est constitué en demeure, en vertu des articles 336 et 384.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="541">
                <ArticleTitle>541.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le débiteur est tenu de prouver le cas fortuit ou la force majeure qu'il invoque.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il allègue pour sa libération, en vertu de l'article 335, 2e alinéa, que la chose aurait également péri chez le créancier, il doit en faire la preuve.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="542">
                <ArticleTitle>542.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lorsque le débiteur est libéré par l'impossibilité d'exécuter, il n'a droit à la contre-valeur qui lui avait été promise que dans la mesure des sacrifices qu'il avait déjà pu faire en vue de l'exécution.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="543">
                <ArticleTitle>543.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Dans le cas de perte totale ou partielle, s'il en résulte quelque action en réparation contre un tiers, le créancier peut réclamer ce qui reste de la chose ou et exercer ladite action.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="7">
              <SectionTitle>SECTION VII. DE LA RESCISION.</SectionTitle>
              <Article Num="544">
                <ArticleTitle>Art. 544.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les obligations contractées par les incapables ou par personnes dont le consentement a été donné par erreur, extorqué par violence ou surpris par le dol, peuvent être rescindées en justice pendant cinq ans, soit sur leur demande ou sur celle de leur représentant, soit sur l'exception par eux opposée à l'action pour l'exécution.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="545">
                <ArticleTitle>545.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le délai de cette prescription est suspendu: dans le cas de violence, jusqu'à ce qu'elle ait cessé; dans le cas d'erreur, jusqu'à ce qu'elle ait été reconnue; dans le cas de dol, jusqu'à ce qu'il ait été découvert; dans le cas d'incapacité, jusqu'à ce qu'elle ait cessé;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, s'il s'agit de conventions passées avec un interdit pour démence ou avec un aliéné, la prescription ne commence à courir qu'après que l'acte qu'ils ont consenti leur a été notifié en substance ou est parvenu à leur connaissance, depuis qu'ils ont recouvré la capacité.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>A l'égard des condamnés interdits, l'action et l'exception de rescision ne se prescrivent, tant pour eux que contre eux, qu'à partir de l'expiration de leur peine.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="4">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les causes ordinaires de suspension et d'interruption de la prescription libératoire sont, en outre, applicables à la présente prescription.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="546">
                <ArticleTitle>546.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Si la personne à laquelle appartenait l'action en rescision est décédée avant l'expiration du susdit délai, l'action passe à ses héritiers.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Elle se prescrit, à l'égard de ceux-ci, à partir de l'ouverture de leur droit, si le délai n'avait pas encore commencé à courir contre le défunt et, dans le cas contraire, par le reste du temps non encore écoulé, sans préjudice de la suspension portée à l'article 129 du Livre des Preuves.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="547">
                <ArticleTitle>547.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les conventions et actes faits par le tuteur, relativement aux biens du mineur ou de l'interdit, peuvent être rescindés si les formes et conditions prescrites par la loi dans l'intérêt de l'incapable n'ont pas été observées.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même des actes faits par le mineur, émancipé ou non, et par le quasi-interdit sans avoir observé les formes et conditions établies en leur faveur et par l'interdit dans tous les cas;</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Sans préjudice des actions en rescision accordées aux personnes capables.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="548">
                <ArticleTitle>548.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>A l'égard des conventions ou actes pour lesquels aucune forme ou condition particulière n'est requise, s'ils ont été consentis par le mineur seul, l'action en rescision n'est recevable que s'il y a eu pour lui une lésion.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Pareillement, les actes de même nature passés par le mineur émancipé et par le quasi-interdit sans l'assistance de leur curateur, lorsqu'elle était seule requise par la loi, ne sont attaquables par l'action en rescision que pour lésion.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La lésion s'apprécie au moment de l'acte: il n'est pas tenu compte de celle qui résulte d'un événement casuel.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="549">
                <ArticleTitle>549.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La simple déclaration de majorité faite par le mineur ne fait pas obstacle à son action en rescision pour incapacité ou pour lésion, s'il n'a pas d'ailleurs usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire à sa majorité.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Il en est de même pour les fausses déclarations des autres incapables.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="550">
                <ArticleTitle>550.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les mineurs émancipés autorisés à faire le commerce ou à exercer une industrie sont réputés majeurs pour les actes relatifs à l'exercice de leur profession.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Toutefois, ils ne peuvent aliéner leurs immeubles que conformément au droit commun.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="551">
                <ArticleTitle>551.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les actes de la femme mariée ne peuvent être rescindés, sur sa demande ou sur celle du mari, que dans les cas déterminés par la loi, au sujet des Droits et Devoirs respectifs des Époux.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="552">
                <ArticleTitle>552.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Le majeur qui a obtenu la rescision d'un acte, pour vice de consentement, est tenu de restituer tout ce qu'il a reçu par suite dudit acte.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il s'agit d'un incapable, il n'est tenu de restituer que ce dont il se trouve encore enrichi par suite de l'acte rescindé.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="3">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Lesdites actions en restitution ne s'éteignent que par la prescription ordinaire.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="553">
                <ArticleTitle>553.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les aliénations d'immeubles sujettes à rescision pour vice provenant de l'incapacité, de l'erreur ou de la violence peuvent être rescindés contre les tiers acquéreurs, sous les distinctions et conditions portées aux articles 352 et 353.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="554">
                <ArticleTitle>554.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Indépendamment de la prescription établie par les articles 544 à 546, l'action en rescision ne peut plus être exercée lorsque la partie interessée a confirmé la convention annulable, soit expressément, soit tacitement, après le moment à partir duquel la prescription a commencé, conformément à l'article 545.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="555">
                <ArticleTitle>555.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La confirmation expresse résulte d'un acte formel relatant la substance de la convention rescindable, indiquant la cause de la rescision dont elle est entachée et déclarant la volonté de renoncer à la demande en rescision.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>S'il y a plusieurs causes de rescision, la confirmation expresse ne produit d'effet qu'à l'égard de celle qui a été spécialement relatée dans l'acte.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="556">
                <ArticleTitle>556.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La confirmation tacite résulte:</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                  <Item Num="1">
                    <ItemTitle>1°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>De l'exécution volontaire, soit totale, soit partielle, de la convention;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="2">
                    <ItemTitle>2°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>De l'exécution forcée, sans protestations ni réserves;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="3">
                    <ItemTitle>3°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>De la novation;</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                  <Item Num="4">
                    <ItemTitle>4°</ItemTitle>
                    <ItemSentence>
                      <Sentence>De la dation volontaire d'une garantie réelle ou personnelle.</Sentence>
                    </ItemSentence>
                  </Item>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Elle résulte encore, pour le créancier, de la demande en justice à fin d'exécution et de l'aliénation volontaire de tout ou partie des choses acquises par une convention rescindable.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="557">
                <ArticleTitle>557.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La confirmation ne peut nuire aux ayant-cause particuliers de celui auquel appartenait l'action en rescision.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="558">
                <ArticleTitle>558.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Les actes nuls dès l'origine ne peuvent être confirmés; sauf ce qui est dit, à l'article 565.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
              <Article Num="559">
                <ArticleTitle>559.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">L'action ayant pour objet le redressement d'une erreur de calcul, de nom, de date ou de lieu est imprescriptible; sans préjudice de la prescription des droits qui en dépendent.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="8">
              <SectionTitle>SECTION VIII. DE LA RÉVOCATION.</SectionTitle>
              <Article Num="560">
                <ArticleTitle>Art. 560.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La révocation des engagements contractés en fraude des créanciers et la prescription de l'action révocatoire sont réglées aux articles340 à 344.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>La révocation spéciale établie en faveur du donateur et de ses héritiers suit les règles relatives aux Donations.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
            <Section Num="9">
              <SectionTitle>SECTION IX. DE LA RÉSOLUTION.</SectionTitle>
              <Article Num="561">
                <ArticleTitle>561.</ArticleTitle>
                <Paragraph Num="1">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence>Les obligations s'éteignent par la résolution ou résiliation, stipulée expressément ou obtenue en justice, conformément aux articles 409, 421 et 422.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
                <Paragraph Num="2">
                  <ParagraphNum/>
                  <ParagraphSentence>
                    <Sentence Function="main" Num="1">Lorsque la résolution doit être demandée en justice, l'action résolutoire ne se prescrit que par le laps de temps de la prescription ordinaire, sauf le cas où la loi fixe un délai plus court.</Sentence>
                  </ParagraphSentence>
                </Paragraph>
              </Article>
            </Section>
          </Chapter>
          <Chapter Num="4">
            <ChapterTitle>CHAPITRE IV. DES OBLIGATIONS NATURELLES.</ChapterTitle>
            <Article Num="562">
              <ArticleTitle>Art. 562.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>L'exécution des obligations naturelles ne peut être exigée ni par voie d'action, ni par l'exception de compensation: elle doit être volontaire de la part du débiteur et est laissée à sa conscience.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="563">
              <ArticleTitle>563.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Ce qui a été volontairement payé par le débiteur ne peut être répété comme indûment payé.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Il n'est pas nécessaire que la cause du payement ait été exprimée, pourvu que la preuve de l'intention d'acquitter une dette naturelle résulte des circonstances.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="564">
              <ArticleTitle>564.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>L'obligation naturelle peut être l'objet d'une reconnaissance du débiteur, d'une novation ou de la dation d'un gage ou d'une hypothèque.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Dans ces divers cas, l'obligation naturelle reconnue produit les effets civils ordinaires.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="565">
              <ArticleTitle>565.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>L'obligation naturelle peut résulter d'une convention nulle à l'origine, pour erreur excluant le consentement civil, pour défaut ou insuffisance de détermination de l'objet ou pour défaut des formes solennelles requises.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Toutefois, s'il s'agit d'une donation nulle pour défaut de formes, il ne peut y avoir exécution ou reconnaissance d'une obligation naturelle par le donateur lui-même, mais seulement par ses héritiers ou ayant-cause.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="3">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La présente disposition est applicable aux héritiers de celui qui a laissé un testament nul en la forme.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="566">
              <ArticleTitle>566.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La convention nulle pour défaut de cause ou pour cause illicite ne peut produire d'obligation naturelle; il en est de même de la convention ayant pour objet des choses sur lesquelles il est défendu de contracter, par raison d'ordre public.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="567">
              <ArticleTitle>567.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La nullité prononcée par les articles 322 et 323, à l'égard de la promesse du fait d'autrui et de la stipulation dans l'intérêt d'un tiers, ne met pas obstacle à la formation d'une obligation naturelle de la part du promettant.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="568">
              <ArticleTitle>568.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>En dehors des cas où le débiteur peut être civilement tenu à raison d'un enrichissement indû, d'un dommage injuste ou des dispositions de la loi, il peut valablement se reconnaître tenu, à ce titre, d'une obligation naturelle.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="569">
              <ArticleTitle>569.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Une obligation naturelle peut subsister après que l'annulation, la révocation ou la résolution d'une obligation civile a été prononcée en justice.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
              <Paragraph Num="2">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Il en est de même après qu'une obligation civile a été éteinte par un autre mode légal d'extinction.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="570">
              <ArticleTitle>570.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Celui qui a invoqué le bénéfice de la prescription libératoire ou acquisitive, en faveur duquel existe un jugement passé en force de chose jugée, ou qui pourrait invoquer toute autre présomption ou preuve, peut encore se reconnaître obligé naturellement.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="571">
              <ArticleTitle>571.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>La cession civile d'une créance naturelle n'est admise que de la part du créancier d'un failli et pour les sommes seulement dont il a été fait remise à celui-ci par un concordat.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
              </Paragraph>
            </Article>
            <Article Num="572">
              <ArticleTitle>572.</ArticleTitle>
              <Paragraph Num="1">
                <ParagraphNum/>
                <ParagraphSentence>
                  <Sentence>Les parties peuvent, par un compromis, soumettre à la décision des arbitres l'existence ou l'étendue d'une obligation naturelle, avant même qu'il y en ait eu exécution ou reconnaissance volontaire; dans ce cas, la sentence arbitrale déclarant l'obligation naturelle est civilement obligatoire.</Sentence>
                </ParagraphSentence>
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